L’ancien ministre Michel Eddé a souligné, dans une déclaration à la presse, que le fait que ce soit le Premier ministre israélien Ehud Barak qui préside la délégation israélienne aux pourparlers de paix avec la Syrie signifie que ces négociations engagent le sort de la région et de l’État hébreu. «C’est le ministre israélien des Affaires étrangères qui aurait dû présider la délégation de l’État hébreu puisque c’est le ministre syrien des Affaires étrangères qui préside la délégation syrienne, a notamment déclaré M. Eddé. Mais le fait que M. Barak ait tenu à présider personnellement la délégation signifie que les pourparlers engageront le sort de la région. Par ailleurs, le fait que le chef de la diplomatie israélienne, qui est un juif oriental, n’ait pas présidé la délégation de son pays signifie que tous les problèmes cruciaux en Israël ne sont pas confiés à des juifs orientaux et sont du seul ressort des juifs occidentaux». Et M. Eddé de poursuivre : «L’attitude israélienne à l’égard des pourparlers se caractérise par un net sérieux. Cela se manifeste dans les déclarations de M. Barak qui met l’accent sur le fait qu’Israël sera contraint de prendre des décisions douloureuses. M. Barak souligne aussi qu’il ne saurait y avoir de paix sans retraits. Il a tenu à obtenir l’aval de la Knesset sur ce plan. En clair, il a obtenu l’aval implicite de la Knesset pour un retrait jusqu’aux frontières du 4 juin. Si le président Hafez el-Assad n’était pas certain que cet aval de la Knesset allait être obtenu, il n’aurait pas accepté que les pourparlers reprennent». M. Eddé a, d’autre part, déclaré que la reprise des négociations au point où elles avaient été interrompues (à l’époque de Yitzhak Rabin) constitue «une victoire pour le président Assad et pour la politique ferme suivie par la Syrie et le Liban». Et d’ajouter : «La relance des pourparlers signifie que toutes les parties, et plus particulièrement Israël, ont reconnu qu’il ne saurait y avoir de paix dans la région sans la Syrie». Après avoir affirmé que «le Liban a réussi, grâce à sa résistance, à infliger une lourde défaite militaire et politique à Israël», M. Eddé a souligné que le Liban est «attaché au règlement du problème des réfugiés palestiniens, sur base des résolutions des Nations unies et du droit au retour».
L’ancien ministre Michel Eddé a souligné, dans une déclaration à la presse, que le fait que ce soit le Premier ministre israélien Ehud Barak qui préside la délégation israélienne aux pourparlers de paix avec la Syrie signifie que ces négociations engagent le sort de la région et de l’État hébreu. «C’est le ministre israélien des Affaires étrangères qui aurait dû présider la délégation de l’État hébreu puisque c’est le ministre syrien des Affaires étrangères qui préside la délégation syrienne, a notamment déclaré M. Eddé. Mais le fait que M. Barak ait tenu à présider personnellement la délégation signifie que les pourparlers engageront le sort de la région. Par ailleurs, le fait que le chef de la diplomatie israélienne, qui est un juif oriental, n’ait pas présidé la délégation de son...
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