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Actualités - Chronologie

Washington prêt à assumer une partie du coût de la paix israélo-syrienne

Les États-Unis se sont déclarés hier prêts à assumer une partie du coût de la paix entre la Syrie et Israël, une addition qui risque d’être lourde pour les contribuables américains et de se heurter à l’opposition du Congrès avant les élections générales de novembre. «Il est manifestement dans notre intérêt d’avoir un Proche-Orient stable et en paix. Je pense que les États-Unis fourniront aide et assistance conformément à la tradition de bipartisanisme (au Congrès), et que la communauté internationale se joindra à ces efforts», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Lockhart. La partie sera d’autant plus difficile à mener pour le président Bill Clinton, qu’il lui faudra, préalablement à tout versement d’une aide substantielle à la Syrie, convaincre les parlementaires de retirer ce pays de la liste des nations jugées par Washington proterroristes. Selon des estimations israéliennes, la paix avec la Syrie aura un prix élevé. 18 milliards de dollars seront nécessaires pour financer le démantèlement des implantations israéliennes sur le plateau du Golan et la réinsertion des 17 000 colons juifs qui y vivent, ainsi que pour créer des zones de sécurité. Cela dépassera de très loin l’aide de 1,8 milliard de dollars promise par M. Clinton dans le cadre de l’accord intérimaire israélo-palestinien de Wye, et qui a dû batailler ferme au Congrès cet automne pour en obtenir le financement. Bien que la question n’ait pas été encore abordée, les États-Unis devront sans doute, en cas d’accord, déployer une présence militaire dans une zone-tampon entre Israël et la Syrie pour superviser la paix. Un tel engagement pourrait, lui aussi, donner lieu à des débats difficiles au Congrès où la majorité républicaine, tout comme son candidat favori à la Maison-Blanche, George W. Bush, accuse régulièrement l’Administration Clinton d’affaiblir la capacité d’intervention militaire américaine en envoyant des soldats participer à des missions de paix un peu partout dans le monde. Israéliens et Syriens doivent se retrouver le 3 janvier près de Washington pour entrer dans le vif des négociations. Les pourparlers de Blair House, consacrés à préparer le terrain et établir les paramètres d’un règlement, n’ont fait qu’effleurer les grands problèmes à régler. Au centre des discussions figurera la restitution à la Syrie des hauteurs stratégiques du Golan, occupées par Israël depuis 1967. Pour Damas, tous les autres aspects d’un règlement (questions de sécurité, contenu de la paix et son calendrier) peuvent faire l’objet de compromis, sauf celui du retour du plateau du Golan, condition sine qua non de tout règlement. Les négociations, dans lesquelles Washington continuera à jouer un rôle prédominant, devraient durer plusieurs mois, selon le chef de la diplomatie israélienne David Lévy, et elles seront probablement entrecoupées de pauses. Mais Washington est déterminé à en presser le rythme. Le président Clinton et ses conseillers ont souligné à plusieurs reprises que les ennemis de la paix restaient à l’œuvre. À Blair House, ils ont demandé et apparemment obtenu de la Syrie qu’elle use de son influence pour contenir les mouvements extrémistes. M. Clinton qui abandonnera le pouvoir dans un an, entend également léguer à l’histoire l’image d’un bâtisseur de paix et non celle d’un président terni par les scandales et flétri par un procès en destitution.
Les États-Unis se sont déclarés hier prêts à assumer une partie du coût de la paix entre la Syrie et Israël, une addition qui risque d’être lourde pour les contribuables américains et de se heurter à l’opposition du Congrès avant les élections générales de novembre. «Il est manifestement dans notre intérêt d’avoir un Proche-Orient stable et en paix. Je pense que les États-Unis fourniront aide et assistance conformément à la tradition de bipartisanisme (au Congrès), et que la communauté internationale se joindra à ces efforts», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Lockhart. La partie sera d’autant plus difficile à mener pour le président Bill Clinton, qu’il lui faudra, préalablement à tout versement d’une aide substantielle à la Syrie, convaincre les parlementaires de retirer ce...