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Actualités - Chronologie

Le cellulaire réveille les députés de leur torpeur

Comme la veille, la réunion traîne, morose, jusqu’à ce que M. Georges Kassarji aborde le dossier de la téléphonie mobile. Le député de Zahlé menace de demander que la question de confiance accordée au gouvernement soit posée si le rapport de la Cour des comptes sur les irrégularités dans l’application des contrats conclus avec Cellis et LibanCell n’est pas transmis au Parquet financier. «En l’absence d’un débat de politique générale, je me vois contraint d’aborder des questions….». Énervé, Berry l’interrompt pour lui faire remarquer que les réunions du budget s’assimilent à un débat de politique générale, sans toutefois parvenir à le convaincre : «Le gouvernement est-il devenu le conseil d’administration d’une société anonyme» ? s’interroge M. Kassarji avant de s’en prendre vivement au «PDG de Cellis, M. Salah Bou Raad, qui avait comparé le rapport de la Cour des comptes au bombardement israélien». Il critique au passage le ministre des P. et T. et s’étonne de ce qu’aucun membre du gouvernement n’ait répondu au PDG de Cellis. «Nous voulons savoir qui protège Bou Raad pour qu’il se permette de s’en prendre à qui il veut. Peut-on considérer que les sociétés de téléphonie mobile sont protégées ? Comment le gouvernement peut-il aller à la quête de millions de dollars et fermer les yeux sur des milliards qu’il peut collecter ?», fulmine-t-il, s’attirant les foudres du ministre des P. et T. M. Issam Naaman, qui se met à hurler, reprochant vivement au député de faire assumer à son département la responsabilité des anomalies au niveau de l’application des contrats conclus avec Cellis et LibanCell. Mais M. Berry intervient pour donner raison au député, indiquant qu’il appelle depuis des années à la révision des contrats avec les sociétés de téléphonie mobile. Au terme de la réunion, M. Naaman confiera aux journalistes que M. Kassarji avait raison et qu’il s’était seulement emporté parce que le député avait fait assumer au gouvernement de M. Hoss la responsabilité des anomalies au niveau du réseau GSM. Ce que M. Kassarji avait essentiellement relevé dans son intervention, ce sont les coûts «exorbitants» des communications et des services offerts par Cellis et LibanCell. «Rien que la commission bancaire imposée sur chaque facture de téléphone cellulaire rapporte aux banques 20 millions de dollars», note-t-il. M. Kassarji réclame aussi une révision du contrat avec LibanPost, qu’il juge anticonstitutionnel. Il s’interroge sur les raisons pour lesquelles les dirigeants qui ont signé ce contrat ne sont pas poursuivis en justice. «Va-t-on continuer de s’attaquer aux petits fonctionnaires et fermer les yeux sur les agissements des grands ou bien va-t-on instaurer réellement l’État de droit au sein duquel la justice sera la même pour tous» ? s’interroge-t-il. De son côté, M. Fawzi Hobeiche se félicite des efforts fournis par le régime pour atténuer l’impact de la crise économique et constate que le projet de budget reflète les orientations définies par le gouvernement. Il prend soin de souligner qu’il formule des remarques sur le projet de budget «pour évaluer le texte et non pas pour le critiquer». M. Hobeiche reproche notamment au Cabinet d’avoir réduit les crédits alloués des ministères dits de service, tout en se félicitant du relèvement des impôts perçus des sociétés de capitaux. M. Hobeiche, tout comme le député Hussein Hajj Hassan, insiste sur la nécessité pour le gouvernement de favoriser le développement de l’agriculture, à travers une politique adéquate de développement.
Comme la veille, la réunion traîne, morose, jusqu’à ce que M. Georges Kassarji aborde le dossier de la téléphonie mobile. Le député de Zahlé menace de demander que la question de confiance accordée au gouvernement soit posée si le rapport de la Cour des comptes sur les irrégularités dans l’application des contrats conclus avec Cellis et LibanCell n’est pas transmis au Parquet financier. «En l’absence d’un débat de politique générale, je me vois contraint d’aborder des questions….». Énervé, Berry l’interrompt pour lui faire remarquer que les réunions du budget s’assimilent à un débat de politique générale, sans toutefois parvenir à le convaincre : «Le gouvernement est-il devenu le conseil d’administration d’une société anonyme» ? s’interroge M. Kassarji avant de s’en prendre...