Le billet vert est resté confiné hier dans d’étroites limites au bas de la fourchette élargie d’intervention de la Banque du Liban (BDL) sur le marché des changes de Beyrouth. Mais après que celle-ci eut continué à acheter tous les excès d’offre du dollar à 1502,00 LL tout en le proposant à la vente à 1 514,00 LL, elle est parvenue à le maintenir en clôture au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Pourtant, les établissements de crédit, confrontés à un surcroît d’offres en l’absence d’une contrepartie correspondante à la demande du dollar, ont été amenés à le céder en fin de journée à la BDL à 1 502,00 LL, après l’avoir négocié entre 1 502,00 et 1 502,15 LL pendant la matinée, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires ne s’est guère développé, ne dépassant pas hier dix millions de dollars, partiellement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL. Reprise de l’euro grâce à la faiblesse du dollar À l’étranger, l’euro s’est nettement repris hier sur les marchés des changes internationaux, bénéficiant de la faiblesse du dollar miné par des prises de bénéfices, mais les analystes continuent d’estimer qu’il devrait de nouveau reculer au cours des prochains jours. De fait, le dollar a cédé du terrain hier sous le poids de ventes bénéficiaires, après être remonté dans la matinée face aux principales devises, alors qu’il avait subi la veille un accès de faiblesse dû aux craintes de dévaluation du peso argentin. Et c’est cette faiblesse du dollar qui a alimenté la reprise de l’euro, surtout qu’on venait d’apprendre hier que les prix à la production aux États-Unis auraient baissé de 0,1 % le mois dernier contre 0,2 % en mai et que les ventes de détail se seraient accrues de seulement 0,1 % contre une hausse de 1,2 % pendant la même période, excluant toute surchauffe économique et dissipant les espoirs de resserrement de la politique monétaire américaine. Mais, il n’en demeure pas moins que les fondamentaux économiques européens demeurent faibles et ne laissent guère présager une reprise durable de la monnaie unique européenne. Cela d’autant que les responsables politiques et monétaires européens se sont livrés hier à divers commentaires nombreux et contradictoires concernant l’évolution de l’euro. Dans la matinée, l’économiste allemand Horst Siebert, membre du groupe des «cinq sages», chargé de conseiller le gouvernement de Bonn, a prédit une baisse de l’euro sous 1 dollar, déclenchant des déclarations du chancelier Gerhard Schröder affirmant qu’il était «faux de partir du principe que l’euro était faible ou pourrait être faible». De son côté, le président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, s’est dit convaincu que la force interne de l’euro se refléterait un jour dans sa parité de changes avec le dollar. Face au yen, le dollar a été pénalisé par l’absence d’intervention de la Banque du Japon pour réduire la vigueur de la monnaie nippone. Tous ces facteurs ont aussi redonné plus d’actualité aux placements en sterling aux dépens du dollar qui s’est négocié à New York sur un ton faible, comme suit : – 1,0215 pour un euro contre 1,0165, la veille – 1,5645 pour un sterling contre 1,5575 – 1,9150 DM contre 1,9215 – 6,4225 FF contre 6,4535 – 1,5725 FS contre 1,5765 – 1 895,60 lires contre 1 905,05 – 120,50 yens contre 121,35. Bourse de Beyrouth : nouvel effritement Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est davantage effritée hier sous l’impulsion de la baisse des actions C de la Byblos Bank, des Ciments Libanais et de l’Uniceramic dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a diminué de 1,31 % à 74,44 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a cédé 0,11 % à 179,84 points. Pourtant, on a relevé un certain développement du volume d’affaires de la séance d’hier avec 63 342 actions d’une valeur globale de 291 445 dollars. Wall Street : tendance mitigée Sur les autres places, la tendance a été mitigée hier à Wall Street qui, après avoir démarré la journée en hausse, a rapidement renoué avec la baisse. C’est ainsi qu’après avoir été encouragée par les dernières statistiques américaines reflétant une inflation toujours contenue et éloignant la menace d’un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale, la Bourse de New York a dû souffrir d’un courant de ventes bénéficiaires qui a pesé sur la tendance boursière. La publication de résultats de plusieurs grandes entreprises américaines, dont Ford, Time Warner, Intel, Motorola… meilleurs que prévu pour le second trimestre, ne devait avoir que très peu d’impact sur la tendance. