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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : développement de la demande du dollar

La demande du dollar s’est relativement développée hier, à Beyrouth, dépassant par moments le potentiel de l’offre en cette monnaie à des fins de placements en livre libanaise qui conserve toujours ses atouts sous le rapport de la rentabilité. Bien que la Banque du Liban (BDL) soit restée en dehors d’un marché s’équilibrant de lui-même, le maintien par celle-ci de ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente a eu pour effet de faire clôturer le dollar au cours moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, en raison de la structure du mouvement de l’offre et de la demande de cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier hier légèrement en deçà de ce niveau entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, dans un volume d’affaires estimé à quelque 15 millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente. L’euro reste très faible À l’étranger et en l’absence d’indications en provenance des États-Unis dont les marchés étaient fermés hier pour la journée de Thanksgiving, l’euro est resté pratiquement faible sur les places européennes faute d’éléments nouveaux susceptibles de remédier à la désaffection générale des investisseurs dont souffre la monnaie unique européenne depuis plusieurs semaines. Bien que l’euro se soit stabilisé autour de 1,02 dollar après sa chute de la veille, il a inscrit un nouveau record de faiblesse face au yen en cours de journée avant de retrouver son niveau de la veille. Il a clôturé à Londres à 1,0198 dollar et à 106,29 yens après un plus bas historique à 105,97 yens. Selon les cambistes londoniens, les mouvements des devises ont été accentués par la maigreur des échanges. L’absence des opérateurs américains, en vacances pour le Thanksgiving, n’a fait qu’accentuer le calme qui s’est emparé des marchés depuis quelques séances, les investisseurs hésitant à s’engager à l’approche d’un mois de décembre que tout le monde s’accorde à prévoir très peu actif et donc à la merci de mouvements erratiques. L’euro est resté délaissé et peu d’opérateurs s’aventurent à parier sur une reprise. «Les investisseurs n’en veulent pas, c’est aussi simple que cela», a commenté un stratégiste sur le marché des changes chez Barclays Capital. L’intervention du gouvernement allemand pour sauver le groupe de construction Philip Holzmann a ajouté à la méfiance générale vis-à-vis de l’euro. «Cela laisse présager que les réformes structurelles attendues en Europe vont être lentes», a déclaré le stratégiste de Barclays. «Le marché n’aime pas cela et est plus séduit par le modèle économique américain et britannique», a-t-il ajouté. La devise européenne a également pâti en cours de journée de déclarations d’un membre de la Banque centrale européenne (BCE) laissant entendre que celle-ci n’interviendrait pas pour soutenir l’euro. Certains analystes avaient évoqué ces derniers jours la possibilité pour la BCE de profiter de la faiblesse des volumes échangés pour agir sur le marché. Faute d’événements américains, le yen est resté recherché après l’approbation par le gouvernement japonais d’un nouveau collectif budgétaire portant sur 6 790 milliards de yens (l’équivalent de 65 milliards de dollars), pour financer un plan de relance de 18 000 milliards de yens (172,25 milliards de dollars) annoncé il y a quinze jours. Le Premier ministre japonais Keizo Obuchi a estimé que le nouveau paquet de mesures destinées à stimuler l’économie devrait faire augmenter la croissance à 1 % au cours de l’exercice 2000-2001 et à 2 % l’année suivante (après 0,6 % prévu pour l’exercice en cours). C’est, dans ce contexte, que le dollar a achevé la journée d’hier à Londres sur un ton résistant comme suit : – 1,0198 pour un euro contre 1,0193, la veille, à New York – 1,6160 pour un sterling contre 1,6090 – 1,9180 DM contre 1,9185 – 6,4325 FF contre 6,4350 – 1,5730 FS contre 1,5720 – 1 898,75 lires contre 1 899,45 – 104,35 yens contre 104,55. Bourse de Beyrouth : légèrement soutenue À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue par la hausse des actions A de Solidere de 6 3/4 à 6 7/8 dollars et des actions C de la Byblos Bank de 2 1/16 à 2 1/8 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a gagné 0,22 % à 74,39 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,11 % à 177,00 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle est restée très faible avec au total 49 535 actions négociées d’une valeur globale de 108 013 dollars. Les Bourses européennes euphoriques malgré la fermeture de Wall Street La fermeture de la Bourse de New York pour cause de Thanksgiving n’a pas empêché les marchés européens d’aller de l’avant, plusieurs places terminant la journée sur des records historiques. À Paris, l’indice CAC 40 a bondi de 3,15 %, ce qui lui a permis de terminer sur un nouveau record historique, son 16e en 20 séances. La Bourse de Londres a, elle aussi, réussi à dépasser son dernier record historique établi le 4 mai dernier grâce à une progression de 1,84 %. La Bourse de Francfort était également bien orientée avec une progression de 2,45 % de l’indice Dax. Madrid s’est adjugée 2,1 %, Milan 1,9 %, Zurich 0,97 %, Bruxelles 1,56 %, Amsterdam 1,66 % et Helsinki 3,24 % qui a, elle aussi, touché un nouveau record historique. Les indices multipays n’étaient pas en reste avec un gain de 1,95 % pour l’Eurotop 300 paneuropéen et un bond de 2,47 % pour l’Eurostoxx 50 restreint à la