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Actualités - Chronologie

Une belle mais petite banque en dépit de ses diverses acquisitions

Le Crédit commercial de France (CCF) s’est fortement développé depuis sa privatisation en 1987, multipliant ses fonds propres par cinq à 20 milliards de FF (3 mds d’euros), mais il reste une petite banque, loin derrière, BNP-Paribas, le Crédit agricole, la Société générale, le Crédit mutuel et le Lyonnais. Son cours de Bourse a été multiplié par plus de huit à près de 125 euros. La proposition d’offre publique d’achat du néerlandais ING, faite vendredi et retirée lundi, valorisait le groupe à 10 milliards d’euros, soit plus de trois fois ses fonds propres. Présidé depuis 1993 par Charles de Croisset, le CCF a réalisé plusieurs opérations de croissance externe et interne, dont l’acquisition de la banque publique française Société marseillaise de Crédit en 1998 et de la banque d’affaires britannique Charterhouse en 1999. Il a réussi à s’immiscer dans le groupe d’actionnaires partenaires du Crédit lyonnais lors de sa privatisation en juillet, en en achetant 1 % du capital. Sa candidature a en revanche été rejetée lors de la vente du CIC par l’État en 1998. Voici quelques opérations réalisées par le CCF depuis 1993 : Banque de réseaux et distribution : – Banque Hervet: entrée à hauteur de 34 % dans le capital de la banque publique en mars 1993, le CCF dépose en fin d’année une offre d’achat dans le cadre de la loi de privatisation. Mais le gouvernement renonce à cette privatisation et le CCF revend sa participation à l’État. – Banque de Savoie : la même année, le CCF porte sa participation dans cette banque de 24 % à plus de 95 %. – Le CCF achète la Banque Dupuy de Parseval en 1995. – Société marseillaise de crédit: banque publique très mal en point, la SMC est nettoyée par l’État et cédée au CCF en octobre 1998. – En juillet, le CCF prend 1 % du capital du Crédit lyonnais privatisé. – En septembre, le CCF crée Webroker, une filiale de Bourse sur Internet. Banque d’affaires (métier de grande clientèle) : – En 1993, le CCF crée avec la banque allemande BHF Bank et la britannique Charterhouse un réseau de banque d’investissement en Europe. Début 1999, il en acquiert 100 %. Cela devient CCF Charterhouse, filiale de banque d’affaires, implantée à Paris et à Londres. Banque privée et gestion : – Acquisition de 52 % de la Banque Eurofin en 1996 (participation portée, depuis, à plus de 60 %). – En 1997, le CCF prend 74,9 % du gros gérant de fortune privée belge Dewaay. – Mars 1999 : CCF Sam, société de gestion spécialisée dans les start-ups et les opérations de croissance interne, devenue Sinopia, est introduite en Bourse.
Le Crédit commercial de France (CCF) s’est fortement développé depuis sa privatisation en 1987, multipliant ses fonds propres par cinq à 20 milliards de FF (3 mds d’euros), mais il reste une petite banque, loin derrière, BNP-Paribas, le Crédit agricole, la Société générale, le Crédit mutuel et le Lyonnais. Son cours de Bourse a été multiplié par plus de huit à près de 125 euros. La proposition d’offre publique d’achat du néerlandais ING, faite vendredi et retirée lundi, valorisait le groupe à 10 milliards d’euros, soit plus de trois fois ses fonds propres. Présidé depuis 1993 par Charles de Croisset, le CCF a réalisé plusieurs opérations de croissance externe et interne, dont l’acquisition de la banque publique française Société marseillaise de Crédit en 1998 et de la banque d’affaires...