De l’engin high-tech au gadget lumineux et musical, en passant par l’objet sadomasochiste au manche plein d’épines, une quarantaine de prototypes ont rivalisé depuis le printemps dernier pour le titre de «tire-bouchon de l’an 2000». Les organisateurs de la Saint-Vincent tournante, la traditionnelle fête des vignerons bourguignons, qui se tiendra cette année à Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or), avaient lancé ce concours pour «donner à l’aube du troisième millénaire une nouvelle vie à un objet qui est présent dans tous les foyers». Cette fête, qui se tient chaque année dans un village différent, attire le dernier week-end de janvier de 100 000 à 200 000 personnes. Le premier prix, ont indiqué les organisateurs, a été remporté par une entreprise spécialisée des Pyrénées Orientales, avec son tire-bouchon en acier recouvert de téflon et son levier rétractile. Ses créateurs recevront un prix de 2 000 euros (13 119,14 francs) et figureront dans le Livre mondial des inventions dirigé par Valérie-Anne Giscard d’Estaing. Cette dernière présidait le jury, qui réunissait notamment deux vignerons, dont l’un également collectionneur de tire-bouchons, un restaurateur de Gevrey, et le président de la Sommellerie française, Georges Pertuiset. Prix de l’humour Premier dans la catégorie Inventeurs particuliers, un habitant de l’Hérault a conçu une véritable œuvre d’art en métal, haute de 30 centimètres, où il faut manœuvrer un petit cylindre le long d’une tige pour faire sortir le bouchon. Séduit par un tire-bouchon digne de figurer dans le «Catalogue des objets insolites» du surréaliste belge Carelman, avec son manche constitué d’une branche de rosier pleine d’épines, le jury a créé pour le récompenser un «prix de l’humour», non prévu. Une note insolite a été aussi apportée par un tire-bouchon «inaccessible», carrément enfermé à l’intérieur de la bouteille. Également sur les rangs, un tire-bouchon festif diffusant les notes d’une chanson à boire tandis que de petites lumières clignotent, un autre, en forme d’escargot, en bois précieux incrusté d’émaux, et même un ou deux exemplaires qualifiés de «coquins» par les jurés. Tous ces «concurrents» seront présentés au public lors de la Saint-Vincent. C’est à la suite d’un vote que le «prix public du tire-bouchon de l’an 2000» sera décerné. D’origine médiévale, mais relancée en 1938, la Saint-Vincent est un rassemblement des sociétés de secours mutuels des vignerons de Bourgogne, placées sous la protection du saint. Une messe solennelle, une procession et un banquet en sont les moments phares, tous les caveaux des vignerons ouvrant leurs portes pour des dégustations pendant deux jours.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats De l’engin high-tech au gadget lumineux et musical, en passant par l’objet sadomasochiste au manche plein d’épines, une quarantaine de prototypes ont rivalisé depuis le printemps dernier pour le titre de «tire-bouchon de l’an 2000». Les organisateurs de la Saint-Vincent tournante, la traditionnelle fête des vignerons bourguignons, qui se tiendra cette année à Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or), avaient lancé ce concours pour «donner à l’aube du troisième millénaire une nouvelle vie à un objet qui est présent dans tous les foyers». Cette fête, qui se tient chaque année dans un village différent, attire le dernier week-end de janvier de 100 000 à 200 000 personnes. Le premier prix, ont indiqué les organisateurs, a été remporté par une entreprise spécialisée des Pyrénées Orientales, avec son tire-bouchon...