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Actualités - Chronologie

JO - Réformes CIO Samaranch devant les parlementaires américains (photo)

Grand patron depuis 1980 du mouvement olympique international, l’Espagnol Juan Antonio Samaranch ne risque pas grande-chose en venant témoigner mercredi devant une sous-commission du Congrès américain, mais de ses explications dépendent en partie l’avenir financier du Comité international olympique (CIO). Le président du CIO avait soigneusement fait repousser à la mi-décembre, il y a deux mois, sa comparution devant les 16 membres (9 républicains et 7 démocrates) de la sous-commission présidée par le représentant républicain du Michigan Fred Upton, une émanation de la puissante commission du Commerce de la Chambre, ayant notamment pouvoir en matière de radio et de télévision. M. Samaranch pourra ainsi se présenter fort d’une série de quelque 50 réformes, d’une ampleur sans précédent dans l’histoire du mouvement olympique, adoptée à la quasi-unanimité pendant le week-end à Lausanne (Suisse) par un congrès extraordinaire du CIO. «Je vais à Washington en confiance, pas pour transmettre un message, mais pour répondre aux questions, à toutes les questions», a souligné M. Samaranch, qui arrivera devant Upton et ses pairs, plus puissant que jamais à la tête de l’olympisme. Ingérence politique des États-Unis Rien n’obligeait le chef du CIO à venir s’expliquer devant la commission Upton, une démarche loin de faire l’unanimité au sein de l’assemblée olympique, où l’insistance des parlementaires américains à vouloir entendre M. Samaranch est parfois perçue comme une ingérence politique des États-Unis et une menace pour l’indépendance du mouvement sportif. «Vous êtes le président du CIO et n’avez de compte à rendre qu’à la famille olympique. Nous n’avons de leçons de morale à recevoir de personne», a ainsi lancé pendant le week-end de Lausanne, Lambis Nikolaou, un membre grec du CIO. Mais le président du CIO avait tout intérêt, ayant mis de l’ordre dans sa maison, à ne pas s’attirer les foudres de parlementaires d’un pays apportant à lui seul au mouvement olympique, par le biais des télévisions ou des commanditaires notamment, 80 % de ses rentrées financières. Des rentrées que le CIO a chiffré lui même, dans son effort nouveau de transparence financière, à 3,5 milliards de dollars pour la période 1997-2000. La « culture de corruption » Derrière M. Upton et les membres de sa commission, il y a ainsi toute la puissance de l’économie américaine et de ses chaînes de télévision, de NBC notamment qui s’est assuré les droits de retransmission des Jeux jusqu’en 2008 moyennant 3,6 milliards de dollars. Un contrat qui a assuré pour une dizaine d’années l’avenir financier des Jeux et que M. Samaranch va devoir s’évertuer à préserver en rassurant les parlementaires américains. Ceux-ci ne sont en effet pas encore totalement convaincus que la «culture de corruption», révélée au grand jour par le scandale de Salt Lake City il y a 12 mois, fasse maintenant vraiment partie du passé. «Le CIO a fait un premier pas important, a souligné M. Upton. Mercredi, nous aurons une chance d’examiner les réformes avec soin afin de nous assurer qu’elles valent plus que le papier sur lequel elles sont écrites». Quelles que soient les explications mercredi de M. Samaranch, le CIO doit maintenant s’attendre à être mis sous surveillance par un Congrès déterminé à s’assurer que les exemptions d’impôts dont bénéficie le mouvement olympique aux États-Unis sont justifiées. Le sénateur républicain de l’Arizona John McCain, qui préside la commission du Commerce du Sénat qui mène une enquête parallèle à celle de la commission Upton, l’a clairement laissé entendre. M. Upton lui même n’a pas dit autre chose. «Nous devons faire confiance, a-t-il souligné, mais aussi vérifier, vérifier, vérifier encore. Pour nous assurer que les erreurs du passé ne seront pas répétées, une supervision étroite sera nécessaire pendant de nombreux mois».
Grand patron depuis 1980 du mouvement olympique international, l’Espagnol Juan Antonio Samaranch ne risque pas grande-chose en venant témoigner mercredi devant une sous-commission du Congrès américain, mais de ses explications dépendent en partie l’avenir financier du Comité international olympique (CIO). Le président du CIO avait soigneusement fait repousser à la mi-décembre, il y a deux mois, sa comparution devant les 16 membres (9 républicains et 7 démocrates) de la sous-commission présidée par le représentant républicain du Michigan Fred Upton, une émanation de la puissante commission du Commerce de la Chambre, ayant notamment pouvoir en matière de radio et de télévision. M. Samaranch pourra ainsi se présenter fort d’une série de quelque 50 réformes, d’une ampleur sans précédent dans l’histoire du...