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Actualités - Chronologie

Berlusconi crie au complot politique

Le magnat italien de la communication, Silvio Berlusconi, a réitéré hier ses attaques contre les magistrats qui l’ont renvoyé une nouvelle fois en justice tout en se défendant de demander des privilèges ou une immunité. M. Berlusconi, dans une lettre adressée au quotidien de gauche l’Unita, réclame «le droit de chaque parlementaire de ne pas être jugé par un magistrat du camp opposé». «Le magistrat, normalement, une fois saisi d’un délit doit rechercher le coupable; or, dans mon cas, une fois le coupable désigné en ma personne, il s’est mis à la recherche fébrile et opiniâtre de délits à m’attribuer», dit-il. Le chef de la droite italienne se défend toutefois de vouloir bénéficier de privilèges. «Je n’ai jamais demandé des privilèges ou une immunité comme certains veulent le faire croire», affirme-t-il. Une polémique s’est déclenchée en Italie après que M. Berlusconi eût vivement mis en cause le magistrat du parquet de Milan qui a décidé de le faire juger dans une nouvelle affaire de corruption. «Certains magistrats sont un cancer de la démocratie à extirper en raison de l’usage politique qu’ils font de la justice», avait-il notamment dit. Le chef de la droite italienne mis en cause dans de nombreuses affaires judiciaires a toujours plaidé la cause du complot politique, accusant les magistrats d’être partiaux. Le chef du gouvernement de centre-gauche, Massimo D’Alema, s’est indigné des attaques du magnat de la communication, les jugeant «graves et inacceptables». Le président de la République Carlo Azeglio Ciampi a dû descendre dans l’arène en appelant l’ensemble des forces politiques de la péninsule à respecter la magistrature. «Un État démocratique et la stabilité de ses institutions se basent sur la séparation des pouvoirs et sur le plein respect des fonctions de chacun», a-t-il dit. Le président de l’Association nationale des magistrats (ANM), Mario Cicala, s’est félicité de l’intervention de M. Ciampi. M. Berlusconi sera jugé par le tribunal de Milan à partir du 9 mars 2000, quelques semaines avant les élections régionales, pour une affaire de corruption de juges. Il devra également comparaître devant d’autres tribunaux, pour deux différentes affaires de faux en écriture, en avril et juin prochains.
Le magnat italien de la communication, Silvio Berlusconi, a réitéré hier ses attaques contre les magistrats qui l’ont renvoyé une nouvelle fois en justice tout en se défendant de demander des privilèges ou une immunité. M. Berlusconi, dans une lettre adressée au quotidien de gauche l’Unita, réclame «le droit de chaque parlementaire de ne pas être jugé par un magistrat du camp opposé». «Le magistrat, normalement, une fois saisi d’un délit doit rechercher le coupable; or, dans mon cas, une fois le coupable désigné en ma personne, il s’est mis à la recherche fébrile et opiniâtre de délits à m’attribuer», dit-il. Le chef de la droite italienne se défend toutefois de vouloir bénéficier de privilèges. «Je n’ai jamais demandé des privilèges ou une immunité comme certains veulent le faire croire»,...