zone euro. Les valeurs de médias et de télécoms continuaient à être particulièrement recherchées. Aux télécoms, Mannesmann a regagné du terrain pour la deuxième séance consécutive avec un gain de 8,16 % à 202,25 euros, après les affirmations de la veille du britannique Vodafone AirTouch Plc. Selon le géant de la téléphonie cellulaire, la majorité des actionnaires du groupe allemand soutiendrait son OPE hostile. En conséquence, Vodafone AirTouch a flambé de 7,25 % à 300 pence à Londres. British Telecom s’est de son côté adjugée 4,6 %. Le courtier américain Merrill Lynch a relevé son objectif de cours sur l’opérateur historique et a réaffirmé son conseil d’achat sur la valeur. Deutsche Telekom n’était pas en reste et affichait la deuxième plus forte hausse des valeurs du Dax derrière Mannesmann avec un gain de 6,37 % à 57,65 euros. À Paris, France Télécom s’est adjugée 5,55 %, tandis qu’à Madrid, Telefonica s’octroyait 1,47 %. Vivendi s’est adjugé de son côté 4,65 %, le titre bénéficiant à la fois de la présence du groupe de services publics dans les télécommunications et de sa position d’actionnaire de référence de Canal+. La chaîne cryptée a accéléré sa flambée de la veille avec un gain de 18,63 %. En deux jours, sa capitalisation boursière s’est appréciée de 29 % pour atteindre 11,55 milliards d’euros. Les équipementiers téléphoniques ont participé à la fête avec un gain de 5,3 % pour Alcatel et une hausse de 3,5 % tant pour Ericsson que pour Nokia. Au BTP, Philipp Holzmann a poursuivi son rebond de la veille. Le numéro deux du BTP allemand s’est adjugé près de 33 % à 48 euros, après le plan de sauvetage adopté la nuit dernière sous l’égide du chancelier Schröder. Les pétrolières continuaient à profiter de l’appréciation des cours du brut. BP Amoco a bondi de 5,85 % à 641,5 pence. Son concurrent Shell Transport & Trading n’a en revanche engrangé que 0,20 %. À Paris, TotalFina s’est adjugé 2,21 %, tandis qu’à Madrid, Repsol gagnait 3,05 %. Aux bancaires, National Westminster Bank Plc affichait un bond de 9,55 % après le feu vert donné par le gouvernement britannique à l’OPA hostile de la Bank of Scotland sur NatWest dans la mesure où elle ne soulève pas de problèmes liés à la concurrence. Bank of Scotland s’est de son côté appréciée de 3,7 %. Royal Bank of Scotland, dont on dit qu’elle pourrait lancer une contre-OPA, a pris 2,2 %. Tokyo : prises de bénéfices La Bourse de Tokyo a subi des prises de bénéfices, jeudi, montrant des signes d’essoufflement après cinq séances de hausse qui ont porté l’indice Nikkei au-dessus du seuil psychologique de 19 000 points pour la première fois en 27 mois. L’indice phare a perdu 174,43 points, soit 0,92 %, à 18 271,78. Le contrat décembre sur Nikkei a cédé 70 points à 18 750. Les valeurs de la haute technologie et des télécommunications pourraient continuer leur progression, après avoir marqué une pause pendant plusieurs séances pour permettre aux indices de s’ajuster à leurs niveaux les plus élevés. «Le Nikkei a du mal à conserver ses gains, étant donné le manque d’acheteurs sur le marché», a dit Hiroshi Sato, de Cosmo Securities, faisant référence aux marges étroites dans lesquelles sont restées confinées les valeurs des technologies de l’information. L’indice Topix de toutes les valeurs de la première section a perdu 19,44 points à 1 648,91. Le Nikkei 300 a cédé 3,80 points à 313,25. On a dénombré 972 baisses pour 277 hausses et 94 valeurs inchangées dans un volume de 663 millions de titres sur la première section contre 731 millions mercredi. Ces actions, parmi lesquelles quelques valeurs de la haute technologie et des télécoms, ont grimpé dans la perspective de leur forte représentation dans les portefeuilles des nouveaux trust funds – deux d’entre eux doivent démarrer vendredi. En début de séance, dans le compartiment de la haute technologie, Fujitsu, NEC et Softbank ont progressé, très entourées et favorisées par la première clôture du Nasdaq au-dessus du seuil des 3 400 points mercredi. Mais ces titres ont réduit leurs gains en cours de séance. Fujitsu a gagné 100 yens (2,7 %) à 3 810, après un plus haut en séance à 3 930. Softbank a pris 400 yens (0,54 %) à 74 900, après avoir grimpé à 79 400. Les télécoms ont également terminé en hausse en dépit de l’apparition de prises de bénéfices vers la clôture. NTT Corp (Nippon Telegraph and Telephone Corp) s’est adjugé 20 000 yens (1,08 %) à 1,87 million de yens. Le titre a atteint un plus haut de l’année à 1,94 million de yens sans y rester, après l’annonce de la hausse de 22 % du bénéfice net au premier semestre annoncé mercredi par le groupe. NTT Docomo, filiale de téléphonie mobile de NTT, a pris 50 000 yens (1,42 %) à 3,56 millions, après un plus haut de l’année à 3,93 millions en début de séance.
La demande du dollar s’est relativement développée hier, à Beyrouth, dépassant par moments le potentiel de l’offre en cette monnaie à des fins de placements en livre libanaise qui conserve toujours ses atouts sous le rapport de la rentabilité. Bien que la Banque du Liban (BDL) soit restée en dehors d’un marché s’équilibrant de lui-même, le maintien par celle-ci de ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente a eu pour effet de faire clôturer le dollar au cours moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, en raison de la structure du mouvement de l’offre et de la demande de cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier hier légèrement en deçà de ce niveau entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, dans un volume...