Opposition de la presse russe contre l'union slave
le 14 avril 1999 à 00h00
La presse réformatrice russe a fait preuve mardi d’une opposition retenue à l’idée de l’adhésion de la RFY à l’union Bélarus-Russie, votée lundi par le Parlement yougoslave. «Personne ne parle du prix d’une telle union (...), personne ne dit non plus qu’en acceptant l’union avec Milosevic, Moscou devra se préparer à une guerre», écrit le quotidien Segodnia. «L’état de guerre signifiera pour la Russie un changement de son régime politique, économique et social», ajoute l’éditorialiste. «En poussant Belgrade à l’union avec la Russie, la gauche russe a obtenu le fait que l’éclatement de la fédération yougoslave est devenu plus vraisemblable que jamais», estime Segodnia. «Cette agitation à Moscou autour de l’intégration risque de nuire beaucoup à la Fédération de Russie», dont «les républiques musulmanes refuseront de s’unir avec un État qui effectue des purges ethniques contre le peuple musulman», poursuit le quotidien. Selon l’hebdomadaire Moskovskiïe Novosti, les nationalistes et les communistes sont à l’origine de «l’idée d’une union politique avec Belgrade». «L’union politique entre les communistes russes et serbes existe depuis longtemps. Celle à laquelle on nous appelle aujourd’hui ne fera pas long feu», ajoute l’hebdomadaire. «Soit ce plan stratégique réussit, et c’est la Troisième Guerre mondiale qui commence, soit Milosevic nous tournera le dos une fois de plus», conclut l’hebdomadaire. Le quotidien Vremia dénonce «les vrais motifs» poussant Belgrade vers l’union Russie-Bélarus : «l’article 2 du Traité russo-bélarusse garantit la sécurité et la capacité de défense militaire des pays membres». Le journal communiste Sovietskaïa Rossia, pourtant militant de la première heure d’un rapprochement entre Moscou et Belgrade, se contente de publier mardi les dépêches des agences annonçant le vote favorable du Parlement yougoslave.
La presse réformatrice russe a fait preuve mardi d’une opposition retenue à l’idée de l’adhésion de la RFY à l’union Bélarus-Russie, votée lundi par le Parlement yougoslave. «Personne ne parle du prix d’une telle union (...), personne ne dit non plus qu’en acceptant l’union avec Milosevic, Moscou devra se préparer à une guerre», écrit le quotidien Segodnia. «L’état de guerre signifiera pour la Russie un changement de son régime politique, économique et social», ajoute l’éditorialiste. «En poussant Belgrade à l’union avec la Russie, la gauche russe a obtenu le fait que l’éclatement de la fédération yougoslave est devenu plus vraisemblable que jamais», estime Segodnia. «Cette agitation à Moscou autour de l’intégration risque de nuire beaucoup à la Fédération de Russie», dont «les...
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