L’achèvement prochain des travaux de rénovation et le démarrage du processus de paix au Moyen-Orient seront-ils suffisants pour donner à l’aéroport de Beyrouth le rôle de plaque tournante dans la région ? John Nielsen, directeur régional pour la Syrie, le Liban et la Jordanie de la compagnie aérienne Lufthansa, déclare : «Beyrouth occupait, dans les années 60 et 70, la première place financière et commerciale de la région. Aujourd’hui, de nombreux facteurs jouent en faveur de la place que pourrait occuper la capitale libanaise sur l’échiquier des pays du Levant, comme la Syrie, la Jordanie et l’Irak». Abou Dhabi et Dubaï, toujours aux premières loges Pour se distinguer des autres compagnies aériennes, la personnalisation du service constitue l’option privilégiée. «Notre compagnie est très appréciée dans les pays du Golfe et les pays avoisinants, explique John Nielsen. En effet, depuis plus de deux ans, après une étude des besoins des passagers sur nos vols, nous nous sommes engagés dans un processus d’adaptation de nos services aux goûts de nos clients, tant au sol qu’en vol. Ainsi, le trajet Abou Dhabi – Dubaï – Francfort est passé à un vol quotidien ; les avions Airbus A340-200 ont été remplacés par des A340-300 du fait de l’accroissement régulier du nombre de passagers ; les horaires de départ/arrivée ont été changés pour tenir compte des correspondances en provenance d’Amérique du Nord ; la nourriture servie à bord comporte des plats traditionnels régionaux préparés à partir de produits “halal” (c’est-à-dire conformes aux préceptes coraniques); les menus sont traduits en arabe, les films projetés à bord sont sous-titrés en arabe, les programmes musicaux représentent les goûts locaux ; les services d’accueil à Francfort des vols à destination de cette région sont formés d’agents pouvant s’exprimer en arabe. Résultat : la satisfaction de nos clients s’est traduite par une progression constante du nombre de passagers sur nos vols. Enfin, notre présence dans cette région nous ouvre les marchés de la région indienne et de l’Extrême-Orient». La place de Beyrouth sur l’échiquier régional La position que peut prendre Beyrouth par rapport à ses proches voisins, tels que la Syrie, la Jordanie, l’Égypte et l’Irak, la placerait comme une plaque tournante pour les destinations européennes. C’est ce que les professionnels appellent le «Hub du Levant». Le nouvel aéroport présente toutes les facilités des infrastructures modernes offrant confort aux passagers et rapidité d’exécution des procédures d’embarquement et de débarquement. «Beyrouth occupe, pour notre compagnie, une position stratégique au Proche-Orient, plus particulièrement pour les pays avoisinants, explique John Nielsen. En effet, nous nous sommes engagés dans un processus de développement des activités sur cette destination en planifiant l’accroissement du nombre de nos vols hebdomadaires passant de 3 vols par semaine à un vol quotidien avant la fin de la nouvelle année. Par ailleurs, pour des raisons économiques, nous avons décidé de suspendre les vols sur Damas à partir du 27 mars 2000». De plus, le tourisme au Liban devra se développer. En effet, nous assistons dès à présent aux prémices du développement d’un tourisme culturel de haut niveau. L’infrastructure hôtelière libanaise est de bon niveau mais souffre d’un handicap important : son prix dissuasif. Si nous comparons le prix des services offerts aux touristes et des produits qu’ils consomment habituellement à ceux pratiqués en Égypte, la différence est flagrante. Pour un même niveau de prestation, l’Égypte serait dans certains cas 50 % moins chère. Or l’avènement du processus de paix et l’augmentation du niveau de confiance envers les pays du Moyen-Orient pourraient placer Beyrouth comme point de départ pour un tourisme culturel de la région. Cette destination pourrait drainer une partie des habitués de la Turquie, la Tunisie, l’Égypte et même l’Italie et l’Espagne. Enfin, Beyrouth serait capable de rejouer le rôle qu’elle avait pris durant les années 60 et 70. «Nous pensons que sa position potentielle de centre d’affaires pour la région pourrait drainer une catégorie de voyageurs exigeants et soucieux d’efficacité», ajoute John Nielsen. Pour conclure, deux facteurs motivants devraient promouvoir le tourisme vers le Liban : le gain de confiance des touristes européens et la baisse des prix des produits et des services.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’achèvement prochain des travaux de rénovation et le démarrage du processus de paix au Moyen-Orient seront-ils suffisants pour donner à l’aéroport de Beyrouth le rôle de plaque tournante dans la région ? John Nielsen, directeur régional pour la Syrie, le Liban et la Jordanie de la compagnie aérienne Lufthansa, déclare : «Beyrouth occupait, dans les années 60 et 70, la première place financière et commerciale de la région. Aujourd’hui, de nombreux facteurs jouent en faveur de la place que pourrait occuper la capitale libanaise sur l’échiquier des pays du Levant, comme la Syrie, la Jordanie et l’Irak». Abou Dhabi et Dubaï, toujours aux premières loges Pour se distinguer des autres compagnies aériennes, la personnalisation du service constitue l’option privilégiée. «Notre compagnie est très...