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Actualités - Conferences Et Seminaires

Une épidémie qui gagne le monde Une nouvelle approche de l'obésité

Faire plus d’exercice physique, même fractionné dans la journée, est l’un des meilleurs moyens de ne pas reprendre à long terme les kilos perdus, ont souligné les spécialistes au congrès de l’Association nord-américaine d’étude de l’obésité. Les habitudes sédentaires, comme prendre systématiquement l’ascenseur, sa voiture pour la moindre course qui pourrait se faire à pied ou rester planté devant la télévision ou l’ordinateur de longues heures sans bouger, ont une lourde part dans l’obésité qui n’épargne plus les populations démunies dans le monde. Ce minimum d’exercice correspond à une dépense énergétique de l’ordre de 2 800 kilocalories par semaine. Beaucoup plus que la dépense autour de 1 000 kilocalories/semaine habituellement conseillée. Un niveau d’activité plus important que celui habituellement recommandé serait nécessaire pour maintenir à long terme une perte de poids, selon une étude présentée par le Dr Rena Wing de l’Université de Pittsburg au congrès qui réunit un millier de médecins à Charleston (États-Unis). Les données tirées d’un registre national américain, le National Weight Control, où sont enregistrés 2 500 volontaires qui ont perdu en moyenne 30 kilos et ont maintenu cette perte de poids près de six ans, montrent que la pratique d’environ une heure quotidienne d’activité physique modérée (marcher, monter et descendre les escaliers, un peu de gymnastique...) permet de ne pas regrossir à long terme. Fractionner l’exercice physique quotidien, par tranche d’une dizaine de minutes par exemple, est aussi efficace que de se livrer à une longue séance une fois par jour, selon le Dr John Jakicic. Cette dernière observation a des «implications pratiques importantes parce qu’il peut être plus aisé pour beaucoup de gens d’accroître leur activité durant de courts intervalles plutôt que de consacrer une heure entière dans la journée à faire de l’exercice», a commenté le professeur James Hill, pédiatre. Mieux vaut bouger un peu que pas du tout, selon les spécialistes. Mais attention à ne pas se lancer brutalement dans un sport intensif, passée la quarantaine après des années de sédentarité, sous peine d’accroître le risque d’infarctus ! À ceux en excès de poids, le Dr George Blackburn, président de ce congrès, conseille de «manger un peu moins et de bouger un peu plus». «25% des Américains ne font aucun exercice», selon lui. Les spécialistes ont par ailleurs rappelé les bienfaits de l’exercice physique pour la santé en général et en particulier pour le cœur. «L’obésité a atteint des proportions épidémiques aux États-Unis», a souligné le Dr Hill en rappelant que l’obésité chronique affecte 22% de la population de ce pays et y tue «près de 300 mille personnes chaque année». Près de 100 millions d’adultes américains ont un excès de poids ou sont obèses. Près d’un tiers des habitants de l’Union européenne ont un excès de poids et un sur dix est obèse. La France qui fait encore partie des pays européens les moins touchés compte déjà trois millions et demi d’obèses dans la population adulte. L’excès de poids favorise la survenue de la forme de loin la plus répandue de diabète dans le monde, le diabète de type 2. Plus de 140 millions de personnes dans le monde ont un diabète dont les complications peuvent être redoutables.
Faire plus d’exercice physique, même fractionné dans la journée, est l’un des meilleurs moyens de ne pas reprendre à long terme les kilos perdus, ont souligné les spécialistes au congrès de l’Association nord-américaine d’étude de l’obésité. Les habitudes sédentaires, comme prendre systématiquement l’ascenseur, sa voiture pour la moindre course qui pourrait se faire à pied ou rester planté devant la télévision ou l’ordinateur de longues heures sans bouger, ont une lourde part dans l’obésité qui n’épargne plus les populations démunies dans le monde. Ce minimum d’exercice correspond à une dépense énergétique de l’ordre de 2 800 kilocalories par semaine. Beaucoup plus que la dépense autour de 1 000 kilocalories/semaine habituellement conseillée. Un niveau d’activité plus important que...