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Actualités - Reportages

Musique - Au Casino Rondo Veneziano : un amalgame qui plaît (photos)

Au Casino, Rondo Veneziano. Une musique de charme, légère, dansante. Qui mêle les arpèges ou staccati sauce Vivaldi à une percussion discrète du genre synthétiseur. Les violons y sont bien sûr. Car ce groupe original, fondé par Gian Piero Reverberi en 1979, comprend 30 musiciens. Dont neuf en habit XVIIIe siècle. Le public, plutôt jeune, s’est montré réceptif à ces mélodies faussement «classiques». Entrée. Les musiciens-musiciennes en smoking noir ou robes du soir s’installent. Suivis de leurs camarades en habit d’époque : perruques poudrées, manches et collerettes en dentelle, robes de satin ou de velours mordoré. Le guitariste et le batteur sont en culotte bouffante et en col à jabots. Les violons, les violoncelles et le piano donnent le la. Et c’est parti pour deux heures de musique. Magico Incontro est une mélodie aussi légère et dansante qu’une première rencontre amoureuse. La batterie et la guitare électrique marquent un tempo qui s’endiable et s’accélère. La Gioia, extraite du Marco Polo de Reverberi, est une douce mélopée. La mélancolie qui s’y déploie crée comme une plage de calme entre deux rythmes effrénés. Arazzi est un allegro sur lequel on imagine aisément tout une cour se trémousser. Scaramucce sont de petits pas de mouches, notes égrenées comme des gouttes de rosée. Pour la série des zodiaques, le maestro se met au piano. Lion, scorpion, bélier, gémeaux, les morceaux défilent sur un rythme soutenu. Splendeur de Venise clôture cette première partie. Avec cette composition, le bal italien déploie ses fastes en musique. La deuxième partie est aussi mélodique que la première. Le maestro se prend au jeu, dirige aussi bien l’orchestre que le public. Alternant phrases musicales pures et applaudissements cadencés. Et un final en forme de comédie : le maestro, mimé par un des violonistes, se déchaîne. Deux infirmiers entrent en scène pour emmener le dément. Le conductor se retrouve encadré par les blouses blanches, direction l’asile. Le mélange des genres, c’est le secret de la réussite du Rondo Veneziano.
Au Casino, Rondo Veneziano. Une musique de charme, légère, dansante. Qui mêle les arpèges ou staccati sauce Vivaldi à une percussion discrète du genre synthétiseur. Les violons y sont bien sûr. Car ce groupe original, fondé par Gian Piero Reverberi en 1979, comprend 30 musiciens. Dont neuf en habit XVIIIe siècle. Le public, plutôt jeune, s’est montré réceptif à ces mélodies faussement «classiques». Entrée. Les musiciens-musiciennes en smoking noir ou robes du soir s’installent. Suivis de leurs camarades en habit d’époque : perruques poudrées, manches et collerettes en dentelle, robes de satin ou de velours mordoré. Le guitariste et le batteur sont en culotte bouffante et en col à jabots. Les violons, les violoncelles et le piano donnent le la. Et c’est parti pour deux heures de musique. Magico Incontro est...