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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché équilibré

Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, sur un ton stationnaire dans un marché toujours calme et équilibré de lui-même. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que le billet vert a dû clôturer la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de cette année. Pourtant, l’abondance de l’offre a été compensée par l’apparition d’une demande commerciale sur le billet vert, le faisant négocier dans les échanges interbancaires à des cours légèrement supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL, ont indiqué les cambistes. Il a été traité, en effet, toute la journée entre 1 502,25 et 1 502,50 LL dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque dix millions de dollars placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. L’euro se ressaisit après un accès de faiblesse À l’étranger, l’euro est tombé encore plus bas en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux, inscrivant un nouveau record de faiblesse à 1,0115 dollar en réaction à des données économiques allemandes décevantes et à des déclarations malvenues du ministre finlandais des Finances, Sauli Niinistoe, qui assure la présidence de l’Union européenne. La nouvelle glissade de l’euro a été déclenchée par la publication hier de chiffres moins bons que prévu de la production industrielle allemande. Cette dernière a baissé de 0,2 % en mai, à 104,20 points, comparé au mois précédent alors que les analystes tablaient sur une hausse située entre 0,7 % et 0,8 % sur le mois. Mais l’euro a également souffert de déclarations du ministre finlandais des Finances, affirmant qu’il avait des «raisons parfaitement naturelles liées à la vigueur de l’économie américaine qui expliquent la faiblesse de l’euro». Pourtant, quelques heures plus tard, le président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, réaffirmait que l’euro avait «un potentiel de hausse», mais les opérateurs sont restés sourds à ses propos. La monnaie unique européenne a commencé à souffler en début d’après-midi, Wall Street perdant du terrain dans les premiers échanges et coupant court à la poussée du billet vert. Mais il n’en demeure pas moins que beaucoup d’analystes estiment que l’euro devrait repartir à la baisse dans les prochains jours, et pourrait même atteindre la parité avec le dollar sous l’effet de la publication des données américaines sur les ventes de détail, sur l’inflation et sur la production industrielle aux États-Unis devant paraître cette semaine. Toutefois, le dollar a varié dans des marges étroites face au yen, l’attention des opérateurs étant concentrée sur la parité dollar/euro, et les craintes de nouvelles interventions de la Banque du Japon pour contrer une trop forte appréciation du yen ont limité les mouvements de la monnaie nippone. La livre sterling a brièvement fléchi sous 1,55 dollar en cours de journée, un nouveau plus bas depuis septembre 1996, avant de se ressaisir nettement au-dessus de ce seuil en fin d’après-midi. Les opérateurs vont être attentifs dans les prochains jours aux données sur l’inflation mais également sur le marché de l’emploi au Royaume-Uni, ont indiqué les cambistes. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié à New York sur un ton mitigé, comme suit : – 1,0150 pour un euro contre 1,0175, vendredi dernier – 1,5570 pour un sterling contre 1,5480 – 1,9265 DM contre 1,9225 – 6,4615 FF contre 6,4475 – 1,5815 FS contre 1,5795 – 1 907,50 lires contre 1 903,00 – 122,20 yens contre 122,40. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la baisse de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a fonctionné encore une fois hier sous le signe de la poursuite de la baisse des actions A et B de Solidere, dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote, notamment dans le secteur bancaire. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,86 % à 75,76 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 180,04 points. Ce mouvement s’est déroulé hier dans un marché étale avec un volume d’affaires de quelque 11 792 actions d’une valeur globale de 76 956 dollars. Wall Street : marché irrégulier et volatil Sur les autres places, Wall Street a changé de cap hier pour s’orienter vers le bas, après un départ en hausse sur l’impulsion des valeurs de la haute technologie. Pourtant, un courant de ventes bénéficiaires est venu interrompre ce mouvement, faisant perdre à la cote américaine tous les gains qu’elle avait enregistrés dans la matinée, pour renouer ensuite avec la baisse sur des nouvelles peu encourageantes concernant les résultats trimestriels de plusieurs grandes sociétés. Cela d’autant que nombre d’investisseurs semblent craindre un retour à la surchauffe de l’économie américaine à la veille de la publication ces trois prochains jours de statistiques sur les ventes de détail, les prix à la production et la production industrielle le mois dernier. