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Actualités - Chronologie

Une naissance fragile , une espérance de vie courte

L’accord de cessez-le-feu en République démocratique du Congo (RDC) est né fragile et son espérance de vie pourrait être courte, selon les observateurs dans la région. Les querelles entre groupes rebelles sur la question de la légitimité de certains de leurs représentants à signer ou non l’accord de cessez-le-feu a considérablement réduit la portée de la cérémonie de Lusaka présentée par plusieurs chefs d’État comme «l’aube d’une nouvelle ère en Afrique». L’accord a bien été signé par les puissances militaires régionales impliquées en RDC et «entre en vigueur immédiatement», selon le président zambien Frederick Chiluba. Mais les analystes voient mal comment les groupes rebelles pourraient se sentir liés par un accord qu’ils n’ont pas encore signé. Pour Frederick Chiluba, principal médiateur dans la crise, l’accord est applicable car il n’y a pas de divergences sur le fond mais simplement un problème de procédure entre différents groupes rebelles. Il reste cependant que la querelle n’est pas négligeable. Ernest Wamba dia Wamba, chef d’une faction dissidente du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) est parvenu à bloquer la cérémonie de signature en occupant, pendant près de 10 heures, le siège réservé au RCD. Le RCD d’Émile Ilunga refuse catégoriquement de mettre sa signature à côté de celle de Wamba dia Wamba tandis que le Mouvement de libération du Congo (MLC) menace de reprendre la guerre si M. Wamba n’est pas signataire de l’accord. Pour les observateurs, il s’agit là bien plus que d’une question de procédure. L’accord de cessez-le-feu, fruit d’un compromis difficilement obtenu, n’avait pas besoin de ce problème supplémentaire. Les faiblesses de l’accord, finalisé au niveau ministériel après 13 jours de négociations dans la capitale zambienne, avaient déjà été soulignées, y compris par ses signataires. Si pour certains pays le désarmement sera une priorité absolue – comme pour le Rwanda celui des Interahamwe –, d’autres pays, tel le Zimbabwe, risquent de faire traîner les choses. La cohabitation au sein de la commission risque donc d’être houleuse. Le deuxième point délicat est le rôle que devra jouer l’Onu : force d’intervention et de maintien de la paix ou simple rôle de supervision de l’application des accords. Des diplomates en poste à Lusaka pensent que l’Onu refusera un mandat qui serait d’imposer la paix, y compris par la force. Les pays occidentaux ne sont pas prêts à vivre à nouveau l’expérience de la Somalie, a-t-on indiqué de même source. Enfin, sur le dialogue interangolais, qui doit commencer dès le cessez-le-feu, l’accord reste relativement vague et la mise en œuvre de consultations entre Kinshasa, les groupes rebelles et l’opposition civile ne s’annonce pas facile. Le dialogue doit déboucher, selon l’accord, sur l’intégration des troupes rebelles dans une nouvelle armée nationale et l’organisation d’élections démocratiques.
L’accord de cessez-le-feu en République démocratique du Congo (RDC) est né fragile et son espérance de vie pourrait être courte, selon les observateurs dans la région. Les querelles entre groupes rebelles sur la question de la légitimité de certains de leurs représentants à signer ou non l’accord de cessez-le-feu a considérablement réduit la portée de la cérémonie de Lusaka présentée par plusieurs chefs d’État comme «l’aube d’une nouvelle ère en Afrique». L’accord a bien été signé par les puissances militaires régionales impliquées en RDC et «entre en vigueur immédiatement», selon le président zambien Frederick Chiluba. Mais les analystes voient mal comment les groupes rebelles pourraient se sentir liés par un accord qu’ils n’ont pas encore signé. Pour Frederick Chiluba, principal...