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Actualités - Chronologie

Polémique Le syndicat de Télé-Liban renouvelle ses attaques contre Anouar el-Khalil

La polémique engagée autour des déclarations du chef du syndicat des employés de Télé-Liban Élias Abou-Rizk et de la réponse faite par le service de presse du ministre de l’Information Anouar el-Khalil semble devoir s’envenimer. Hier, une source au sein du syndicat a affirmé que, loin de receler une quelconque arrière-pensée destinée à servir ses intérêts personnels, la déclaration de M. Abou-Rizk n’est que l’expression de l’opinion du conseil du syndicat et de tous ceux qu’il représente : «Si M. Abou-Rizk avait des visées personnelles, il n’aurait pas accepté la nomination d’une personne ne possédant aucun diplôme universitaire à la tête du conseil d’administration de Télé-Liban, alors qu’un tel diplôme est l’une des conditions les plus élémentaires pour la nomination d’un responsable d’une administration publique». «Si l’économie des deniers publics lui tient tellement à cœur, le ministre de l’Information aurait mieux fait d’annuler la décision des membres du conseil d’administration de s’octroyer des salaires mensuels dépassant les deux millions de livres, alors que les salaires des membres des précédents conseils n’atteignaient même pas cent mille livres», a poursuivi la source. La même source accuse M. el-Khalil d’avoir étouffé, pour des questions d’intérêts politiques, l’affaire de la rupture du contrat de régie en 1991, dans laquelle les tribunaux avaient accordé un dédommagement d’un million et demi de dollars au détenteur du contrat. En fait, ajoute la source, «la réponse du bureau du ministre de l’Information fait partie d’un plan de règlement de comptes avec le syndicat et ceux qu’il représente, destiné à nuire aux intérêts des salariés de Télé-Liban et à les priver de leurs droits les plus élémentaires». Questionné hier sur cette affaire à sa sortie du Conseil des ministres, M. el-Khalil s’est déclaré «surpris» par les propos du syndicat et a réitéré son refus de s’engager dans une polémique qui «n’est dans l’intérêt de personne». Rappelons que la polémique avait été déclenchée par la publication, mardi dernier, d’un communiqué dans lequel les employés de Télé-Liban affirmaient «ne plus pouvoir passer sous silence les abus devenus nombreux» et s’interrogeaient sur le sort «des mesures destinées à mettre un terme aux infractions, pour payer les heures supplémentaires dues et cadrer les journaliers et contractuels de manière à préserver leurs droits». Le communiqué réclamait «la démission du ministre de l’Information» et la mise sur pied d’un nouveau conseil d’administration qui serait «apte à assumer la lourde responsabilité qui lui incombe». Selon le communiqué, M. elKhalil «assume l’entière responsabilité de l’échec de Télé-Liban qui ne parvient pas à trouver de solutions à ses problèmes». En conclusion, le communiqué avait annoncé une «grève d’avertissement les 29 et 30 décembre». M. Abou-Rizk, de son côté, avait accusé M. el-Khalil de «clamer partout que les employés de Télé-Liban sont trop nombreux et qu’il faudrait en licencier 200 et n’en garder que 300». En réponse, le service de presse du ministre de l’Information avait qualifié de contre-vérités les propos tenus par M. Abou-Rizk qui «s’est déchaîné en raison des décisions prises par le conseil d’administration, dont certaines le concernent personnellement». À son tour, le conseil d’administration avait affirmé que ses décisions visaient à «redresser la situation financière de Télé-Liban et à mettre terme au gaspillage des deniers publics».
La polémique engagée autour des déclarations du chef du syndicat des employés de Télé-Liban Élias Abou-Rizk et de la réponse faite par le service de presse du ministre de l’Information Anouar el-Khalil semble devoir s’envenimer. Hier, une source au sein du syndicat a affirmé que, loin de receler une quelconque arrière-pensée destinée à servir ses intérêts personnels, la déclaration de M. Abou-Rizk n’est que l’expression de l’opinion du conseil du syndicat et de tous ceux qu’il représente : «Si M. Abou-Rizk avait des visées personnelles, il n’aurait pas accepté la nomination d’une personne ne possédant aucun diplôme universitaire à la tête du conseil d’administration de Télé-Liban, alors qu’un tel diplôme est l’une des conditions les plus élémentaires pour la nomination d’un responsable...