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Actualités - Chronologie

Chenal et Claude Crétier : deux valeurs françaises rassurantes

Àune semaine de Noël, le ski masculin français s’est rassuré lors du week-end italien de Coupe du monde avec dimanche le premier succès de Joël Chenal, sur la piste exigeante d’Alta Badia, et la veille les promesses du jeune descendeur Claude Crétier, à Val Gardena. Chenal, 26 ans, avait longtemps bridé ses capacités techniques par un trop-plein de modestie et d’émotivité. Pour son jour de gloire, il n’a pas fait les choses à moitié, triomphant en un haut lieu, la Gran Risa, qui n’a couronné que des cracks, mais pas encore l’Autrichien Hermann Maier, dauphin du Français pour 8 centièmes. À 22 ans, Crétier a enfin concrétisé ses possibilités en terminant septième de la seconde descente de Val Gardena. La place revêt une importance particulière puisque, s’élançant avec le dossard 40, sur une piste déjà creusée, le skieur de Bourg-Saint-Maurice a dû remonter un bout de pente pour effectuer un second départ. Le Suisse Didier Bonvin, directeur des équipes de France masculines, savoure ces résultats, mais attend aussi «une confirmation de groupe». La victoire de Chenal a rempli un vide : depuis Franck Piccard en 1993 à Solden (Autriche), la France n’avait plus gagné en slalom géant. «Ces dernières années, on a eu un groupe de descente très fort autour de Luc Alphand, puis ce sont les slalomeurs qui ont brillé, souligne le technicien helvétique. Les géantistes étaient un peu délaissés». Potentiel Or, le géant reste la référence du ski alpin. «Il y a Joël mais aussi Christophe (Saïoni) et Vincent (Millet) qui ont le potentiel pour se hisser parmi les meilleurs, comme ils l’avaient prouvé en début de saison lors de la seconde manche à Tignes», poursuit Didier Bonvin. Claude Crétier s’est fait un prénom en l’absence de Jean-Luc, son illustre homonyme champion olympique à Nagano, «qui n’est ni mon frère ni mon cousin, même si nous sommes tous deux de Bourg-Saint-Maurice». «C’est un talent, affirme Bonvin. Il lui faut maintenant faire ses preuves au niveau mental, éliminer les fautes de jeunesse comme celle commise dans la première descente de Val Gardena, vendredi». «Il faut être patient avec le groupe de descente, composé pour moitié de jeunes, comme Pierre-Emmanuel Dalcin, et d’anciens revenant de graves blessures, comme Vincent Blanc, Nicolas Burtin et David Prétot», poursuit-il. Claude, qui a découvert la descente chez les juniors, pense déjà améliorer son classement à Chamonix, début janvier. Cette équipe de France en mutation se conjugue avec trois entraîneurs de spécialité italiens. Un hasard? «Oui et non, explique le directeur des équipes de France. Ils ont fait leurs preuves et ce sont des Latins, proches de la mentalité française». Et pour cause : «Severino Bottero, responsable des géantistes depuis cette saison, et Stefano Dalmasso, celui des slalomeurs, déjà en place quand je suis arrivé il y a 6 ans, sont piémontais, précise le «patron». Mauro Cornaz, l’entraîneur des descendeurs, est du Val d’Aoste». Désormais, c’est aux slalomeurs, en retrait lors des deux premières courses, de faire leurs preuves mardi à Kranjska Gora (Slovénie) pour la dernière épreuve masculine de l’année.
Àune semaine de Noël, le ski masculin français s’est rassuré lors du week-end italien de Coupe du monde avec dimanche le premier succès de Joël Chenal, sur la piste exigeante d’Alta Badia, et la veille les promesses du jeune descendeur Claude Crétier, à Val Gardena. Chenal, 26 ans, avait longtemps bridé ses capacités techniques par un trop-plein de modestie et d’émotivité. Pour son jour de gloire, il n’a pas fait les choses à moitié, triomphant en un haut lieu, la Gran Risa, qui n’a couronné que des cracks, mais pas encore l’Autrichien Hermann Maier, dauphin du Français pour 8 centièmes. À 22 ans, Crétier a enfin concrétisé ses possibilités en terminant septième de la seconde descente de Val Gardena. La place revêt une importance particulière puisque, s’élançant avec le dossard 40, sur une piste...