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Actualités - Chronologie

Aéronautique Airbus a surclassé Boeing en 1999

L’année 1999 n’est pas encore terminée, mais il ne fait plus guère de doute qu’Airbus Industrie peut se targuer d’avoir enregistré plus de commandes que Boeing au cours des 12 derniers mois. Le géant de Seattle a eu beau jeu de rendre publiques mercredi 183 commandes supplémentaires, ce qui porte son total à 368 appareils pour l’année 1999, le consortium fait mieux avec 420 avions vendus à la date du 15 décembre. Ce n’est pas la première fois que le constructeur européen dépasse son homologue américain, puisqu’en 1984 le premier avait engrangé 125 commandes contre 122 pour le second. Une porte-parole d’Airbus a toutefois relevé que le marché était très déprimé cette année-là et qu’elle n’était donc pas très significative, contrairement à 1999. «C’est une année charnière pour Airbus quand on examine ses ventes par rapport à celles de Boeing», estime Tim Bennett, analyste du secteur à Morgan Stanley Dean Witter. Si on considère les livraisons des deux constructeurs, Boeing se retrouve toutefois en tête parce que l’américain a vendu davantage d’appareils au début de la décennie. Mais à l’aune des succès enregistrés par Airbus en 1999, les analystes tablent à l’avenir sur une part de marché de 50% en année normale pour le consortium, ce qui mettrait fin à la domination de 40 ans de Boeing sur le marché aéronautique mondial. Airbus Industrie regroupe Aerospatiale Matra, DaimlerChrysler Aerospace (Dasa), Casa – qui vont se regrouper pour donner naissance à EADS – et BAE Systems Plc, l’ex-British Aerospace. Une des causes des revers de Boeing cette année peut s’expliquer par une décision du constructeur, soucieux d’améliorer ses marges opérationnelles, de renoncer à livrer une guerre de prix sans merci à Airbus, poursuivent les analystes. Cela laisserait sous-entendre que le consortium remporte la plupart des commandes parce qu’il consent à perdre de l’argent. D’après Nick Cunningham, analyste chez Salomon Smith Barney, cela paraît toutefois peu probable puisque les quatre partenaires d’Airbus gagnent de l’argent, même après remboursement des avances accordées par les pouvoirs publics. «Il ne fait aucun doute, au vu de toutes les données d’Airbus, que le système dans son ensemble est une affaire rentable», ajoute de son côté Chris Avery, analyste chez JP Morgan. La domination d’Airbus se révèle la plus forte dans les appareils à monocouloirs, où les A318, A319, A320 et A321 ont surclassé les Boeing 737 et 757 – les quatre premiers totalisant 352 commandes contre 270 pour les deux derniers. Le consortium a profité à plein du «concept de famille» qu’il a développé avec ces quatre appareils et qui permet aux compagnies aériennes de réaliser des économies sur les coûts de formation des pilotes et sur ceux de maintenance. Dans les gros porteurs, la bataille entre Airbus A330 et A340 d’un côté et les Boeing 767 et 777 de l’autre a paru plus équilibrée. Les Européens ont vendu 68 gros porteurs contre 59 aux Américains. Le 747 de Boeing conserve pour sa part sa situation de monopole en attendant l’arrivée de l’A3XX, le très gros porteur européen, actuellement en phase de prélancement commercial.
L’année 1999 n’est pas encore terminée, mais il ne fait plus guère de doute qu’Airbus Industrie peut se targuer d’avoir enregistré plus de commandes que Boeing au cours des 12 derniers mois. Le géant de Seattle a eu beau jeu de rendre publiques mercredi 183 commandes supplémentaires, ce qui porte son total à 368 appareils pour l’année 1999, le consortium fait mieux avec 420 avions vendus à la date du 15 décembre. Ce n’est pas la première fois que le constructeur européen dépasse son homologue américain, puisqu’en 1984 le premier avait engrangé 125 commandes contre 122 pour le second. Une porte-parole d’Airbus a toutefois relevé que le marché était très déprimé cette année-là et qu’elle n’était donc pas très significative, contrairement à 1999. «C’est une année charnière pour Airbus quand...