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Actualités - Chronologie

MUSIQUE - Cheb Mami aux Eurockéennes "Raï around the clock"

Le concert de Cheb Mami, aux 11e Eurockéennes de Belfort, a renforcé la présence du raï dans l’un des plus grands festivals rock de l’été, qui avait déjà programmé en 1998 la jeune révélation Faudel. Le prince de la musique raï a attiré plusieurs milliers de personnes, y compris des fans de rock, sous le chapiteau de la presqu’îl de Malsaucy. «On a écouté du rock hier, aujourd’hui on vient entendre Cheb Mami. C’est ça le métissage des cultures», lance Anaïs, une Bisontine de 18 ans, avant de s’engouffrer dans la foule. Certains festivaliers regrettaient cependant la tendance «fourre-tout» de ces Eurockéennes. «Je n’ai rien contre le raï ou le rap, mais ici, c’est du rock que j’attends», grogne Nicolas, 17 ans, des Vosges. Sous un ciel voilé, Cheb Mami, vêtu d’un sobre complet noir, a apporté avec lui la lumière par sa virtuosité vocale, donnant une démonstration de ce raï inspiré et communicatif, empreint d’un humanisme chaleureux, toujours perméable aux influences musicales. Dans la foule chaloupée, un groupe de jeunes a brandi deux drapeaux algériens. Depuis son concert d’Alger qui avait réuni plusieurs dizaines de milliers de spectateurs il y a dix jours, l’enfant de Saïda est sur un petit nuage. Les retrouvailles avec son pays natal qui l’accueillait après dix ans d’absence semblent lui avoir insufflé l’énergie nécessaire pour poursuivre cet été un parcours du combattant, entamé avec le concert vedette de la fête de la musique à Paris. Dès la fin des Eurockéennes, il se rendra près de Montpellier, au bord de l’étang, pour le 9e festival de Thau, dont il est la tête d’affiche, avant de renouer avec les ambiances rock au 24e Paleo Festival de Nyon, en Suisse. Côté disque, Cheb Mami n’est pas en reste. Son dernier single Azwaw est à peine sorti qu’il prépare son nouvel album, prévu pour la fin de l’année, où doit figurer un duo avec la star anglaise Sting. La troisième journée du festival s’est poursuivie dans une ambiance soul avec l’Américano-Suédois Eagle Eye Cherry et rock avec les Anglais très peu «politically correct» de Skunk Anansie, mélange de punk, de funk et de metal. Conclusion nocturne prestigieuse : Lenny Kravitz est sorti de ses studios chéris pour prendre l’air sur la Grande Scène de Belfort, devant un public déjà intrigué par le «fossoyeur du rock», l’auteur controversé de Rock is Dead, ou encore le symbole du «revival sixties», qui se joue autant de ses facettes que ses multiples instruments.
Le concert de Cheb Mami, aux 11e Eurockéennes de Belfort, a renforcé la présence du raï dans l’un des plus grands festivals rock de l’été, qui avait déjà programmé en 1998 la jeune révélation Faudel. Le prince de la musique raï a attiré plusieurs milliers de personnes, y compris des fans de rock, sous le chapiteau de la presqu’îl de Malsaucy. «On a écouté du rock hier, aujourd’hui on vient entendre Cheb Mami. C’est ça le métissage des cultures», lance Anaïs, une Bisontine de 18 ans, avant de s’engouffrer dans la foule. Certains festivaliers regrettaient cependant la tendance «fourre-tout» de ces Eurockéennes. «Je n’ai rien contre le raï ou le rap, mais ici, c’est du rock que j’attends», grogne Nicolas, 17 ans, des Vosges. Sous un ciel voilé, Cheb Mami, vêtu d’un sobre complet noir, a...