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû irrégulièrement fluctuer entre un plus haut à 11 209,21 points et un plus bas à 11 118,34 points, avant d’afficher en préclôture 11 175,33 points, en légère hausse de 0,31 point sur la veille. Hausse des Bourses européennes dans des volumes léthargiques Les valeurs européennes ont terminé sur une note positive dans des volumes léthargiques, mercredi, soutenues par les statistiques sur l’économie américaine inférieures aux prévisions et des rumeurs de concentration dans le secteur bancaire allemand. L’indice Xetra Dax allemand s’est adjugé 0,67 %, à 5 610,89 points, et le Footsie britannique 0,43 %, à 6 473,1 points, en hausse pour la première fois en trois séances. La Bourse de Paris était fermée pour la fête nationale du 14 juillet. La Bourse d’Amsterdam s’est adjugée 1,24 %, le Bel 20 belge 1,42 %, la Bourse suisse 0,39 % et le Mibtel milanais 0,56 %. Seule la Bourse de Madrid a terminé en baisse, l’Ibex abandonnant 1,08 %. Les indices multipays Eurotop 300, paneuropéen et Eurostoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro se sont octroyés respectivement 0,56 % et 0,39 %. Les banques allemands Dresdner Bank et Hypovereinsbank affichaient des gains respectifs de 3,6 % et 3,5 %, des rumeurs de marché non confirmées par les deux groupes faisant état de négociations entre les deux établissements en vue d’une fusion. Commerzbank a également regagné du terrain après des prises de bénéfices, s’adjugeant 5,3 %. Hoechst a terminé sur un gain de 1,6 %, à 45,90 euros, à la veille de son assemblée générale qui doit approuver la fusion du chimiste avec son concurrent français Rhône-Poulenc. Son compatriote BASF a progressé de 1 % à 44,81 euros après avoir annoncé la création d’une société commune avec le groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell et le français TotalFina pour construire aux États-Unis l’usine de butadiène la plus grosse au monde. Siemens s’est apprécié de 3,7 %, après avoir annoncé qu’il tablait sur un triplement de ses ventes de téléphones mobiles cette année. Elles pourraient atteindre 11 millions d’unités contre 3,5 millions l’an dernier. L’opération Mannesmann a gagné 2,5 % à 149,47 euros après avoir annoncé qu’il s’était retiré de la compétition pour la reprise du groupe britannique One2One. À Londres, Cable & Wireless qui se partage avec l’américain MediaOne la propriété de One20ne, a perdu 4,4 %. À Londres toujours, le groupe de distribution de matériel électrique Dixons a bondi en tête des plus fortes hausses du FTSE-100, toujours dans l’espoir que Freeserve, son service d’accès à Internet, puisse afficher une prime confortable lors de son introduction en Bourse. Allied Domecq et Whitbread ont reculé après la décision de Londres de soumettre le projet de reprise du deuxième par la premier. Allied a lâché 2,70 % et Whitbread 3,63 %. L’éditeur de presse Emap, considéré par les analystes de la banque d’affaires américaine Morgan Stanley Dean Witter comme la valeur médias européenne la moins chère, a progressé de 4 %. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en hausse de 1,0 %, la progression de certaines grandes valeurs vedettes entraînant l’ensemble de la cote dans son sillage, a-t-on appris de source de marché. L’indice Nikkei 225 a gagné 176,77 points pour s’établir à 18 357,86 pts en clôture. L’indice élargi Topix a pour sa part progressé de 13,38 points à 1 497,07 points. Environ 766 millions de titres ont changé de mains, contre environ 681 millions mardi. La Bourse a été particulièrement ferme au cours de la matinée, l’indice Nikkei dépassant le niveau des 18 300 points, selon les opérateurs. Les cours ont notamment été soutenus par les investisseurs étrangers, qui ont recherché les valeurs vedettes en début de séance, ont-ils ajouté. «Malgré la baisse à Wall Street hier, la Bourse de Tokyo a été orientée à la hausse dans la matinée, les investisseurs étrangers achetant une grande quantité de titres», selon Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities Co. Ltd. «Les achats de la part des institutionnels et des particuliers japonais ont également poussé le Nikkei à la hausse», a ajouté M. Jinnai.
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