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Actualités - Communiques Et Declarations

Le pape demande à Belgrade l'ouverture d'un couloir humanitaire

Jean-Paul II a demandé à Belgrade l’ouverture d’un «couloir humanitaire» au Kosovo et lancé un appel à «rompre la spirale diabolique des vengeances et des absurdes conflits fratricides». Dans son message de Pâques, prononcé avant de donner sa bénédiction «urbi et orbi», à la fin d’une messe célébrée place Saint-Pierre à Rome, le chef de l’Église catholique a conjuré les parties concernées à arrêter «de verser cruellement le sang de l’homme» et invoqué «le don précieux de la paix» pour «la terre martyrisée du Kosovo». En annonçant la résurrection du Christ le jour de Pâques, le pape s’est demandé comment l’on pouvait faire retentir ce message de joie et d’espérance «quand la tristesse et les larmes inondent tant de régions du monde ?». «Comment, a-t-il ajouté, parler de paix quand les populations sont contraintes à fuir, quand on fait la chasse aux hommes et que l’on incendie leurs habitations ?». «Arrêtez, s’est-il exclamé, de verser cruellement le sang de l’homme!». «Quand donc, a-t-il dit, se rompra la spirale diabolique des vengeances et des absurdes conflits fratricides ?». Le souverain pontife a invoqué «le don précieux de la paix avant tout pour la terre du Kosovo, où les larmes et le sang continuent à se mêler en un dramatique scénario de haine et de violence». «Je pense, a-t-il affirmé, à ceux qui sont tués, à ceux qui restent sans toit, à ceux qui sont arrachés à leurs familles, à ceux qui sont contraints de fuir au loin». Il a demandé «que se mobilise la solidarité de tous pour que puissent enfin parler la fraternité et la paix». «Comment rester insensibles, s’est exclamé encore le pape, devant le flot douloureux d’hommes et de femmes du Kosovo qui frappent à nos portes implorant notre aide ?». «En ce jour saint, a-t-il dit, je me sens le devoir d’adresser un appel chargé de tristesse aux autorités de la République fédérale de Yougoslavie, afin qu’elles permettent l’ouverture d’un couloir humanitaire qui permettra d’apporter une aide aux populations massées sur la frontière du Kosovo». «Pour des actions de solidarité, il ne peut exister de frontières; les couloirs de l’espérance sont toujours un devoir». Jean-Paul II a par ailleurs évoqué «les préoccupants foyers de guerre» qui «tardent à s’éteindre» dans des régions d’Afrique ainsi que «les dangereuses tensions sociales» qui «ne s’apaisent pas» en Asie. Il a fait également allusion «aux pays de l’Amérique latine qui s’attachent à progresser sur un chemin difficile et accidenté pour arriver à plus de justice et de démocratie». Le souverain pontife a demandé aux responsables de «ne pas démissionner» face «aux signes persistants de la guerre, aux nombreuses et douloureuses défaites de la vie». «La paix, a-t-il déclaré, est possible, la paix est un devoir, la paix est la responsabilité primordiale de tous». «Puisse l’aube du troisième millénaire, a-t-il souhaité, voir se lever une ère nouvelle où le respect pour tout homme et la solidarité fraternelle entre les peuples remporteront, avec l’aide de Dieu, la victoire sur la culture de la haine, de la violence et de la mort». Il a ensuite souhaité «bonne fête de Pâques, dans la joie et la paix du Christ ressuscité», en 61 langues et idiomes, y compris toutes les langues slaves, notamment le serbe et l’albanais. Le pape a consacré sa messe à «la terre martyrisée du Kosovo» et aux réfugiés. En invitant les personnalités présentes et les 30 000 pèlerins «à prier afin que dans les Balkans (...) les armes se taisent et les négociations reprennent». La Place Saint-Pierre avait été transformée en jardin par des horticulteurs néerlandais. Présents depuis 14 ans pour la célébration pascale, ils ont utilisé à cette occasion 15 000 tulipes de 11 couleurs, 2 500 jacinthes, 2 800 narcisses ainsi que des milliers d’œillets, lys et rhododendrons. L’autel a été décoré de tulipes et narcisses, la loggia papale de bouquets de marguerites jaunes et blanches, les couleurs du Vatican, et de roses parfumées. La cérémonie a été diffusée en mondovision dans 50 pays d’Europe, d’Asie, des Amériques, d’Afrique et d’Océanie.
Jean-Paul II a demandé à Belgrade l’ouverture d’un «couloir humanitaire» au Kosovo et lancé un appel à «rompre la spirale diabolique des vengeances et des absurdes conflits fratricides». Dans son message de Pâques, prononcé avant de donner sa bénédiction «urbi et orbi», à la fin d’une messe célébrée place Saint-Pierre à Rome, le chef de l’Église catholique a conjuré les parties concernées à arrêter «de verser cruellement le sang de l’homme» et invoqué «le don précieux de la paix» pour «la terre martyrisée du Kosovo». En annonçant la résurrection du Christ le jour de Pâques, le pape s’est demandé comment l’on pouvait faire retentir ce message de joie et d’espérance «quand la tristesse et les larmes inondent tant de régions du monde ?». «Comment, a-t-il ajouté, parler de paix...