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fléchir d’un plus haut à 11 230,74 points à un plus bas à 11 143,22 points, avant d’afficher en préclôture 11 152,22 points, en baisse de 41,48 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes clôturent sur des notes divergentes Les Bourses européennes ont terminé dans le désordre lundi, les marchés réagissant diversement à la faiblesse de l’euro et aux hésitations de Wall Street en fin de matinée et semblant quelque peu attentistes alors que d’importantes statistiques américaines sur l’inflation doivent être publiées cette semaine. À Paris, l’indice Cac 40 a terminé sur un gain de 0,3 %, à 4 662,28 points, tandis que le Dax allemand progressait de 0,26 %, à 5 652,02 points. En revanche, l’indice FTSE 100 de Londres a cédé 0,3 %, pour revenir à 6 545,5 points. Le Bel 20 belge était également en repli (-0,5 %), de même que le Mibtel italien (-0,05 %) et l’Ibex madrilène (-0,21 %). Les valeurs néerlandaises progressaient de 0,25 % et les Bourses suisses de 0,29 %. Les indices multi-pays Eurotop 300, large, et Eurostoxx 50, plus étroit, ont terminé, pour le premier, sur une hausse de 0,29 % et pour le second, inchangé. À Paris, TotalFina, qui est resté stable et Elf Aquitaine, qui a gagné 2,67 %, ont à nouveau affiché les plus gros volumes de la séance en attendant la riposte du président d’Elf, Philippe Jaffré. Air Liquide a terminé sur un gain de 0,91 %, à 155 euros, les marchés tablant sur l’acception de l’offre de 11,17 millions de dollars que le fabricant français de gaz industriels veut lancer sur son concurrent britannique BOC en association avec l’américain Air Products. Le titre BOC affichait quant à lui un gain de 0,5 % à Londres, à 1 389,5 pence. Le groupe hôtelier Accor a gagné 1,5 %, les investisseurs approuvant l’acquisition de l’hôtelier américain Red Roof Inns Inc pour un peu plus de 1,1 milliard de dollars. À Londres toujours, les replis des banques Lloyds TSB (-2,4 %) et NatWest (-3,8 %) ont compensé la hausse de 3,11 % du géant du pétrole BP Amoco, dopé par des cours du brut à leur plus haut depuis 19 mois. À Francfort, on constatait aussi de nettes prises de bénéfices sur les bancaires, Dresdner Bank accusant le plus fort recul des trois grandes allemandes avec une baisse de 2,85 %. Hoechst s’est adjugé 1,6 % à 44,50 euros, alors que le chimiste allemand a convoqué une assemblée générale pour jeudi qui sera chargée de se prononcer sur la fusion avec le français Rhône-Poulenc. Mannesmann était également demandé (-1,3 %) après un article de presse disant que le groupe britannique Vodafone Airtouch était intéressé par une alliance avec l’opérateur allemand. Celui-ci n’a pas voulu se prononcer sur ces informations par ailleurs qualifiées par Vodafone de «pures spéculations». Porsche AG a bénéficié d’informations de presse – non confirmées – selon lesquelles le chiffre d’affaires 1998/1999 du constructeur automobile pourrait s’être amélioré de 16,3 %, pour atteindre 5,7 milliards de marks. Le cours du constructeur de voitures de sport s’est adjugé 12 %, à 2 800,05 euros. Tokyo : au plus haut depuis 21 mois La Bourse de Tokyo a terminé lundi en hausse de 1,9 %, dépassant de nouveau en clôture la barre des 18 000 points, après une semaine de consolidation. L’indice Nikkei 225 a progressé de 336,45 points, pour atteindre 18 274,18 points, en raison d’un plus grand optimisme sur la situation de la deuxième économie mondiale. L’indice élargi Topix était en hausse de 19,71 points à 1 484,11 points. Le volume des échanges est estimé à 533 millions de titres, contre 691,6 millions vendredi. Les opérateurs estiment que les espoirs grandissants concernant la reprise économique au Japon devraient continuer à pousser le Nikkei bien au-delà des 18 000 points. Le marché a ouvert en baisse par manque de nouvelles susceptibles de faire bouger les cours, avant que les opérateurs se décident à investir dans les valeurs vedettes et celles du secteur technologique, qui ont été très achetées cette année, selon les courtiers. «Ceux qui, jusqu’à la semaine dernière, avaient pris leurs bénéfices dans la haute technologique et les valeurs vedettes ont commencé à réinvestir leurs fonds dans ce type d’actions, en raison du bon comportement des titres américains dans les mêmes secteurs», a déclaré un stratégiste à la Toyo Securities Co. Ltd. «Bien que cela semble un peu trop rapide, certains pensent que les valeurs de la haute technologie, les valeurs vedettes et celles des télécoms sont déjà sorties de leur cycle de correction», a-t-il ajouté.
Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, sur un ton stationnaire dans un marché toujours calme et équilibré de lui-même. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que le billet vert a dû clôturer la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de cette année. Pourtant, l’abondance de l’offre a été compensée par l’apparition d’une demande commerciale sur le billet vert, le faisant négocier dans les échanges interbancaires à des cours légèrement supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL, ont indiqué les cambistes. Il a été traité, en effet, toute la journée entre 1 502,25 et 1 502,50 LL dans un volume d’affaires ne dépassant...