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Actualités - Chronologie

Tel-Aviv poursuit ses discussions stratégiques avec Ankara

Israël et la Turquie devaient poursuivre hier une série de discussions stratégiques entamées la veille à Tel-Aviv, a rapporté le quotidien Jerusalem Post. Le ministère israélien de la Défense s’est refusé à tout commentaire sur la teneur des discussions, mais l’ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv Barlas Ozener a indiqué aux journalistes qu’elles ne portaient pas spécifiquement sur les conséquences de la récente reprise des pourparlers de paix israélo-syriens. «Ces pourparlers nous concernent directement et nous avons clairement indiqué que nous les approuvons», a dit l’ambassadeur. Cette série de discussions stratégiques biannuelles israélo-turques est la première depuis l’arrivée au pouvoir en juillet dernier du Premier ministre israélien Ehud Barak, qui est aussi ministre de la Défense. Dirigée par le chef d’état-major adjoint turc, le général Edit Baser, la délégation turque compte une trentaine d’officiers supérieurs, diplomates, officiels du ministère de la Défense et responsables des industries de la défense. Du côté israélien, c’est M. Amos Yaron, nouveau directeur général du ministère de la Défense, qui dirige les discussions. Le Jerusalem Post avait indiqué la semaine dernière qu’Israël pourrait tenter à cette occasion de promouvoir la vente à la Turquie d’hélicoptères d’assaut qu’il coproduit avec la société russe Kamanov. De même source, il devait aussi être question d’un contrat pour la modernisation par Israël de chars M60-A3 turcs, d’un montant de 1 milliard de dollars. L’ambassadeur de Turquie a toutefois indiqué que les discussions ne visaient pas à conclure des contrats d’armements. Un ministre israélien a récemment indiqué sous couvert d’anonymat que l’engagement américain à résoudre les problèmes entre la Syrie et la Turquie avait joué un rôle dans le retour de Damas à la table des négociations avec Israël. La Turquie et la Syrie sont opposées par une vieille querelle sur le partage de l’eau de l’Euphrate. L’an dernier, leurs relations s’étaient encore détériorées, Ankara ayant menacé d’attaquer Damas si la Syrie n’abandonnait pas son soutien aux rebelles kurdes. La tension était tombée lorsque la Syrie s’était engagée à ne plus accueillir les rebelles et avait expulsé leur dirigeant, Abdullah Öcalan, qui avait été capturé plus tard par la Turquie et condamné à mort. Israël, la Turquie et les États-Unis ont effectué du 14 au 17 décembre des manœuvres navales conjointes au large du littoral méditerranéen de la Turquie. Israël et la Turquie sont liés par un accord-cadre de coopération militaire signé en février 1996, qui a provoqué la colère de la plupart des pays arabes et de l’Iran, qui y voient une menace dirigée contre eux.
Israël et la Turquie devaient poursuivre hier une série de discussions stratégiques entamées la veille à Tel-Aviv, a rapporté le quotidien Jerusalem Post. Le ministère israélien de la Défense s’est refusé à tout commentaire sur la teneur des discussions, mais l’ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv Barlas Ozener a indiqué aux journalistes qu’elles ne portaient pas spécifiquement sur les conséquences de la récente reprise des pourparlers de paix israélo-syriens. «Ces pourparlers nous concernent directement et nous avons clairement indiqué que nous les approuvons», a dit l’ambassadeur. Cette série de discussions stratégiques biannuelles israélo-turques est la première depuis l’arrivée au pouvoir en juillet dernier du Premier ministre israélien Ehud Barak, qui est aussi ministre de la Défense. Dirigée par...