Chevardnadzé se défend : la Géorgie n'abrite pas les rebelles tchéchènes
le 30 novembre 1999 à 00h00
Le président géorgien Édouard Chevardnadze a déclaré lundi à Tbilissi qu’en aucun cas la Géorgie ne constituait «un refuge pour les rebelles tchétchènes», répondant à des accusations venues de Moscou. «Aucune personne saine d’esprit ne pourra croire que la Géorgie, qui a tant souffert du terrorisme, peut devenir un refuge pour les rebelles tchétchènes», a dit M. Chevardnadze. Le président géorgien a également promis de donner aux médias russes la possibilité de visiter la gorge d’Argoun, qui traverse la frontière entre la Géorgie et la Tchétchénie au sud de la république indépendantiste russe, en garantissant leur sécurité. M. Chevardnadze a cependant repoussé la possibilité d’envoyer des forces géorgiennes à la frontière tchétchène pour aider l’armée fédérale russe à la contrôler. «Ce serait une erreur militaire, politique et même stratégique qui pourrait entraîner des conséquences tragiques», selon le président géorgien, cité par l’agence Interfax. Moscou accuse la Géorgie de permettre le passage vers la Tchétchénie d’armes et de mercenaires et elle a évoqué l’idée d’instaurer un régime de visas pour les ressortissants azerbaïdjanais et géorgiens. «On prévoit de fermer la frontière avec la Géorgie et d’autres secteurs pour que les rebelles n’aient pas de soutien extérieur», a également déclaré le général Anatoli Kvachnine, chef d’état-major des armées russes, alors que la Russie intensifie ses pilonnages sur la Tchétchénie. La fermeture par la Russie de sa frontière avec la Géorgie risque de détériorer un peu plus les relations délicates entre les deux anciennes républiques soviétiques. Le 20 novembre dernier, Tbilissi avait annoncé l’installation d’unités de défense antiaérienne à sa frontière avec la Tchétchénie, en raison de violations de son espace aérien et du mitraillage d’un poste-frontière par des hélicoptères russes. «Nous ne sommes pas seulement des voisins avec la Russie, nous sommes des amis», a cependant déclaré M. Chevardnadze lundi afin de calmer les esprits.
Le président géorgien Édouard Chevardnadze a déclaré lundi à Tbilissi qu’en aucun cas la Géorgie ne constituait «un refuge pour les rebelles tchétchènes», répondant à des accusations venues de Moscou. «Aucune personne saine d’esprit ne pourra croire que la Géorgie, qui a tant souffert du terrorisme, peut devenir un refuge pour les rebelles tchétchènes», a dit M. Chevardnadze. Le président géorgien a également promis de donner aux médias russes la possibilité de visiter la gorge d’Argoun, qui traverse la frontière entre la Géorgie et la Tchétchénie au sud de la république indépendantiste russe, en garantissant leur sécurité. M. Chevardnadze a cependant repoussé la possibilité d’envoyer des forces géorgiennes à la frontière tchétchène pour aider l’armée fédérale russe à la contrôler....
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.