Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Croatie Zagreb est entré dans l'après-Tudjman

La Croatie est entrée dans l’après-Tudjman, le pouvoir ayant finalement admis, la semaine dernière, l’incapacité du père de l’indépendance, hospitalisé depuis trois semaines, et probablement à l’agonie. La Cour constitutionnelle, saisie par le gouvernement, a confirmé «l’incapacité temporaire» du chef de l’État dont l’intérim a été aussitôt confié au président du Parlement, Vlatko Pavletic. La Communauté démocratique croate (HDZ), qui voulait encore croire ces derniers jours, du moins en public, à un rétablissement de son chef historique, s’est rendue aux raisons des médecins qui ne cachent plus la gravité de l’état de Franjo Tudjman. M. Tudjman, 77 ans, qui lutte depuis plusieurs années contre un cancer du système digestif, a été hospitalisé le 1er novembre pour une perforation intestinale. On n’a vu depuis aucune image de lui. Communiqués officiels et révélations indépendantes ont décrit, au fur et à mesure des complications ayant suivi l’opération, l’affaiblissement de ses organes vitaux. Sa famille ne quitte plus son chevet et le pays attend désormais l’annonce de sa mort. M. Pavletic va devoir relancer le processus politique, paralysé par la maladie de M. Tudjman dans un système présidentiel marqué par l’autoritarisme du chef de l’État. Son premier acte a été d’annoncer une nouvelle date pour les élections législatives, qui devaient avoir lieu le 22 décembre, mais dont M. Tudjman n’a pas pu signer à temps le décret d’application. Le HDZ, donné facilement battu après neuf ans de pouvoir par une coalition de six partis d’opposition, avait choisi la proximité de Noël pour bénéficier du vote des membres de la diaspora, traditionnellement fidèles au parti, en visite chez leurs proches. Ses dirigeants avaient répété qu’ils voulaient des élections fin décembre ou au tout début janvier. Si M. Pavletic veut sauver cette option d’un scrutin lors des fêtes de fin d’année, il lui faut faire vite et signer le décret au minimum un mois avant les élections.`Les chefs de l’opposition avaient souhaité pour leur part que le scrutin ait lieu entre le 15 et la limite prévue par la Constitution, le 27 janvier. Parallèlement, le HDZ, dont les luttes internes entre modérés, partisans d’une ouverture vers l’UE, et radicaux nationalistes ont éclaté au grand jour depuis des mois, se prépare à choisir un candidat à la présidence. Les noms les plus souvent cités par les commentateurs sont ceux, côté modérés, du ministre des Affaires étrangères Mate Granic, et, côté radicaux, de Vladimir Seks, chef du groupe parlementaire. L’éditorialiste du quotidien indépendant Jutarnji List croyait savoir vendredi que M. Granic avait reçu le soutien de l’influent conseiller de M. Tudjman Ivic Pasalic, l’un des chefs de file des radicaux, à condition qu’il prenne la présidence de la République, mais ne revendique pas la succession de M. Tudjman à celle du HDZ. M. Granic, décrit en général comme manquant de charisme, a terminé surprenant premier d’un récent sondage sur les éventuels successeurs de M. Tudjman.
La Croatie est entrée dans l’après-Tudjman, le pouvoir ayant finalement admis, la semaine dernière, l’incapacité du père de l’indépendance, hospitalisé depuis trois semaines, et probablement à l’agonie. La Cour constitutionnelle, saisie par le gouvernement, a confirmé «l’incapacité temporaire» du chef de l’État dont l’intérim a été aussitôt confié au président du Parlement, Vlatko Pavletic. La Communauté démocratique croate (HDZ), qui voulait encore croire ces derniers jours, du moins en public, à un rétablissement de son chef historique, s’est rendue aux raisons des médecins qui ne cachent plus la gravité de l’état de Franjo Tudjman. M. Tudjman, 77 ans, qui lutte depuis plusieurs années contre un cancer du système digestif, a été hospitalisé le 1er novembre pour une perforation...