Allemagne Holzmann : les actionnaires approuvent à 99.7% l'assainissement du capital
le 31 décembre 1999 à 00h00
Les actionnaires de Philipp Holzmann ont approuvé hier à une majorité de 99,7 % un sévère plan d’assainissement du capital du groupe allemand de bâtiment, passé à deux doigts de la faillite en novembre. La direction du groupe avait besoin de l’aval des trois quarts du capital représenté à l’assemblée. L’issue ne faisait guère de doute, les deux grands actionnaires, le groupe belge Gevaert (environ 30 %) et la Deutsche Bank (15 %) ayant déjà indiqué qu’ils voteraient pour le plan. Les actionnaires ont donc accepté une réduction drastique de capital suivie d’une augmentation de capital – opération appelée «coup d’accordéon» – qui doit apporter environ 650 millions d’euros d’argent frais dans les caisses de l’entreprise et lui permettre de se remettre sur les rails. La plupart des porteurs de titres, qui n’en sont pas à leur première déception avec Holzmann, voulaient avant tout comprendre comment le groupe a pu en arriver là et surtout qui est responsable de la débâcle. Mais «les petits actionnaires n’ont de toute façon pas voix au chapitre», a regretté Karl Wagner, détenteur de 10 actions Holzmann, un brin désabusé. Le groupement d’actionnaires allemands DWS a pour sa part réclamé la démission de Carl von Boehm-Bezing, membre du directoire de la Deutsche Bank et président du conseil de surveillance de Philipp Holzmann. Il lui reproche d’avoir mal rempli sa fonction de contrôle des comptes de la firme surendettée. M. Boehm-Bezing a répliqué lors de l’assemblée qu’il n’avait pas l’intention «de prendre le chemin le plus facile en démissionnant». Il a affirmé avoir eu connaissance des pertes de Holzmann seulement à l’automne 1999 et avoir toujours agi «conformément à son devoir, sur la base de sa connaissance de la situation». Fin novembre, Philipp Holzmann – qui a aussi célébré son cent-cinquantenaire cette année –, a été sauvé in extremis de la faillite grâce aux bons offices du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, dont l’intervention avait permis de ficeler un plan de restructuration financé par les créanciers, les employés et l’État. La découverte à l’automne, selon la direction, de charges inattendues provenant d’anciens contrats immobiliers avait plongé l’entreprise en situation de surendettement. Une perte opérationnelle de 1,23 milliard d’euros est attendue en 1999. Selon un analyste, l’avenir de Philipp Holzmann réside dans le recentrage sur les gros contrats dans les activités rentables, comme la construction de tunnel ou d’installations industrielles. Il a rappelé aussi les ambitions du groupe à l’étranger, notamment en Europe de l’Est où le marché du bâtiment est promis à une belle croissance.
Les actionnaires de Philipp Holzmann ont approuvé hier à une majorité de 99,7 % un sévère plan d’assainissement du capital du groupe allemand de bâtiment, passé à deux doigts de la faillite en novembre. La direction du groupe avait besoin de l’aval des trois quarts du capital représenté à l’assemblée. L’issue ne faisait guère de doute, les deux grands actionnaires, le groupe belge Gevaert (environ 30 %) et la Deutsche Bank (15 %) ayant déjà indiqué qu’ils voteraient pour le plan. Les actionnaires ont donc accepté une réduction drastique de capital suivie d’une augmentation de capital – opération appelée «coup d’accordéon» – qui doit apporter environ 650 millions d’euros d’argent frais dans les caisses de l’entreprise et lui permettre de se remettre sur les rails. La plupart des porteurs de...
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