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Actualités - Chronologie

Voile - Coupe Louis Vuitton Les français n'ont plus rien à perdre

Le défi français Bouygues Télécom Transiciel, l’un des onze challengers de la Coupe Louis-Vuitton, estime n’avoir «rien à perdre, mais tout à gagner», à l’avant-veille du tirage au sort des régates du troisième Round robin. «On a plus rien à perdre et tout à gagner. On est au pied du mur. Il faut se lâcher et la jouer instinctif sans être sur la défensive», a affirmé à l’AFP, lundi après midi à Auckland, Thierry Péponnet, le tacticien à bord de Sixième Sens. «Avec plus de cinquante régates à venir, je crois que c’est encore ouvert. Tout peut se passer. Et si cela nous sourit, cela peut se faire», a ajouté Luc Gélusseau, le directeur technique du défi. Pour optimiser ses chances de réussite dans ce dernier Round qui s’assimile pour tous à un quitte ou double, le syndicat français a procédé à de nouveaux aménagements de son bateau Sixième Sens. Un gouvernail plus petit, pour réduire la surface mouillée, a été installé, plus à l’arrière du bateau, pour en augmenter l’efficacité. Les ailettes ont été transformées afin de minimiser la dérive au près. Enfin un nouveau mât, un peu plus léger, avec une meilleure aérodynamique et un centre de gravité plus bas, livré de France, devait être monté dès que les conditions météo le permettraient. Sixième Sens va aussi bénéficier d’un nouveau jeu de voiles, dont une nouvelle grande voile, coupée de manière plus adaptée aux nouveaux appendices installés entre le premier et le second Round robin. Gelusseau en renfort Par ailleurs, Luc Gelusseau, vainqueur de l’Admiral’s Cup, sera désormais à bord pendant les régates au poste de n°13, «aide grande voile». «Avec sa forte expérience de la régate au plus haut niveau et étant voilier de son premier métier, Luc devrait pouvoir libérer Bertrand (Pacé, le skipper barreur) du travail de réglage du bateau et de coordination de l’équipage. Bertrand pourra se concentrer davantage à la stratégie et à la tactique», a expliqué Pierre Mas. «Si je ne fais pas l’affaire après quelques régates, ils me sortiront», plaisante Luc Gelusseau, qui rappelle que le projet initial (Yaka) a toujours eu pour but de former des jeunes à la Coupe de l’America. Sixième Sens, qui doit encore être rejaugé, est sorti dimanche en régates d’entraînement contre le Défi Espagnol. Les Français ont gagné les cinq départs et les deux «mini régates» que les deux challengers européens se sont imposés de faire. Mardi, Sixième Sens a prévu de régater contre un des favoris, Young America du Yacht Club de New York, à titre d’entraînement. Ed Baird, le skipper de Young America, qui ne dispose pour le moment que d’un seul bateau (l’autre étant en grand chantier de réparation), a appelé lundi les Français pour leur proposer un match amical. Le défi français, qui a pour objectif de se qualifier pour les demi-finales à six qui se joueront en janvier, a terminé le second Round robin en neuvième place. Mais, selon Pierre Mas, directeur sportif du défi, «le classement ne rend pas compte des progrès réalisés en mer». Pierre Mas pense que le défi devrait le prouver au cours du troisième Round robin. Le troisième Round robin est le plus déterminant pour la qualification en demi-finales des challengers. Avec dix régates à neuf points pour chacun des onze challengers, le classement peut vite être bouleversé.
Le défi français Bouygues Télécom Transiciel, l’un des onze challengers de la Coupe Louis-Vuitton, estime n’avoir «rien à perdre, mais tout à gagner», à l’avant-veille du tirage au sort des régates du troisième Round robin. «On a plus rien à perdre et tout à gagner. On est au pied du mur. Il faut se lâcher et la jouer instinctif sans être sur la défensive», a affirmé à l’AFP, lundi après midi à Auckland, Thierry Péponnet, le tacticien à bord de Sixième Sens. «Avec plus de cinquante régates à venir, je crois que c’est encore ouvert. Tout peut se passer. Et si cela nous sourit, cela peut se faire», a ajouté Luc Gélusseau, le directeur technique du défi. Pour optimiser ses chances de réussite dans ce dernier Round qui s’assimile pour tous à un quitte ou double, le syndicat français a procédé...