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Actualités - Chronologie

Schroeder très discret sur le plan de paix allemand

Le chancelier allemand Gerhard Schroeder s’est montré très discret jeudi, devant les députés, sur le plan de paix élaboré par Bonn pour rétablir la paix au Kosovo et évoqué mercredi à Bruxelles lors d’un sommet spécial de l’Union européenne. Évoquant la nécessité que Belgrade accepte immédiatement et sans réserve les exigences de la communauté internationale, M. Schroeder a simplement déclaré : «C’est après et seulement après que l’on pourra suspendre les mesures militaires de l’Otan et ouvrir la voie à une solution politique. C’est ce que le ministre allemand des Affaires étrangères (Joschka Fischer) a mis au point et proposé». M. Schroeder a défendu la poursuite des frappes militaires de l’Otan en Yougoslavie, «nécessaires et justifiées» selon lui. Le «président criminel» de la Yougoslavie «a trompé son peuple et la communauté internationale», a-t-il martelé. Il a aussi défendu l’idée d’un plan Marshall pour les Balkans. M. Schroeder, dont le pays exerce la présidence de l’UE, a réaffirmé le soutien de l’Union à l’initiative de médiation du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan. «Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE soutiennent l’initiative et s’engagent pour une résolution du Conseil de sécurité». Il a ajouté que le gouvernement allemand était prêt à rencontrer le représentant spécial du président russe Boris Eltsine pour la Yougoslavie, Viktor Tchernomyrdine. Les pays occidentaux doivent consentir des «efforts solidaires» avec la population des Balkans. «C’était le sujet à Bruxelles (mercredi) et ça le sera lors des Conseils des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères de l’UE» à venir, a-t-il dit. «La présidence allemande de l’Union européenne a proposé un pacte de stabilité pour les Balkans, un pacte auquel les pays partenaires veulent travailler. Il s’agit d’une véritable alternative au nationalisme fasciste», a-t-il ajouté. Le plan de paix conçu par Bonn prévoit notamment le vote par l’Onu d’une résolution fondée sur des propositions du G-8 : retrait des forces militaires, paramilitaires et policières yougoslaves du Kosovo, arrêt en parallèle des hostilités de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) et son maintien sur ses positions du moment, mise sur pied d’une force internationale de paix, début le plus rapide possible du travail des organisations humanitaires, retour des réfugiés aussitôt que les troupes yougoslaves ont quitté le territoire, mise en place d’une administration transitoire approuvée par les Nations unies jusqu’à un règlement politique définitif.
Le chancelier allemand Gerhard Schroeder s’est montré très discret jeudi, devant les députés, sur le plan de paix élaboré par Bonn pour rétablir la paix au Kosovo et évoqué mercredi à Bruxelles lors d’un sommet spécial de l’Union européenne. Évoquant la nécessité que Belgrade accepte immédiatement et sans réserve les exigences de la communauté internationale, M. Schroeder a simplement déclaré : «C’est après et seulement après que l’on pourra suspendre les mesures militaires de l’Otan et ouvrir la voie à une solution politique. C’est ce que le ministre allemand des Affaires étrangères (Joschka Fischer) a mis au point et proposé». M. Schroeder a défendu la poursuite des frappes militaires de l’Otan en Yougoslavie, «nécessaires et justifiées» selon lui. Le «président criminel» de la...