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Actualités - Chronologie

Les Palestiniens d'accord pour ajourner la conférence de Genève

L’Autorité palestinienne a donné mardi son accord à l’ajournement d’une conférence sur les violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens, prévue jeudi à Genève, a confirmé un haut responsable palestinien. Ce responsable, parlant sous couvert de l’anonymat, a indiqué qu’il s’agissait d’un geste en direction du nouveau gouvernement israélien qui souhaitait un report de cette conférence organisée sous l’égide des Nations unies. Un total de 115 pays avaient voté en février pour cette conférence. Les États-Unis et Israël ont voté contre. Les Palestiniens réclament depuis longtemps la tenue de cette conférence dont le principe avait été retenu par l’Assemblée générale en juillet 97. Un compromis, à l’initiative des 15 pays de l’Union européenne, évoqué par ce responsable est d’abord de procéder à une ouverture formelle de la conférence et à l’élection de son président. Les délégués demanderont ensuite, selon lui, l’ajournement des travaux. «Ce compromis a l’avantage de satisfaire les Palestiniens sans froisser les Israéliens», a-t-il dit. La formule a reçu l’accord du président palestinien Yasser Arafat et le soutien de l’Égypte, de la Jordanie et des États-Unis, a indiqué ce responsable. La conférence a été convoquée par l’Assemblée générale de l’Onu pour examiner les «violations persistantes» par Israël de la Convention de Genève de 1949 dans les territoires occupés. Les Palestiniens ont rejeté jusqu’ici toute demande d’annulation ou de report de la conférence. Le responsable palestinien a précisé que la nouvelle position de l’Autorité palestinienne avait été adoptée après la rencontre dimanche entre le président palestinien Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Ehud Barak. M. Barak s’est engagé à appliquer les accords conclus avec les Palestiniens et d’entamer les négociations sur le statut final des territoires palestiniens. La Suisse, en tant que dépositaire de la quatrième Convention de Genève de 1949 sur la protection des populations civiles, est chargée de déployer ses bons offices pour l’organisation de la conférence. Le Congrès américain a condamné la tenue de la conférence, et le ministre israélien des Affaires étrangères, David Lévy, a reproché mardi à la France d’être le seul pays de l’Union européenne à soutenir sa tenue. «Je regrette beaucoup que la France ait adopté à propos de cette réunion une position différente de celle des autres pays européens et des États-Unis», a-t-il déclaré à la radio israélienne. «Je crois pouvoir ajouter que même l’Égypte montre plus de compréhension à ce sujet», a ajouté M. Lévy, à l’issue d’une rencontre avec l’ambassadeur égyptien à Tel-Aviv Mohammed Bassiouny. M. Lévy a indiqué s’être entretenu à ce propos avec son homologue français Hubert Védrine. «J’espère que la France finira par comprendre que la relance du processus de paix tient non seulement à l’appui aux parties, à l’application des accords, mais aussi à une ambiance de compréhension mutuelle», a-t-il poursuivi. «La France ne doit pas se leurrer : elle ne peut pas contribuer au processus de paix en profitant de toutes les tribunes internationales pour condamner Israël», a conclu M. Lévy. Le ministère français des Affaires étrangères a répliqué mardi en soulignant que la conférence avait été décidée par l’Onu et qu’il ne revenait pas à la France de statuer sur sa tenue.
L’Autorité palestinienne a donné mardi son accord à l’ajournement d’une conférence sur les violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens, prévue jeudi à Genève, a confirmé un haut responsable palestinien. Ce responsable, parlant sous couvert de l’anonymat, a indiqué qu’il s’agissait d’un geste en direction du nouveau gouvernement israélien qui souhaitait un report de cette conférence organisée sous l’égide des Nations unies. Un total de 115 pays avaient voté en février pour cette conférence. Les États-Unis et Israël ont voté contre. Les Palestiniens réclament depuis longtemps la tenue de cette conférence dont le principe avait été retenu par l’Assemblée générale en juillet 97. Un compromis, à l’initiative des 15 pays de l’Union européenne, évoqué par ce...