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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : poursuite de la demande du dollar

La demande du dollar s’est poursuivie hier en s’accentuant sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence d’intérêts à la vente. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL, il a dû se négocier entre 1 511,00 et 1 512,00 LL, soit à des cours supérieurs au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL fixé par la BDL pour cette monnaie depuis le 9 septembre dernier. Toutefois, l’activité du marché ne s’est pas développée pour autant en raison de l’approche des clôtures de comptes de fin d’année. En effet, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque dix millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. L’euro reste faible et le yen se reprend dans des marchés apathiques À l’étranger, l’euro est resté faible tandis que le yen a conservé ses gains de la journée sur des marchés des changes de moins en moins réactifs aux données économiques, à l’approche des fêtes de Noël et de fin d’année. La journée d’hier a été donc morne, et les marchés n’ont vu que la poursuite de la faiblesse de l’euro et de la force du yen, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’il n’y a pas vraiment de raisons à ces mouvements et que les opérateurs s’emparent de n’importe quelle nouvelle positive et ignorent les nouvelles négatives pour justifier la hausse du yen et la baisse de l’euro. À cet égard, les marchés ont été très sensibilisés hier par la révision à la hausse de l’agence américaine de notation financière Moody’s des perspectives de six compagnies d’assurances vie japonaises en estimant qu’elles étaient mieux armées qu’auparavant pour faire face à l’avenir incertain du secteur troublé par l’arrivée des étrangers. Au contraire, ces mêmes marchés ont largement ignoré hier les données économiques françaises et allemandes qui n’ont pas pu avoir le moindre impact positif sur l’euro. Ils se sont donc montrés très indifférents à la hausse de 1,2 % de la production manufacturière française en octobre par rapport à septembre, selon les chiffres de l’INSEE, ainsi qu’à l’augmentation de 1,4 % des prix à l’importation en Allemagne le mois dernier par rapport à octobre, militant toutes les deux en faveur d’un durcissement de la politique monétaire européenne très bénéficiaire pour l’euro. Il en est de même de la dernière révision à la hausse du Produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre de 5,5 à 5,7 % qui est passée comme inaperçue sur les marchés ainsi que l’annonce par l’université de Michigan que son indice mesurant le sentiment des consommateurs a finalement progressé de 104,60 points le mois dernier à 105,40 points en décembre, laissant craindre une surchauffe de l’économie fort néfaste aussi bien à Wall Street qu’à l’euro. Dans la matinée, les marchés avaient déjà fait peu de cas de la décision prise sans surprise la veille par la Réserve fédérale américaine (Fed) de maintenir en l’état ses taux directeurs, tout en prenant soin de se laisser l’opportunité de les relever à la première alerte inflationniste. De son côté, la livre sterling a également largement ignoré l’annonce d’une croissance révisée du PIB britannique de 0,9 à 0,8 % au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre, ainsi qu’à la publication des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, montrant que six sages sur neuf se sont prononcés en faveur d’un maintien des taux d’intérêt au Royaume-Uni à 5,50 % le 9 décembre au lieu de les relever d’un quart de point en pourcentage. Cela étant, le dollar s’est encore une fois négocié, à New York, sur un ton mitigé, comme suit : – 1,0085 pour un euro contre 1,0095, la veille – 1,6055 pour un sterling contre 1,6130 – 1,9395 DM contre 1,9380 – 6,5050 FF contre 6,4990 – 1,5860 FS contre 1,5855 – 1 920,00 lires contre 1 918,45 – 101,50 yens contre 102,20. Bourse de Beyrouth : ralentissement de la hausse À la Bourse de Beyrouth, le marché a eu un peu de mal à accentuer son mouvement ascensionnel du début de la semaine après l’apparition hier d’un certain courant de ventes bénéficiaires sur les actions A de Solidere qui ont reculé de 8,00 à 7 7/8 dollars. Mais, après la remontée des actions B de la même société de 8 1/4 à 8 3/8 dollars et de celles de la Byblos Bank de 2 3/16 à 2 1/4 dollars, l’ensemble de la cote est parvenu à afficher un solde bénéficiaire. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est adjugé 0,07 % à 76,52 points, de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a repris 0,11 % à 177,41 points. Ce mouvement ne s’est pas accompagné hier de beaucoup d’activité avec quelque 19 794 actions négociées d’une valeur globale de 125 360 dollars. Wall Street : marché résistant Sur les places boursières internationales, Wall Street a subi hier des prises de bénéfices après avoir enregistré la veille une belle reprise consécutivement au statu quo monétaire observé par la Fed, notamment dans le secteur de la haute technologie. Ce mouvement, qui a touché les valeurs du Nasdaq où sont cotés les titres de sociétés de haute technologie qui ont haussé de près de 80 % cette année, a épargné le restant de la cote. Cela d’autant que sur le marché obligataire, le rendement moyen des bons du Trésor à 30 ans, principale référence, reculait hier à 6,428 % contre 6,455 % la veille en fin de séance, son plus haut niveau depuis deux ans. Cela étant, les opérateurs n’ont pas réagi à la dernière révision en hausse de la croissance américaine au troisième trimestre, non plus à la hausse de l’indice de l’université de Michigan sur le sentiment des consommateurs, malgré l’avertissement lancé par la Fed la veille sur un éventuel resserrement de sa politique monétaire à la première alerte de surchauffe économique. