République tchèque Prague célèbre l'an X de la Révolution de velours
le 18 novembre 1999 à 00h00
Tchèques et Slovaques ont célébré hier avec des sentiments mitigés le coup d’envoi de la «Révolution de velours» qui mit fin à quarante ans de régime communiste avant de conduire au démembrement de la Tchécoslovaquie. Il y a dix ans à Prague, la police réprimait avec brutalité rue Narodni une manifestation estudiantine organisée une semaine après la chute du mur de Berlin. Les Praguois descendaient alors par centaines dans les rues à la nuit tombée pour exiger la démocratie. Ces veillées à la chandelle gagnèrent tout le pays, obligeant le secrétaire général du PCT, Milos Jakes, à démissionner dans la semaine qui suivit et préludant à la chute, à la fin de l’année, du gouvernement communiste. Les cérémonies commémoratives ont eu lieu en présence de tous les dirigeants encore en vie de l’époque – l’Américain George Bush, le Soviétique Mikhaïl Gorbatchev, la Britannique Margaret Thatcher, l’Allemand Helmut Kohl, le Polonais Lech Walesa ainsi que Danielle Mitterrand, veuve du président français François Mitterrand. Tous avaient reçu des mains du président tchèque Vaclav Havel l’Ordre du Lion blanc, la plus haute distinction tchèque, en remerciement de leur contribution au processus démocratique. «Au long d’une existence de 75 ans, j’ai assisté à l’évolution d’un monde divisé à un monde transformé. Lorsque je vois la République tchèque, je ressens un optimisme sans mesure quant à l’avenir (...) et ce sentiment , je le partage pour le monde entier», a déclaré Bush en recevant sa décoration. Le maître de cérémonie et véritable héros du jour est incontestablement Havel, un intellectuel de renom devenu dissident par la force des choses et dont le parcours politique l’a mené des geôles communistes au Château de Prague, siège de la présidence. À 63 ans, le symbole vivant de la «Révolution de velours» demeure, malgré la maladie et le divorce à l’amiable de 1993 entre Prague et Bratislava, aux commandes de la République tchèque. Sa popularité a toutefois chuté de moitié depuis.
Tchèques et Slovaques ont célébré hier avec des sentiments mitigés le coup d’envoi de la «Révolution de velours» qui mit fin à quarante ans de régime communiste avant de conduire au démembrement de la Tchécoslovaquie. Il y a dix ans à Prague, la police réprimait avec brutalité rue Narodni une manifestation estudiantine organisée une semaine après la chute du mur de Berlin. Les Praguois descendaient alors par centaines dans les rues à la nuit tombée pour exiger la démocratie. Ces veillées à la chandelle gagnèrent tout le pays, obligeant le secrétaire général du PCT, Milos Jakes, à démissionner dans la semaine qui suivit et préludant à la chute, à la fin de l’année, du gouvernement communiste. Les cérémonies commémoratives ont eu lieu en présence de tous les dirigeants encore en vie de l’époque...
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