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Actualités - Chronologie

CYCLISME - La grande Boucle 99 Le Galibier , premier test impitoyable

Avec ses 18 kilomètres d’ascension et son sommet à 2 645 m d’altitude, le Galibier appartient à la légende du Tour. Il se dressera mardi sur son versant le plus dur comme un appel pour les grimpeurs, condamnés en premier jugement, dimanche, à l’issue de l’exigeant contre-la-montre tracé autour de Metz. C’est à moins de 5 kilomètres du franchissement du col que l’Italien Marco Pantani, dans le froid et la brume, plaça l’an dernier le démarrage qui terrassa l’Allemand Jan Ullrich, 24 ans, après que Raymond Poulidor y fut victime d’une mémorable défaillance. «J’ai perdu 6 minutes sur Merckx, et probablement le Tour, au Plan-Lachat. Ce secteur est trompeur, car ça ressemble à un faux plat. Mais vous êtes collés à la route et ça paraît ne pas finir. Ensuite, jusqu’au sommet, il y a encore 5-6 kilomètres avec un fort pourcentage, mais c’est presque plus facile». Le coureur limousin donne la clé de son échec : «J’avais pourtant bien passé le Télégraphe. On l’oublie celui-là, mais il est dur. Ce qui explique que beaucoup de coureurs éprouvent le contrecoup des efforts précédents dans le Plan-Lachat. Et puis, il y a l’effet de l’altitude qui se fait sentir au-dessus de 2 000 mètres. En 1974, on affrontait le Galibier au lendemain d’une journée de repos. J’avais probablement payé mon inactivité, car je ne roulais pas. Ce fut comme un trou noir...». Poulidor, ce fils de paysan qui estime avoir «eu beaucoup de réussite et de chance», a encore en mémoire sa «belle montée» pour l’honneur en 1967. «J’étais facile. Nous avons franchi le Galibier en tête avec Pingeon. Il fallait contrôler Jimenez et j’ai contribué à la réussite de Roger, qui, cette année-là, avait une jambe au-dessus de tout le monde», se remémore l’ancien rival de Jacques Anquetil. Comparaison «Je n’ai jamais eu de véritable coup de barre. Mais l’ascension marque, car elle est longue et présente un dénivelé moyen de 6,9 %», souligne l’ancien coursier Charly Mottet, assistant des services sportifs sur le Tour. Rappelant l’importance «du phénomène altitude», le Drômois attire l’attention sur un possible parallèle. «Comme cette année, en 1993, le Galibier était escaladé dès la première étape de montagne. Et les quatre premiers au sommet étaient les mêmes, peut-être dans un ordre différent, qu’on retrouvait à Paris pour le classement général (Indurain, Rominger, Jaskula et Meija)». Dans les années 70, à l’occasion d’une édition du Critérium du Dauphiné, Cyrille Guimard, alors leader, fut lâché par Luis Ocana, qui creusa l’écart en minutes. L’Espagnol de Mont-de-Marsan ne voulut pas relâcher son effort. Dans un geste de fierté, Ocana tourna la tête pour évaluer en distance son avance et dit : «Je ne le vois pas encore assez petit...». Le Galibier, dont le franchissement ne fut pas possible en 1996 à cause des chutes de neige, offre en effet le privilège rare pour les meilleurs d’admirer le panorama exceptionnel sur la Meije et le massif des Écrins, tout en dominant leurs adversaires éparpillés sur les lacets. Gino Bartali, en 1937, éprouva aussi cette ivresse du jeune champion. Le lendemain, vêtu de jaune, il chutait dans un torrent entre Grenoble et Briançon. Passage à l’aéroport de Genève Les 174 coureurs du Tour de France ont fait, lundi en fin de matinée, un très bref passage à l’aéroport de Genève, avant d’être transférés en Haute-Savoie où ils se sont reposés pendant la journée. Ils sont arrivés de Metz vers 11h00 (9h00 GMT) sur l’aéroport de Genève-Cointrin à bord de deux avions spéciaux affrétés par l’organisation du Tour de France. Des cars les ont emmenés vers leurs hôtels respectifs