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Actualités - Reportages

L'éducation : un lourd fardeau pour les parents (photos)

L’éducation, qui est l’un des facteurs principaux du développement humain, joue un rôle prépondérant dans l’intégration des jeunes en société, surtout au Liban. Elle peut être même une condition de survie dans les diverses sociétés du pays. Pour cette raison, les parents libanais sont prêts à tous les sacrifices pour assurer une bonne éducation scolaire et universitaire à leurs enfants. Au cours des vingt-cinq dernières années, la scolarisation a augmenté d’une manière significative. D’un taux s’élevant à 37 %, pour les 6-24 ans en 1970, la moyenne nationale a haussé pour atteindre 43 %. Plus important encore, la différence entre la scolarisation des filles et des garçons, qui était en faveur de ces derniers, a été éliminée en 1996. En effet, en 1970, dans le cadre de l’éducation primaire, la balance penchait de 6 % du côté des garçons. 85 % étaient inscrits à l’école primaire contre 79 % de petites filles. En 1996, le taux pour les deux sexes s’élevait à 84 %. Pour les cycles complémentaires et secondaires, ce sont les filles qui l’emportent (légèrement) actuellement avec les taux suivants : 49 % de filles contre 43 % de garçons inscrits au cycle complémentaire et 31 % des filles contre 28 % de garçons au cycle secondaire. Sur le plan universitaire, où les inscrits formaient 16 % des jeunes hommes et 4 % des jeunes filles en 1970, la différence a été également éliminée pour atteindre les 18 % pour les deux sexes. Cette élimination de la différence entre les sexes, dans le cadre de la scolarisation, a été enregistrée dans tous les mohafazats du pays. Cependant, le taux de scolarisation demeure fort différent entre les divers mohafazats. À Beyrouth, il atteint 75 %, tandis qu’au Liban-Nord il est de 62 %. C’est l’accès aux universités qui devient problématique au niveau des mohafazats. 70 % des étudiants au Liban sont inscrits dans une université du Grand-Beyrouth, tandis que 30 % suivent des cours dans des universités situées dans d’autres régions du pays. Le coût de l’éducation joue lui aussi un rôle dans l’accès aux études académiques. Une étude publiée par l’Administration centrale de la statistique démontre qu’une famille dépense 1 800 dollars par an sur la scolarisation d’un enfant, soit 13 % des dépenses familiales. Cependant, ces taux varient considérablement selon les institutions publiques ou privées. Dans une école publique, les frais de scolarisation (livres, inscriptions, fournitures…) s’élèvent à 330 dollars par enfant et par an, mais à 1 960 dans les écoles privées. Cette différence devient plus importante sur le plan universitaire. Les dépenses annuelles d’un étudiant de l’Université libanaise (publique) s’élèvent en moyenne à 567 dollars, celles d’un étudiant d’une université privée à 5 000 dollars. «Comme beaucoup de parents, même ceux ayant des revenus modestes, placent leurs enfants dans des écoles privées, le coût de l’éducation devient excessif», souligne le rapport du Pnud. À l’UL, beaucoup d’appelés peu d’élus En 1996, le pays comptait 2 876 écoles et universités publiques et privées. Le taux de scolarisation était de loin plus élevé dans les écoles privées : 71 % dans le primaire, 60 % dans le complémentaire et 58 % dans le secondaire. Sur le plan universitaire, c’est l’Université libanaise (UL) qui l’emporte sur les autres avec un taux d’inscription, pour l’année 1995-96, de 56 % (des étudiants du pays). Il faut noter cependant que beaucoup d’étudiants inscrits à l’UL quittent l’université sans être parvenus à décrocher un diplôme. Ainsi, au cours de la même année, uniquement 7 % des inscrits à l’UL ont eu des diplômes, contre 26 % des étudiants inscrits à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), et 30 % des étudiants inscrits à l’Université Saint-Joseph (USJ). Pour juger de la qualité de l’éducation, il faut considérer le ratio relatif au nombre d’étudiants sur le nombre des enseignants. Il est de 8 dans les écoles publiques et de 16 dans les écoles privées. «L’inflation des enseignants dans le secteur public est due essentiellement à des considérations politiques et non académiques», souligne le rapport du Pnud. L’inflation des professeurs d’université est également significative à l’Université libanaise. D’autres facteurs entrent en jeu pour évaluer la qualité de l’éducation : comme le niveau académique des enseignants. «Presque la moitié des enseignants rattachés aux écoles publiques n’a pas de diplôme universitaire», indique le rapport. Les données ne sont pas disponibles à ce sujet dans le secteur privé. Le taux de réussite aux examens officiels est également un facteur. Pour les épreuves du brevet par exemple, le taux de réussite des écoles privées est de 75 % du nombre des inscrits tandis que celui des écoles publiques chute à 50 %. Pour les épreuves du baccalauréat, ce taux est très différent. Il atteint 66 % pour le privé et 64 % pour le public. Le rapport du Pnud indique que ce dernier taux de réussite, proche de celui des écoles privées, est le fruit des efforts des enseignants du secteur public pour préparer (au cours de l’année entière) leurs étudiants aux épreuves finales, sans se concentrer sur l’éducation en général. De plus, ces enseignants sont eux-mêmes les correcteurs des épreuves du baccalauréat. Ils connaissent donc mieux que les autres ce type d’examens. Le choix des spécialisations universitaires des étudiants libanais est, selon les données de l’UL, comme suit : 40 % des inscrits suivent des études en sciences humaines, 28 % des cours de droit, 21 % choisissent le domaine des sciences, notamment la médecine et 4 % les branches techniques (génie et agriculture). Jusqu’à présent, 70 % des élèves suivent des cours dans des écoles francophones et 30 % dans des établissements anglophones. Sur le plan universitaire, la langue principale de l’UL est l’arabe avec quelques cours dispensés en français ou en anglais. Cependant, dans les domaines scientifiques, la langue principale est généralement le français. L’inscription dans les universités privées dispensant des cours exclusivement en français ou en anglais atteint les 28 %. Seuls 3 % des étudiants universitaires suivent des cours uniquement en arabe.
L’éducation, qui est l’un des facteurs principaux du développement humain, joue un rôle prépondérant dans l’intégration des jeunes en société, surtout au Liban. Elle peut être même une condition de survie dans les diverses sociétés du pays. Pour cette raison, les parents libanais sont prêts à tous les sacrifices pour assurer une bonne éducation scolaire et universitaire à leurs enfants. Au cours des vingt-cinq dernières années, la scolarisation a augmenté d’une manière significative. D’un taux s’élevant à 37 %, pour les 6-24 ans en 1970, la moyenne nationale a haussé pour atteindre 43 %. Plus important encore, la différence entre la scolarisation des filles et des garçons, qui était en faveur de ces derniers, a été éliminée en 1996. En effet, en 1970, dans le cadre de l’éducation primaire, la...