On l’attendait depuis longtemps, et Amélie Mauresmo, la Française numéro 16 mondiale n’a pas déçu les nombreux supporters venus l’applaudir pour son premier match au Liban. Malgré quelques fautes inhabituelles dues à sa trop longue absence, Mauresmo n’a fait qu’une bouchée de la pauvre Suissesse Caroline Bodar, battue 6/0, 6/1. La seule déception que nous a réservée Mauresmo, c’est que nous aurions aimé la voir plus longtemps sur le court. Mais franchement supérieure à son adversaire, elle n’a pas traîné sur le terrain de l’ATCL. Il faut dire que chauffé à blanc par un soleil impitoyable, le court numéro 1 était tout ce qu’il y a de plus infréquentable. La journée avait commencé à 15h30 par un autre duel déséquilibré entre le Portugais Joao Cunha Silva et l’Italien Roberto Tarpani. Comme plus de 500 places séparaient, au classement ATP, le premier nommé du second, il ne fallait pas s’attendre à un clash de titans et il n’y en eut pas d’ailleurs. Rapidement, Cunha Silva prenait les devants et menait 3-0 dans la première manche. Tarpani, victorieux la veille du Libanais Karim Alayli en 32e de finale 6/1, 6/1, eut bien une réaction d’orgueil mais ceci ne l’empêcha pas de céder le premier set 6/3. Dès lors, il n’y eut plus qu’un seul joueur sur le court, Cunha Silva qui ne laissait plus à son adversaire l’occasion de montrer ce qu’il savait faire. Le public, qui commençait à remplir les gradins en vue du match de Mauresmo n’insistait pas et encourageait le Portugais lequel ne se fit pas prier pour achever Tarpani 6/0 dans la deuxième manche. En un peu plus d’une heure, les deux hommes en avaient déjà fini avec leur 16e de finale et Amélie Mauresmo pouvait fouler la terre battue de Kaslik sous les applaudissements d’un public enfin nombreux. Caroline Bodart, qui avait disposé la veille de la Libanaise Diala Ammar 6/1, 6/1, se présentait en victime expiatoire. Avec une «nouvelle» cheville, Mauresmo ne tardait pas à se mettre en jambes. Bodart s’accrochait dans un premier jeu «marathon» qui dura 7 minutes mais devait rapidement se résoudre à l’évidence. Débordée de toutes parts par le revers à deux mains de la Française et par un coup droit dévastateur, Bodart encaissait les gifles avec le sourire et cédait le premier set 6/0. Le public, impressionné, mais manifestement pas satisfait de devoir se contenter d’un match de moins d’une heure, encourageait alors la Suissesse qui parvenait à sauver l’honneur en empochant le premier jeu de la seconde manche. Pour Mauresmo, ce «relâchement» était une simple courtoisie et elle profitait de la pause pour repartir de plus belle. Elle enfilait six jeux de suite sans forcer son talent donnant rendez-vous au public pour demain jeudi pour un quart de finale qu’on souhaiterait plus captivant et moins expéditif. «La terre battue ici est quand même plus rapide que ce que je connais en Europe, a déclaré la championne après son «galop d’entraînement»; c’est un bonne préparation pour ma tournée américaine. Je retrouve mes sensations et ma cheville paraît solide» a conclu la Française avant de sortir sous les encouragements du public. Aussitôt après la rencontre Mauresmo / Bodart, et dans la relative fraîcheur de la fin d’après-midi, Andrei Chesnokov revenait pour la deuxième fois de la semaine sur le court numéro 1. Ayant remporté facilement son premier simple 6/4, 6/3 face au Belge Sébastien Le Clou, le Russe, ex-numéro 9 mondial, ne s’attendait pas à une partie de plaisir face au Tchèque Kurdnac. Son impression s’est confirmé puisque son adversaire, accrocheur, devait batailler ferme et faire même le break avant de se faire rejoindre et de céder la première manche 6/4. Le Russe connaissait un second set encore plus éprouvant, concédant plusieurs fois son service et se vit même mener 5-3 avec la mise en jeu de Kurdnac à suivre. Chesnokov devait revenir admirablement dans le match et s’imposer 7/5 dans la deuxième manche. Il retrouvera éventuellement le Libanais Hicham Zaatini en huitième de finale, si celui-ci venait à remporter son match aujourd’hui.
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