Le marché d’hiver a du mal à trouver son rythme, la période entre Noël et le jour de l’An étant peu propice aux affaires, mais les professionnels tablent toujours sur des transactions spectaculaires. Le marché est notamment suspendu aux longues négociations qui entourent le nébuleux mais possible transfert de Christophe Dugarry de Marseille à Bordeaux. «Après les fêtes de fin d’année, tout pourrait s’accélérer», pronostique un agent. À l’opposé, l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) s’insurge contre ce marché «qui ressemble de plus en plus à un marché aux bestiaux», selon un de ses membres, Jean-Jacques Amorfini. Conséquence : l’UNFP va demander, lors du conseil d’administration de la Ligue nationale de football (LNF) du 14 janvier, l’abrogation du «Mercato» et le rétablissement du droit au joker qui prévalait il y a encore trois saisons. Une idée lancée par le président du FC Metz, Carlo Molinari. Un dirigeant lorrain qui doit gérer la déception de son meneur de jeu, Frédéric Meyrieu, déçu de ne pas voir son transfert à Marseille aboutir. Les clubs français et étrangers se montrent prudents. Mis à part ceux placés dans des situations désespérées comme Montpellier, qui a envisagé la possibilité d’engager le joueur anglais Stan Collymore, attaquant hors de forme, les dirigeants attendent une désinflation pour entamer des pourparlers. En France, l’exemple de Bordeaux est frappant. Les Girondins ne proposent que 28 millions de francs pour la venue de Christophe Dugarry, selon des sources proches du dossier. L’OM en veut 42 MF et vient de revoir ses ambitions à la hausse. «Un champion du monde à 30 MF plus la venue de Michel Pavon», précise Marcel Dib, le directeur sportif de l’OM. Mais, problème de taille, le capitaine bordelais, natif de la Ciotat, est la base du système de jeu érigé depuis deux saisons par l’entraîneur Elie Baup. Le pour et le contre La prudence est grande également en raison du contrôle comptable exercé par la Commission nationale de contrôle et de gestion, dépendante de la LNF. Cette commission ne tolérera pas le moindre écart financier. Si le premier marché d’hiver avait donné lieu à 52 transferts (26 départs, 26 arrivées), le deuxième «Mercato» (33 départs, 31 arrivées) avait été notamment marqué par le transfert de Ludovic Giuly de Lyon à Monaco pour 42 MF! Un record pour l’époque même si, quelques jours plus tard, l’AS Monaco transférait Thierry Henry à la Juventus Turin pour 75 MF. Bordeaux se distinguait aussi en trouvant un accord avec Arsenal pour se défaire de Kaba Diawara. Montant du transfert : 35 MF. Cette troisième édition stagne. Avec l’arrivée officielle de Sylvain Legwinski à Bordeaux mardi soir, seulement onze transferts ont été officialisés. En attendant que l’opération Christophe Dugarry trouve une issue, les opérations financières ne décollent pas. Tous les présidents ont les yeux braqués sur l’OM, carrefour du «Mercato». Outre Dugarry, un autre champion du monde, Robert Pires, hésite. En France, ils sont ainsi des dizaines de joueurs à peser encore le pour et le contre. À l’image du Brésilien du FC Barcelone, Rivaldo, sacré meilleur joueur européen 99. Ce dernier, mis à l’écart par son entraîneur, le Néerlandais Louis Van Gaal, lors du dernier match de l’année du championnat d’Espagne, est plus que jamais courtisé par deux grands d’Europe : la Lazio Rome et Manchester United. Le club italien a fait une offre qui avoisinerait les 400 MF, celui, anglais, seulement 300 MF. En France, comme à l’étranger, la partie de poker ne fait que commencer.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché d’hiver a du mal à trouver son rythme, la période entre Noël et le jour de l’An étant peu propice aux affaires, mais les professionnels tablent toujours sur des transactions spectaculaires. Le marché est notamment suspendu aux longues négociations qui entourent le nébuleux mais possible transfert de Christophe Dugarry de Marseille à Bordeaux. «Après les fêtes de fin d’année, tout pourrait s’accélérer», pronostique un agent. À l’opposé, l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) s’insurge contre ce marché «qui ressemble de plus en plus à un marché aux bestiaux», selon un de ses membres, Jean-Jacques Amorfini. Conséquence : l’UNFP va demander, lors du conseil d’administration de la Ligue nationale de football (LNF) du 14 janvier, l’abrogation du «Mercato» et le...