Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Téhéran sous le choc après l'assassinat du général Chirazi (photo)

L’Iran était toujours sous le choc au surlendemain de l’assassinat du général Ali Sayad Chirazi, l’un des plus hauts gradés iraniens, revendiqué par les ennemis jurés du régime islamique, les Moudjahidine du Peuple, basés en Irak. La classe politique iranienne, toutes tendances confondues, a condamné «ce nouveau crime abominable des hypocrites», terme désignant dans la terminologie officielle les Moudjahidine du Peuple, principal mouvement d’opposition armée au régime. Selon la radio, des centaines de personnes ont défilé au domicile du militaire pour exprimer leurs condoléances à sa famille, selon la radio. Les obsèques officielles du général Chirazi ont eu lieu lundi matin devant le quartier général de l’état-major des forces armées iraniennes. Les médias ont appelé la population à venir rendre un dernier hommage à ce «héros de l’armée». Le président réformateur Mohammad Khatami a salué, dans un message de condoléances, la mémoire de cet «enfant courageux de l’islam». De nombreux députés ont signé une pétition dans laquelle ils ont dénoncé «les terroristes à la solde des États-Unis et des sionistes». Le président du Parlement Ali Akbar Nategh-Nouri, chef de file du courant conservateur, a critiqué dimanche les États-Unis et les autres pays occidentaux «pour soutenir ce groupe criminel et terroriste». Basés en Irak, les Moudjahidine du Peuple sont l’émanation militaire du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) de M. Massoud Radjavi, qui possède plusieurs antennes dans la plupart des capitales occidentales. «Que peuvent dire les pays qui soutiennent ces terroristes criminels et leur accordent refuge?», a déclaré M. Nategh-Nouri devant le Parlement. Dès samedi, le numéro un iranien, le guide suprême Ali Khamenei, a qualifié les Moudjahidine de «mercenaires corrompus» de l’Occident. «Ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’un fidèle serviteur de la foi divine tombe en martyr par les mains sales, criminelles et corrompues des mercenaires à la solde des ennemis de l’islam», écrit l’ayatollah Ali Khamenei dans un message de condoléances à la nation et à la famille. L’ayatollah Khamenei s’en est également pris aux dirigeants occidentaux, les accusant de «se servir de terroristes pour assassiner des révolutionnaires» et de chercher à «dominer la république islamique». Le général Chirazi venait d’être promu la semaine dernière par l’ayatollah Khamenei, qui est également commandant en chef suprême des forces armées. La disparition de cette personnalité militaire de premier rang constitue un coup dur aux forces armées au moment où elles s’apprêtent à célébrer leur Journée nationale par un important défilé militaire, le 18 avril. La télévision d’État a consacré une émission spéciale sur l’officier et son rôle durant la guerre Iran-Irak (1980-88) en montrant longuement des images de sa dépouille ensanglantée sur un lit d’un hôpital militaire. Homme de terrain et spécialiste de l’artillerie et des grandes opérations terrestres, ce militaire avait dirigé personnellement la plupart des grandes offensives de l’armée de terre durant le conflit Iran-Irak. La presse pour sa part s’est déchaînée dimanche contre «l’attentat aveugle» des Moudjahidine, tout en s’interrogeant sur les solutions pour remédier à la violence. Le quotidien Jomhouri Islami, proche des intégristes, pressait les dirigeants iraniens de «prendre conscience des complots des ennemis du régime», mais aussi de leurs «agents infiltrés», un terme qui désigne généralement les politiciens et intellectuels libéraux. Le journal réformateur Sobh-e-Emrouz, à l’inverse, estimait que «la violence est un résultat de l’absence d’ouverture de la vie politique et de la société civile».
L’Iran était toujours sous le choc au surlendemain de l’assassinat du général Ali Sayad Chirazi, l’un des plus hauts gradés iraniens, revendiqué par les ennemis jurés du régime islamique, les Moudjahidine du Peuple, basés en Irak. La classe politique iranienne, toutes tendances confondues, a condamné «ce nouveau crime abominable des hypocrites», terme désignant dans la terminologie officielle les Moudjahidine du Peuple, principal mouvement d’opposition armée au régime. Selon la radio, des centaines de personnes ont défilé au domicile du militaire pour exprimer leurs condoléances à sa famille, selon la radio. Les obsèques officielles du général Chirazi ont eu lieu lundi matin devant le quartier général de l’état-major des forces armées iraniennes. Les médias ont appelé la population à venir rendre un...