au Chinaillon, au Grand-Bornand ou à la Clusaz. De nombreux coureurs sont descendus de car à St-Pierre-en-Faucigny afin d’effectuer, en guise de «décrassage», la montée à vélo vers le Petit-Bornand et la Clusaz. La grande majorité des véhicules de la caravane du Tour, notamment les véhicules techniques et les bus des équipes, avaient déjà effectué, dimanche soir, les 560 km du transfert Metz/Dijon/Genève/Grand-Bornand. Les 174 coureurs du Tour de France, ont observé une journée de repos à l’issue de la 8e étape contre-la-montre à Metz, remportée par l’Américain Lance Armstrong, nouveau maillot jaune. La 9e étape, mardi dans les Alpes, conduira les coureurs du Grand Bornand à Sestrières (Italie). Abraham Olano (Once) déçoit la presse espagnole «Je crois que c’est la première fois que je me fais doubler dans un contre-la-montre», avoue lundi au quotidien sportif madrilène AS le leader de l’équipe Once Abraham Olano dont la contre-performance de dimanche est soulignée par l’ensemble de la presse espagnole. «C’est un coup très dur», ajoute le cycliste basque qui a cédé 2 minutes 22 secondes à l’Américain Lance Armstrong lors du contre-la-montre de Metz. «Sans ma chute, j’aurais pu terminer dans le temps d’Alex Zulle, mais j’avais perdu le rythme et je n’ai récupéré qu’après qu’Armstrong m’ait doublé», explique Olano qui n’avait pas voulu reconnaître le parcours pour mieux se reposer. Abraham Olano, 3e au général à 2 minutes 33 secondes d’Armstrong, a perdu «l’occasion historique de devenir le 8e Espagnol leader du Tour de France», ajoute AS. Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour et commentateur de luxe du quotidien sportif Marca, jugeait lundi qu’Olano n’avait pas été en rythme «dès le départ» et que le «coup moral» reçu par le leader de la Once est «peut-être pire» que le résultat du contre-la-montre lui-même. Jan Ullrich reprend l’entraînement intensif en vue de la Vuelta L’Allemand Jan Ullrich (Telekom), qui avait déclaré forfait pour le Tour de France en raison d’une blessure à un ménisque, a annoncé lundi qu’il reprenait l’entraînement intensif afin de se préparer pour le Tour d’Espagne (4 au 26 septembre). «Mon genou (droit) va de nouveau bien, je peux à nouveau forcer lors de l’entraînement», a déclaré le champion de l’équipe Telekom, vainqueur du Tour de France en 1997, à Merdingen (sud-ouest). Il revenait de vacances avec son amie Gaby en Autriche, des vacances au cours desquelles il s’est limité à deux heures d’entraînement par jour au maximum, a-t-il indiqué. «Jan doit absolument courir la Vuelta et ensuite les championnats du monde. Il a besoin de compétition», a déclaré de son côté l’entraîneur des Telekom, Walter Godefroot. Jan Ullrich va reprendre l’entraînement sous la houlette de son entraîneur berlinois Peter Becker. Si tout se passe pour le mieux, il pourrait participer à sa première course d’après-convalescence dès le 1er août, en Espagne, a indiqué Godefroot.
Avec ses 18 kilomètres d’ascension et son sommet à 2 645 m d’altitude, le Galibier appartient à la légende du Tour. Il se dressera mardi sur son versant le plus dur comme un appel pour les grimpeurs, condamnés en premier jugement, dimanche, à l’issue de l’exigeant contre-la-montre tracé autour de Metz. C’est à moins de 5 kilomètres du franchissement du col que l’Italien Marco Pantani, dans le froid et la brume, plaça l’an dernier le démarrage qui terrassa l’Allemand Jan Ullrich, 24 ans, après que Raymond Poulidor y fut victime d’une mémorable défaillance. «J’ai perdu 6 minutes sur Merckx, et probablement le Tour, au Plan-Lachat. Ce secteur est trompeur, car ça ressemble à un faux plat. Mais vous êtes collés à la route et ça paraît ne pas finir. Ensuite, jusqu’au sommet, il y a encore 5-6...