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Actualités - Chronologie

Coupe intercontinentale Manchester United et Palmeiras pour une dernière

L’équipe anglaise de Manchester United et la formation brésilienne de Palmeiras disputeront mardi à Tokyo (10h15 GMT) la dernière édition de la Coupe intercontinentale, une compétition que les clubs européens ont longtemps prise à la légère. Servant en principe à désigner le meilleur club au monde, la Coupe intercontinentale oppose traditionnellement le champion d’Europe au vainqueur de la Copa Libertadores, la Coupe des champions d’Amérique du Sud. Depuis 1980, cette compétition se déroule sur un seul match à Tokyo et la ligne est en faveur des clubs sud-américains avec 20 victoires, contre 17 pour l’Europe. Au palmarès des nations, l’Argentine et l’Italie comptent chacune sept victoires. En ce qui concerne les clubs, deux équipes uruguayennes (Nacional et Penarol) et une italienne (Milan AC) totalisent trois succès. Pourtant, cette compétition dévaluée va laisser la place la saison prochaine à la Coupe du monde des clubs dont la première édition aura lieu du 5 au 14 janvier prochain au Brésil. Le contraste entre les deux finalistes de cette année reflète assez bien la manière différente dont cette compétition est perçue en Europe et en Amérique latine. En pleine bataille d’un championnat marathon qu’il contrôle pour l’instant, et entre deux tours de Ligue de champions, où il reste sur une défaite à la Fiorentina, Manchester effectuera un aller-retour à Tokyo pour honorer son contrat, presque à la sauvette, 31 ans après son échec contre Estudiantes de La Plata (0-1, 1-1). Palmeiras avec Asprilla Palmeiras, pour sa part, a misé toute sa saison sur une victoire dans cette compétition à laquelle il participe pour la première fois. Il est vrai que ce club de Sao Paulo connaît une deuxième jeunesse depuis qu’il a pour partenaire, depuis 1992, Parmalat, une grande firme agroalimentaire du nord de l’Italie. Cela lui a permis d’accueillir par le passé plusieurs joueurs importants, comme Roberto Carlos et Edmundo, et de récupérer cette saison auprès de Parme le Brésilien Ze Maria et le Colombien Faustino Asprilla, tous deux propriétés du parraineur. Mais la grande vedette de l’entraîneur Luis Felipe Scolari reste quand même le buteur Paulo Nunes. Éliminé en coupe du Brésil et du tour final du championnat, Scolari a tout misé sur la Coupe intercontinentale pour fêter avec brio le 85e anniversaire du club. De son côté, l’entraîneur de Manchester, Sir Alex Ferguson, disposera d’un effectif au complet, à l’exception d’Andy Cole, blessé au dos. Ferguson compte se servir de ce match pour essayer de peaufiner des automatismes qui font défaut à son équipe dès qu’elle quitte la Grande-Bretagne. Cette saison, les champions d’Europe ont en effet concédé trois défaites contre des clubs européens (Lazio Rome 1-0 en finale de la Super coupe d’Europe, Marseille 1-0 et Fiorentina 2-0 en Ligue des champions) et ils doivent faire face à un délicat problème de gardiens de but depuis le départ de Peter Schmeichel. Enfin, cette finale devrait être l’occasion pour David Beckham de marquer de nouveaux points décisifs quelques semaines à peine avant l’attribution du Ballon d’or. Les équipes probables : Palmeiras : Marcos - Junior, Roque Junior, Junior Baiano, Zé Maria - Zinho, Cesar Sampaio, Galeano - Alex - Nunes, Asprilla. Manchester United : Taibi - G. Neville, Berg, Stam, Irwin - Beckham, Butt, Sheringham, Giggs - Yorke, Solskjaer. Les billets s’arrachent à Tokyo Le choc de la Coupe intercontinentale entre Manchester United et les Brésiliens de Palmeiras mardi à Tokyo provoque un très fort engouement au Japon, où les amateurs de football s’arrachent les billets au prix fort. Les 56 000 places disponibles ont été toutes achetées en une après-midi le jour de leur mise en vente par téléphone, le 24 octobre, ont indiqué les organisateurs. C’est du jamais vu pour une Coupe intercontinentale, le duel annuel entre le numéro un européen et son alter ego sud-américain qui se déroule traditionnellement en hiver dans la capitale japonaise. La fièvre s’explique cette année par la présence des Reds de Manchester United, l’une des équipes les plus populaires au Japon, où le championnat anglais est retransmis sur le câble. La police a ainsi dû escorter le joueur vedette David Beckham pour lui éviter d’être submergé par des fans en pleurs à la sortie de l’aéroport. Lundi, 24 heures avant le coup d’envoi, les plus décidés avaient encore la possibilité d’acquérir des billets dans une boutique spécialisée de Tokyo mais devaient débourser près de 100 000 yens (950 euros) la paire de deux places vendues initialement 7 500 yens l’unité, a précisé l’un des vendeurs.
L’équipe anglaise de Manchester United et la formation brésilienne de Palmeiras disputeront mardi à Tokyo (10h15 GMT) la dernière édition de la Coupe intercontinentale, une compétition que les clubs européens ont longtemps prise à la légère. Servant en principe à désigner le meilleur club au monde, la Coupe intercontinentale oppose traditionnellement le champion d’Europe au vainqueur de la Copa Libertadores, la Coupe des champions d’Amérique du Sud. Depuis 1980, cette compétition se déroule sur un seul match à Tokyo et la ligne est en faveur des clubs sud-américains avec 20 victoires, contre 17 pour l’Europe. Au palmarès des nations, l’Argentine et l’Italie comptent chacune sept victoires. En ce qui concerne les clubs, deux équipes uruguayennes (Nacional et Penarol) et une italienne (Milan AC) totalisent...