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Actualités - Chronologie

Des proches de Bouteflika aux postes-clés du nouveau gouvernement

Le nouveau chef du gouvernement algérien, Ahmed Benbitour, a formé, 24 heures après sa nomination, un gouvernement dans lequel les proches du président Abdelaziz Bouteflika détiennent les postes-clés, a-t-on annoncé de source officielle. Ce premier gouvernement de M. Bouteflika depuis son élection en avril dernier, dont la composition avait été sans cesse reportée pendant huit mois, aura la lourde tâche de mettre en œuvre le programme de redressement économique du président de la République. Le cabinet n’a d’ailleurs pas été formé par M. Benbitour comme le veut la constitution, mais par M. Bouteflika lui-même qui considère comme incongru qu’un gouvernement se charge d’appliquer un programme qui n’est pas celui du président de la République. Cinquante pour cent des ministres ont été choisis par le chef de l’État lui-même et les autres lui ont été proposés par les partis qui soutiennent sa politique, selon de bonnes sources. Les plus proches collabrateurs de M. Bouteflika, notamment dans le secteur de l’Économie et des Finances figurent dans le nouveau gouvernement. Ainsi Abdelatif Benachenhou occupe les Finances, Chakib Khellil détient le ministère de l’Énergie et Hamid Temmar celui de la Participation et des Réformes. On retrouve également à l’Intérieur Yazid Zerhouni, 61 ans, un colonel à la retraite et ancien chef du contre-espionnage au temps où M. Bouteflika était ministre des Affaires étrangères du président Houari Boumédiène entre 1963 et 1979. Il y a deux mois, la presse algérienne avait fait état d’un conflit entre le président Bouteflika et la hiérarchie militaire qui se serait opposée à une éventuelle nomination de M. Zerhouni au poste sensible de secrétaire d’État à la Défense. «La hiérarchie militaire voit en Zerhouni un corps étranger resté trop longtemps éloigné de son giron», écrivait alors l’influent quotidien El watan. Après avoir quitté l’armée, M. Zerhouni avait été affecté au corps diplomatique comme ambassadeur à Mexico puis à Washington. Le portefeuille de la Défense n’a pas été pourvu. Il est détenu dans les faits par le chef d’état-major le général Mohamed Lamari à qui l’ancien président Liamine Zéroual avait délégué ses prérogatives de ministre de la Défense. Le quotidien arabe Al-Hayat a révélé récemment que M. Bouteflika avait sur son bureau un projet de réforme de l’armée prévoyant notamment le transfert de pouvoirs du ministre de la Défense vers le chef d’état-major. Ce qui, selon le journal, pourrait permettre la nomination d’un civil à ce poste. Les autres ministres du gouvernement de M. Benbitour viennent de sept partis politiques. Il s’agit du Rassemblement national démocratique (RND), du Front de libération nationale (FLN), du Mouvement de la société pour la paix (MSP, ex-Hamas), qui forment l’ancienne coalition gouvernementale. Le mouvement Nahda (MN, islamiste), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l’Alliance nationale républicaine (ANR) et le Parti du renouveau algérien (PRA) participent également au gouvernement Benbitour. Ces trois dernières formations du courant démocratique, résolument hostiles aux islamistes, s’étaient montrées sévères à l’égard de M. Bouteflika lorsqu’il était candidat. Mais, elles se sont ensuite ralliées à sa politique. Ahmed Ouyahia, l’ancien chef de gouvernement impopulaire du président Liamine Zéroual et premier responsable actuel du RND a été nommé ministre d’État chargé de la Justice. Ce secteur, décrié par les Algériens, fait l’objet d’une grande attention de la part de M. Bouteflika qui a installé une commission nationale chargée de réfléchir à sa réforme.
Le nouveau chef du gouvernement algérien, Ahmed Benbitour, a formé, 24 heures après sa nomination, un gouvernement dans lequel les proches du président Abdelaziz Bouteflika détiennent les postes-clés, a-t-on annoncé de source officielle. Ce premier gouvernement de M. Bouteflika depuis son élection en avril dernier, dont la composition avait été sans cesse reportée pendant huit mois, aura la lourde tâche de mettre en œuvre le programme de redressement économique du président de la République. Le cabinet n’a d’ailleurs pas été formé par M. Benbitour comme le veut la constitution, mais par M. Bouteflika lui-même qui considère comme incongru qu’un gouvernement se charge d’appliquer un programme qui n’est pas celui du président de la République. Cinquante pour cent des ministres ont été choisis par le chef...