L’Iran a affirmé lundi soutenir la Syrie dans ses efforts pour la récupération du plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967, après la reprise des négociations de paix syro-israéliennes. «L’Iran soutient la position syrienne pour libérer tout le plateau de Golan en tant que partie des territoires occupés», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid-Reza Assefi. Pour Téhéran, «les pourparlers syro-israéliens ont une nature différente des autres volets des négociations de paix au Proche-Orient», a ajouté M. Assefi, cité par l’agence officielle Irna. «Les Syriens ont montré dans le passé qu’ils ont une position stable face au régime sioniste et agissent en fonction de leurs droits», a-t-il poursuivi. Après les négociations syro-israéliennes mercredi et jeudi à Washington, le Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, avait affirmé que l’Iran «ne lâchera jamais la Palestine». «C’est une illusion. Rien n’est fini encore et nous ne lâcherons jamais la Palestine et la cause palestinienne», avait déclaré le numéro un du régime. L’ayatollah Khamenei, qui avait semblé mettre en cause la Syrie, principal allié stratégique de l’Iran au Proche-Orient et au sein du monde islamique, avait notamment affirmé: «Nous demanderons des explications aux défenseurs de la trahison du peuple palestinien». Évoquant en outre les négociations de paix israélo-palestiniennes, le porte-parole iranien a indiqué qu’elles «ne vont pas dans le sens des droits inaliénables des Palestiniens». «Il n’y a aucun progrès pour la restauration des droits des Palestiniens», a-t-il ajouté, déplorant que «les Palestiniens font davantage de concessions» lors des négociations avec Israël. Plusieurs journaux iraniens, conservateurs comme modérés, avaient des positions divergentes sur la reprise des négociations syro-israéliennes à Washington. Le journal intégriste Jomhouri-Eslami, proche des conservateurs, avait ainsi critiqué samedi la Syrie pour avoir donné légitimisé Israël en participant à des négociations avec le régime sioniste. «Bien que les négociations de Washington aient montré que les Syriens étaient fermes dans leur position vis-à-vis des sionistes, nous devons admettre avec amertume que par cette rencontre, la Syrie a reconnu l’existence sinistre et illégitime des occupants de la Palestine», avait écrit notamment le journal. Un journal modéré, Iran News, avait de son côté estimé que «si les pays islamiques et la majorité des Palestiniens acceptent de faire la paix avec Israël, l’Iran devra se préparer à se joindre au processus» de paix. L’Iran, qui entretenait des relations politiques et militaires stratégiques avec Israël avant la révolution islamique de 1979, ne reconnaît pas l’État hébreu et préconise sa disparition. La république islamique soutient les mouvements palestiniens et libanais les plus radicaux dans leur lutte contre l’État hébreu. La Syrie entretient des relations privilégiées avec l’Iran, qu’elle a soutenu militairement durant sa guerre contre l’Irak (1980-88).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Iran a affirmé lundi soutenir la Syrie dans ses efforts pour la récupération du plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967, après la reprise des négociations de paix syro-israéliennes. «L’Iran soutient la position syrienne pour libérer tout le plateau de Golan en tant que partie des territoires occupés», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid-Reza Assefi. Pour Téhéran, «les pourparlers syro-israéliens ont une nature différente des autres volets des négociations de paix au Proche-Orient», a ajouté M. Assefi, cité par l’agence officielle Irna. «Les Syriens ont montré dans le passé qu’ils ont une position stable face au régime sioniste et agissent en fonction de leurs droits», a-t-il poursuivi. Après les négociations syro-israéliennes mercredi et jeudi à...