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Actualités - Chronologie

Energie L'horizon pétrolier plus serein après une année de turbulences

L’horizon pétrolier, illuminé, après une année noire en 1998, par une hausse éclair de 50 % des cours du brut, s’annonce plus serein avec des fluctuations de prix réduites grâce à la chute des coûts de production et une meilleure cohésion au sein de l’Opep. Grâce à la réduction de production des États pétroliers annoncée le 23 mars à Vienne — plus de 2,1 millions de barils par jour dont 1,7 mbj pour l’Opep —, les cours du Brent (qualité de référence de la mer du Nord), qui avaient chuté à 10 dollars le baril en décembre, atteignent 15 dollars à la mi-avril. Le scénario probable est celui d’une période assez longue de prix modérés, évoluant ensuite en «montagnes russes», comme dans les décennies 1970 et 1980, avec des sommets moins élevés et des creux plus profonds, estime Pierre Terzian, directeur de l’hebdomadaire Pétrostatégies. La chute des coûts de production, grâce aux progrès révolutionnaires des techniques d’exploration, a réduit de moitié l’amplitude des fluctuations possibles de prix. L’accord de Vienne devrait équilibrer l’offre, dopée aussi par l’ouverture aux compagnies pétrolières étrangères de zones jusqu’ici fermées, et la demande. À condition, que se maintiennent la cohésion de l’Opep, qui couvre 37 % des besoins mondiaux de brut, et une entente politique minimale entre Ryad et Téhéran. Si les coupes proposées étaient respectées à 75 %, l’offre sera inférieure à la demande sur la zone Opep, estime BNP Equities dans un rapport sur le secteur pétrolier en Europe. Les stocks devraient se dégonfler, éliminant la principale cause du bas niveau des cours l’an dernier. Autre responsable de la baisse, la demande mondiale de pétrole, stagnante en 1998, devrait augmenter en 1999. D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), elle passera à 95 mbj vers 2010 et à 112 mbj d’ici à 2020. Les dépassements «traditionnels» des engagements de réduction de l’Opep empêcheront les prix de remonter durablement, ajoute BNP Equities. À plus long terme, des tensions peuvent apparaître au niveau de l’offre et entraîner des hausses de prix, relève cependant Pierre Terzian. Mais il est peu probable que l’on revienne à des niveaux supérieurs à 20 dollars. Les compagnies pétrolières tablent sur un Brent à 13 ou 14 dollars et la plupart des pays producteurs misent sur 11 à 13 dollars. Si la modération des prix dure plus de deux ou trois ans, les capacités de production dans les zones coûteuses (mer du Nord, Caspienne...) ou nouvelles risquent de stagner puis de reculer, estime M. Terzian. Le «manque à produire» pourrait atteindre 3 à 4 mbj dans la zone non-Opep. L’Arabie séoudite, «maîtresse» du quart des réserves mondiales connues, et d’autres pays Opep devraient alors augmenter leur production pour satisfaire la demande et empêcher qu’une flambée des prix ne vienne compromettre des positions commerciales durement conquises. Certains, comme la banque d’investissement américaine Prudential Securities, envisagent aussi que le déclin de la production non Opep, au rythme de 5,8 % par an, et les prix modérés du pétrole puissent entraîner un nouveau choc pétrolier vers 2002.
L’horizon pétrolier, illuminé, après une année noire en 1998, par une hausse éclair de 50 % des cours du brut, s’annonce plus serein avec des fluctuations de prix réduites grâce à la chute des coûts de production et une meilleure cohésion au sein de l’Opep. Grâce à la réduction de production des États pétroliers annoncée le 23 mars à Vienne — plus de 2,1 millions de barils par jour dont 1,7 mbj pour l’Opep —, les cours du Brent (qualité de référence de la mer du Nord), qui avaient chuté à 10 dollars le baril en décembre, atteignent 15 dollars à la mi-avril. Le scénario probable est celui d’une période assez longue de prix modérés, évoluant ensuite en «montagnes russes», comme dans les décennies 1970 et 1980, avec des sommets moins élevés et des creux plus profonds, estime Pierre Terzian,...