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a progressé d’un plus bas à 11 181,89 points à un plus haut à 11 259,56 points avant d’afficher en préclôture 11 243,29 points en hausse de 42,75 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé en hausse à des niveaux record, soutenus par une nouvelle flambée des technologiques, des télécoms et des médias, malgré des volumes de moins en moins étoffés à trois jours de Noël. Le soulagement de voir la Réserve fédérale maintenir le statu quo dans sa politique monétaire a propulsé le Nasdaq à un nouveau record mardi et a porté les marchés européens. La Bourse de Paris a enregistré son 35e record de clôture de l’année. Le CAC 40 a gagné 1,66 % à 5 621,29 points. La Bourse de Francfort a franchi la barre des 6 500 points en séance avant de finir sur un gain de 1,15 % à 6 492,53. À Londres, le Footsie a terminé sur un gain de 0,3 % à 6 728,6 points, à 13,6 points seulement de sa clôture record du 3 décembre. La hausse a été de 1,56 % à Amsterdam, de 2,47 % à Milan, de 0,11 % à Madrid et de 1,12 % à Bruxelles. Seul Zurich a terminé pratiquement inchangé, en repli minime de 0,01 %. Les valeurs des médias et les technologiques tiennent le haut du pavé à la Bourse de Paris, après l’envolée de 3,36 % mardi de l’indice Nasdaq des high-techs américaines, pour la première fois à plus de 3 900 points. Bouygues a établi un nouveau record à 605 euros, après l’annonce d’un renforcement de Groupe Arnault dans son capital, puis il a ramené ses gains à 5,32 %, à 584. Un analyste d’une grande banque française souligne qu’il y a actuellement de la part des investisseurs «un énorme intérêt sur Bouygues, car le marché attend une opération sur le capital ou une cession de la filiale mobile». Deutsche Telekom, qui aurait des visées sur Bouygues Télécom, a progressé pour sa part de 1,02 % à Francfort, à 6 484,35. Le quotidien économique La Tribune a rapporté que Ron Sommer, le président du directoire de DT, s’est entretenu mardi avec Martin Bouygues. Très entourée également, à Paris, Canal Plus a momentanément gagné quelque 8 %, dopée par une rumeur de vente de 9,0 % de Canan par Vivendi à l’espagnole Telefonica. On a noté aussi la fermeté de la société de logiciels Logica, qui a gagné 4,05 %, à 1 564 pence, après avoir remporté un contrat de 50 millions de sterling pour des équipements et des services dans la distribution d’électricité. Des analystes observent que la relative rareté des échanges a accentué les variations des cours. «Personne ne veut vendre quoi que ce soit avant la fin de l’année, de nombreux comptes ont déjà été bouclés et donc le moindre petit intérêt acheteur peut avoir un gros impact sur le marché», a dit Amin Naser, chez Cantor Fitzgerald, à Francfort. Tokyo : le Nikkei tiré par les technologiques La Bourse de Tokyo a terminé la séance de mercredi sur un gain de 2,1 %, grâce à une forte progression des valeurs technologiques, selon les opérateurs. L’indice Nikkei gagnait 381,55 points pour s’établir à 18 461,93 points, tandis que l’indice élargi Topix reprenait 32,94 points à 1 651,30. Le volume des échanges s’est contracté à 428 millions de titres négociés contre 452,1 millions la veille. Les valeurs technologiques ont fortement progressé dans le sillage du Nasdaq. Cette envolée «est essentiellement due à l’effet Nasdaq», notait un courtier de Nikko Securities, Kazue Mayuzumi. Mardi, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a connu la plus forte hausse en points de son histoire avec un gain de 127,28 points (+3,36 %) à 3 911,15 points, 56e record de l’année, et un bond de pratiquement 80 % sur l’année. Cet intérêt frénétique pour les technologiques à Tokyo suscite l’espoir que l’indice japonais finira l’année sur un rebond. «Il semble maintenant que le Nikkei ait la capacité de terminer l’année au-dessus des 18 000 points», estimait stratège de Taiheiyo Securities, Yoshiyuki Highasi. Aux informatiques, Sony a bondi à 23 090 yens (+6,7 %) et Softbank Corp. affichait un gain de 7,4 % à 72 800 yens. Fujitsu Ltd a progressé de 4,7 % à 3 790 yens et Kyocera de 10,5 % à 17 350 yens.
La demande du dollar s’est poursuivie hier en s’accentuant sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence d’intérêts à la vente. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL, il a dû se négocier entre 1 511,00 et 1 512,00 LL, soit à des cours supérieurs au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL fixé par la BDL pour cette monnaie depuis le 9 septembre dernier. Toutefois, l’activité du marché ne s’est pas développée pour autant en raison de l’approche des clôtures de comptes de fin d’année. En effet, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque dix millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. ...