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Actualités - Chronologie

20 juillet 1974 : l'opération "Attila"

Le 20 juillet 1974, le Premier ministre turc Bulent Ecevit lançait une vaste opération militaire baptisée Attila dans le nord de l’île de Chypre. La Turquie, puissance garante – avec la Grande-Bretagne et la Grèce – du statut de Chypre depuis son indépendance en 1960, entendait ainsi répondre au coup d’État orchestré par le régime des colonels alors au pouvoir à Athènes, contre le président chypriote, Mgr Makarios, renversé le 15 juillet. L’aviation bombarde le port de Kyrenia (à 67km au large des côtes de la Turquie), des troupes sont parachutées près de l’aéroport de Nicosie et des chars amphibies atteignent les côtes nord de Chypre. En trois jours, les troupes d’Ankara prennent possession de plus de 27 % de l’île. Devant le désastre, la junte militaire tombe à Athènes, entraînant dans sa chute les responsables du coup d’État à Chypre. Malgré l’intervention de l’Onu qui réclame son retrait, l’armée turque poursuit son avance et prend, le 15 août, la région de Famagouste (est), dont 60 000 habitants chypriotes-grecs ont fui le pilonnage aérien. Au lendemain de cette vaste opération qui permet aux Turcs de contrôler 37 % du territoire de Chypre, cette île stratégique de l’est de la Méditerranée est soumise à une partition de fait. Au nord, près de 204 000 Chypriotes-Turcs vivent, dont près de la moitié sont venus du continent depuis 1974. Une République turque de Chypre du Nord est proclamée en 1983 mais n’est reconnue que par Ankara. Au Sud, 665 000 Chypriotes-Grecs habitent en République de Chypre, la seule reconnue internationalement.
Le 20 juillet 1974, le Premier ministre turc Bulent Ecevit lançait une vaste opération militaire baptisée Attila dans le nord de l’île de Chypre. La Turquie, puissance garante – avec la Grande-Bretagne et la Grèce – du statut de Chypre depuis son indépendance en 1960, entendait ainsi répondre au coup d’État orchestré par le régime des colonels alors au pouvoir à Athènes, contre le président chypriote, Mgr Makarios, renversé le 15 juillet. L’aviation bombarde le port de Kyrenia (à 67km au large des côtes de la Turquie), des troupes sont parachutées près de l’aéroport de Nicosie et des chars amphibies atteignent les côtes nord de Chypre. En trois jours, les troupes d’Ankara prennent possession de plus de 27 % de l’île. Devant le désastre, la junte militaire tombe à Athènes, entraînant dans sa chute...