L’ex-président du club de football de l’Atletico Madrid, Jesus Gil y Gil, démis de ses fonctions par la justice pour malversation présumée dans la gestion du club, a rejeté hier toute accusation, notamment en niant avoir empoché «une seule peseta» lors des transferts. «Le bénéfice de Christian Vieri est intégralement revenu à l’Atletico Madrid», a-t-il déclaré en conférence de presse, citant également l’exemple des transferts du Brésilien Juninho et du Portugais Paolo Futre. Le conseil d’administration de l’Atletico a été dissous et un administrateur judiciaire a été nommé hier sur décision du juge de l’Audience nationale (principale instance pénale) Manuel Garcia Castellon. M. Gil et d’autres dirigeants de l’Atletico sont accusés d’une fraude portant sur neuf milliards de pesetas (54,09 millions d’euros). M. Gil, président du club madrilène depuis 1987, a affirmé qu’il présenterait, le 10 janvier prochain devant l’Audience nationale, toutes les preuves démontrant qu’il ne s’est pas approprié l’argent de son club. M. Gil, par ailleurs maire de Marbella depuis 1991, a établi un lien entre ses activités politiques et la décision de la justice : «L’objectif était premièrement de m’expulser de la politique, ensuite de me discréditer et de me faire passer pour un voleur», a-t-il déclaré. Jesus Gil, un promoteur immobilier de 66 ans, est impliqué dans plusieurs dizaines d’affaires judiciaires. Dans un autre dossier, il est actuellement en liberté sous caution en attendant un procès pour malversation de fonds. Il est accusé d’avoir détourné 450 millions de pesetas (2,7 millions d’euros) de la mairie de Marbella pour financer son club. Le parquet a annoncé qu’il allait requérir 34 ans de prison dans cette affaire contre Jesus Gil, qui avait été incarcéré pendant quelques jours en janvier dernier. Le maire de Marbella a également été soupçonné d’être lié avec la mafia sicilienne, ce dont il se défend. L’Atletico, auteur du double Coupe/championnat d’Espagne en 1996, est actuellement 17e de la Liga.
L’ex-président du club de football de l’Atletico Madrid, Jesus Gil y Gil, démis de ses fonctions par la justice pour malversation présumée dans la gestion du club, a rejeté hier toute accusation, notamment en niant avoir empoché «une seule peseta» lors des transferts. «Le bénéfice de Christian Vieri est intégralement revenu à l’Atletico Madrid», a-t-il déclaré en conférence de presse, citant également l’exemple des transferts du Brésilien Juninho et du Portugais Paolo Futre. Le conseil d’administration de l’Atletico a été dissous et un administrateur judiciaire a été nommé hier sur décision du juge de l’Audience nationale (principale instance pénale) Manuel Garcia Castellon. M. Gil et d’autres dirigeants de l’Atletico sont accusés d’une fraude portant sur neuf milliards de pesetas (54,09...
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