C’est sous un soleil de plomb et par une chaleur et une humidité accablantes que le Tournoi international de l’ATCL a débuté hier dimanche. Andrei Chesnokov, le Russe en pré-retraite était la principale attraction d’un tournoi qui, malgré le plateau de choix, n’a pas mobilisé les foules pour son premier jour. Le tournoi local avait à peine pris fin (les finales se sont déroulées samedi), que l’on enchaînait avec le tournoi international. Devant une poignée de spectateurs qui avaient décidé de braver des conditions atmosphériques intenables, c’est le match entre le Belge résident au Liban Sébastien Leclou et le Russe Andrei Chesnokov qui a constitué le plat de résistance de cette première journée. On prédisait l’enfer à Leclou, pourtant celui-ci opposa plus qu’une résistance de principe à un Chesnokov, loin quand même du niveau qui était le sien au temps où il faisait le loi sur le circuit ATP. Le Belge trouvait le moyen de sortir des balles de toute beauté face à un adversaire manifestement gêné par la chaleur. Le premier set commença par un break précoce du Russe qui n’eut plus ensuite qu’à gérer ce précieux avantage. Sur la surface lente des courts de l’ATCL, les joueurs n’essayèrent pourtant pas d’abréger les échanges. Il est vrai que le jeu offensif qui se traduit par des montées au filet ne fait pas partie du répertoire des deux protagonistes. C’est donc à l’usure et malgré une poignée de fautes directes que Chesnokov conclut le premier set à son avantage 6/4. A 33 ans, le colosse moscovite (1,88m) présenta quelques signes de fatigue en début de deuxième manche. Il céda son service face à un Leclou accrocheur et se vit mener 2-0 avant de faire un contre-break et de recoller à un 2-1. Déçu d’avoir dû abandonner le titre du tournoi local la veille face à Ibrahim Kahil, Leclou croyait en ses chances, mais l’expérience du Russe ne tarda pas à le décourager. Nerveux, et impatient d’en finir, Chesnokov commettait pourtant des erreurs de jeunesse ce qui retardait l’échéance. Cette curieuse habitude énervait passablement l’ex-numéro 9 mondial qui se vengeait sur sa pauvre raquette laquelle mordait souvent la terre grise de Kaslik. Bien que Leclou réussit un nouveau break pour se détacher 3-1, le Russe aligna trois jeux d’affilée pour mener 4-3. Il accéléra la cadence cherchant à jouer le long de la ligne et surtout en adoptant des revers croisés ce qui ne lui réussit que par intermittence. Sur ce coup, le Belge dut se résigner et abandonna le match à un adversaire trop heureux d’en finir. Victorieux au tournoi du Golf Club, Leclou perd donc avec les honneurs 6/4, 6/3 face à un joueur visiblement d’un autre monde. Parallèlement, sur un court annexe, le Libanais Karim Debs subissait la dure loi du Français Zivkovic 6/2, 6/0 et faisait à ces dépens les frais de la différence de niveau qui sépare, en tennis, les Libanais des Européens. Jean-Philippe Fleurian, lui aussi en perte de vitesse, se fit éliminer d’entrée par le Hollandais Nyssen par 2 sets à rien. Dès aujourd’hui, la Française Amélie Mauresmo devrait attirer les foules à Kaslik. Elle tient une conférence de presse à 11h00 et doit aussitôt entamer sa démonstration dans le tournoi féminin. Aujourd’hui aussi, c’est l’entrée en lice du Libanais Hicham Zaatini, qui représente le seul espoir d’un joueur local pour aller loin dans la compétition.
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