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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Paris-Roubaix Le belge Frank Vandenbroucke sera au départ

À l’inverse de la plupart des champions, le Belge Frank Vandenbroucke (Cofidis) a décidé de participer dimanche à Paris-Roubaix, la «reine des classiques». Vandenbroucke, deuxième du Tour des Flandres dimanche dernier, a insisté pour s’aligner au départ de la grande classique française qui compte pour la Coupe du monde de cyclisme. «Dans un premier temps, il n’était pas prévu», a expliqué jeudi son directeur sportif Bernard Quilfen. «Mais, il y a une quinzaine de jours, il a souhaité figurer sur la liste des remplaçants. Puis, il a demandé à faire partie de l’équipe». Alors que la plupart des meilleurs coureurs mondiaux désertent la course légendaire, «VDB» s’est montré sensible au prestige de Paris-Roubaix. «Il y a un beau challenge à relever», a estimé son directeur sportif. L’équipe Cofidis n’avait pas retenu initialement son chef de file à cause des risques de chute sur la course. Par conséquent, «VDB» aura un programme modifié la semaine prochaine puisqu’il fera l’impasse sur la Flèche Wallonne, prévue mercredi, avant de revenir pour Liège-Bastogne-Liège (18 avril). Quant à Philippe Gaumont, qui souffre d’une grosse entorse à un poignet après sa chute au Tour des Flandres, une décision sera prise samedi matin à la veille du départ de Compiègne. En cas de forfait, le Picard serait remplacé par l’Estonien Janek Tombak. Le sauvetage des pavés d’antan Les plus célèbres pavés du monde sont toujours en danger. Six ans après l’annonce de leur classement, les «Amis de Paris-Roubaix» espèrent toujours parvenir à les... sauver. Noirs et disjoints dans la trouée d’Arenberg, clairs et biseautés sur les chemins d’Orchies, les pavés ont provoqué la révolution des esprits dans le Nord. Désormais, la région assume avec fierté son patrimoine. Mais la menace de leur disparition continue à peser alors que tout semblait réglé depuis 1993 et l’annonce en grande pompe par Ségolène Royal, ministre de l’Environnement de l’époque, d’une procédure de classement. «Les aléas de la politique sans doute, cette intention n’a jamais été suivie d’effet», explique Jean-Marie Leblanc, doublement concerné en tant que Nordiste et directeur de la course. «Mis à part la tranchée d’Arenberg dans le Valenciennois, aucun des autres secteurs n’est classé». Depuis une vingtaine d’années, le problème est resté entier. Comment sauvegarder ces pavés d’un autre âge, guettés par le goudron, le bitume, le modernisme galopant de la civilisation urbaine ? Comment protéger ces chemins de campagne, empruntés une fois l’an par la plus folle et la plus réputée des courses cyclistes. L’ouverture est venue finalement du ministère de la Jeunesse et des Sports, relayé par ses homologues de l’Environnement et du Tourisme, qui consista à remettre l’ouvrage sur le métier. Toutes les bonnes volontés furent réunies à Roubaix courant mars et les élus des villes concernées se mirent d’accord pour une nouvelle procédure, sous la forme d’une convention de sauvegarde patrimoniale. «On avait honte» «Il ne s’agit plus d’un itinéraire-type, souligne Jean-Marie Leblanc, mais de plusieurs secteurs qui se situent sur l’axe de Paris-Roubaix entre Valenciennes et Roubaix. Nous allons négocier au coup par coup avec ceux qui sont responsables, le Conseil général pour les chemins départementaux, les maires pour les chemins communaux et parfois... personne». Des chemins fantômes existeraient-ils dans le Nord ? «Il y a des beaux secteurs qui existent, sourit le directeur de l’épreuve, mais on ne les utilise pas parce qu’il manque au bout de 200 mètres de bitume pour les relier à une autre portion de l’itinéraire. L’opération sera pilotée par le Conseil général, avec l’accord du ministère de la Jeunesse et des Sports, et de la Communauté urbaine de Lille sur le territoire de laquelle sont situés les derniers secteurs les plus menacés. Il reviendra aux Amis de Paris-Roubaix, à la Société du Tour de France de les recenser». À entendre le directeur du Tour, sa voix témoigne d’un grand soulagement sur ce sujet fondamental pour la survie de la course. «Il y a vingt ans, rappelle-t-il, on avait honte de ces pavés. Aujourd’hui, on en est fier. À la communauté urbaine de Lille, par exemple, survivait l’idée que Paris-Roubaix était nuisible à l’image du Nord. La tendance a été inversée. De la même façon qu’on restaure, qu’on préserve les belles vieilles fermes de brique rouge, il faut laisser à nos successeurs quelques secteurs de beaux pavés. C’est leur laisser des marques de notre civilisation, tout simplement de notre passage».
À l’inverse de la plupart des champions, le Belge Frank Vandenbroucke (Cofidis) a décidé de participer dimanche à Paris-Roubaix, la «reine des classiques». Vandenbroucke, deuxième du Tour des Flandres dimanche dernier, a insisté pour s’aligner au départ de la grande classique française qui compte pour la Coupe du monde de cyclisme. «Dans un premier temps, il n’était pas prévu», a expliqué jeudi son directeur sportif Bernard Quilfen. «Mais, il y a une quinzaine de jours, il a souhaité figurer sur la liste des remplaçants. Puis, il a demandé à faire partie de l’équipe». Alors que la plupart des meilleurs coureurs mondiaux désertent la course légendaire, «VDB» s’est montré sensible au prestige de Paris-Roubaix. «Il y a un beau challenge à relever», a estimé son directeur sportif. L’équipe Cofidis...