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Actualités - Chronologie

COUPLE DAVIS À nouveau capitaine , nouvel état d'esprit

Bien que le groupe France préfère s’en défendre, l’arrivée de Guy Forget à la tête de l’équipe nationale de tennis a apporté un état d’esprit différent de celui qui régnait du temps de Yannick Noah, son célèbre prédécesseur. La même ritournelle revient dans tous les commentaires : les deux hommes ont de toute évidence des personnalités différentes, pour le reste, rien n’a changé. Cédric Pioline, – magistral à Pau contre le Brésil, comme à Nîmes contre les Pays-Bas –, a tout de même accepté dimanche soir d’aller un peu plus loin que le propos de circonstance, en déclarant : «Guy connaît aussi bien le jeu et a eu l’intelligence de faire avec ses moyens, pas de chercher à copier Yannick». Forget reconnaît que, pour l’instant, la baraka qui sourit en permanence à son aîné a accompagné ses débuts comme capitaine : «J’ai beaucoup de chance. Notamment parce que j’ai récupéré un Cédric Pioline en grande forme pour mes deux premiers matches. Et parce que les Brésiliens nous ont rendu un fier service en éliminant les Espagnols chez eux au premier tour». Parlant volontiers de respect et de solidarité, il affirme lui aussi que tout est pareil. Dans les vestiaires, avant les matches. Dans les explosions de joie, après la victoire. Il ne faut pourtant pas le pousser dans ses derniers retranchements pour qu’il analyse ainsi le changement : «Yannick est un type très drôle qui a toujours de bonnes formules. Mais ce n’est pas lui qui tirait la couverture à lui. C’est vous, les journalistes, qui lui donniez beaucoup d’importance. Je suis peut-être moins connu et plus discret, ce qui fait qu’on parle un peu plus des joueurs». Santoro-Delaître : retour en grâce Fabrice Santoro et Olivier Delaître, qui ont fait merveille en double, auront en tout cas été les premiers à bénéficier de la transmission des pouvoirs d’un capitaine à l’autre. En 1997, quand la Belgique avait battu la France en match de barrage à Gand, la contraignant à quitter le Groupe mondial, le premier n’avait pas été très bon. Et Noah l’avait définitivement et assez durement condamné. Quant à Delaître, ayant vécu une histoire beaucoup plus douloureuse, son destin semblait définitivement scellé. À trente-deux ans, la gentillesse de Santoro et la limpidité de Forget l’ont remis en selle. «Je leur ai dit à tous les deux que je n’avais rien contre eux et que le passé était le passé. J’ai joué cartes sur table en leur spécifiant ce que j’attendais d’eux et ce que je n’accepterais pas. Ils ont réalisé que j’avais tenu parole», a raconté le nouveau capitaine. «Olivier est un garçon qui parle peu, à qui il faut arracher les mots. On ne sait jamais s’il est content ou contrarié. Il avait très mal accepté de ne pas jouer le double à Nîmes. Il aurait pu trouver cela très injuste et rentrer chez lui. Juste avant la rencontre de ce week-end, il a raté une volée facile à l’entraînement et s’est mis à injurier ses... chaussettes. Tout le monde a éclaté de rire et ça l’a détendu», a raconté Forget. Et d’ajouter sincèrement : «Je suis content qu’il ait apporté un point précieux à l’équipe et j’espère qu’il a trouvé sa place parmi nous».
Bien que le groupe France préfère s’en défendre, l’arrivée de Guy Forget à la tête de l’équipe nationale de tennis a apporté un état d’esprit différent de celui qui régnait du temps de Yannick Noah, son célèbre prédécesseur. La même ritournelle revient dans tous les commentaires : les deux hommes ont de toute évidence des personnalités différentes, pour le reste, rien n’a changé. Cédric Pioline, – magistral à Pau contre le Brésil, comme à Nîmes contre les Pays-Bas –, a tout de même accepté dimanche soir d’aller un peu plus loin que le propos de circonstance, en déclarant : «Guy connaît aussi bien le jeu et a eu l’intelligence de faire avec ses moyens, pas de chercher à copier Yannick». Forget reconnaît que, pour l’instant, la baraka qui sourit en permanence à son aîné a accompagné...