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Actualités - Chronologie

Gynécologie La greffe de l'ovaire, une grande première médicale

Au cours d’une opération à New York, le chirurgien américain Kutluk Oktay a réussi à greffer un ovaire sur une jeune femme pour lui rendre sa fertilité. Cette première médicale pourrait révolutionner la vie de nombreuses femmes et assurer la fertilité de patientes atteintes de cancer et soumises à des traitements de chimiothérapie. Elle pourrait constituer une alternative à la thérapie de remplacement d’hormones. «En principe, on peut retarder la ménopause grâce à cette procédure», a déclaré le chirurgien, ajoutant toutefois qu’il était encore trop tôt pour dire pendant combien de temps. «Nous ne le savons pas encore parce que nous venons de procéder à la première opération et je travaille en ce moment à la deuxième», a-t-il expliqué. Oktay a utilisé une méthode de conservation des tissus ovariens mise au point par le professeur Roger Gosden, de l’université de Leeds, en Angleterre, pour greffer des tissus ovariens conservés par congélation sur une danseuse de 30 ans, Margaret Lloyd-Hart. Les tissus ovariens de cette personne ont été remplacés lors de la greffe. Ils avaient préalablement été extraits et conservés par congélation, avant que ne soient extraits ses ovaires à la suite d’une maladie bénigne. Les médecins espèrent que l’ovaire de Lloyd-Hart, qui a été stimulé avec des hormones, retrouvera bientôt un cycle menstruel normal. Le Pr Gosden a indiqué que ce procédé démontrait que les greffes ovariennes pourraient être utilisées pour restaurer la fertilité de certaines femmes et a estimé que l’ovaire de sa patiente «continuerait à fonctionner bien après sa ménopause». Ce nouveau procédé permet d’envisager la constitution de banques d’ovaires et de tissus ovariens, et des experts prédisent que cette avancée médicale serait suivie de beaucoup d’autres. «Je crois que nous verrons des progrès très rapides. C’est toujours le premier cas qui ouvre les portes et ce qu’on pensait impossible devient soudainement à notre portée», a déclaré le professeur Robert Edwards. Avec le Dr Patrick Steptoe, le Dr Edwards a développé la méthode révolutionnaire de fécondation in-vitro qui a permis la naissance du premier bébé-éprouvette, il y a 20 ans. «L’impact majeur en terme de fertilité est pour les patientes après la ménopause et les femmes affectées d’une ménopause prématurée. Au lieu d’utiliser la fécondation in-vitro et de transférer des embryons, on pourrait effectuer de petites greffes d’ovaire dans l’ovaire même de la patiente». Le Dr Ian Craft, du centre de la fertilité de Londres, a estimé pour sa part que les bénéfices de ce procédé pourraient se révéler particulièrement importants pour les malades du cancer. Il leur permettrait de conserver les tissus ovariens susceptibles d’être endommagés par la chimiothérapie et de les utiliser plus tard pour permettre une fécondation. Mais il s’est montré plus prudent sur l’impact du procédé pour retarder la ménopause. «Je crois que ce n’est pas le but original de Gosden, pas du tout. Je crois qu’il était plus intéressé par le moyen de préserver la fertilité des femmes qui doivent subir une chimiothérapie et une radiothérapie, a-t-il déclaré, plutôt que prolonger la jeunesse des autres». Il a reconnu toutefois que ce procédé à plus long terme pourrait aider à repousser la ménopause.
Au cours d’une opération à New York, le chirurgien américain Kutluk Oktay a réussi à greffer un ovaire sur une jeune femme pour lui rendre sa fertilité. Cette première médicale pourrait révolutionner la vie de nombreuses femmes et assurer la fertilité de patientes atteintes de cancer et soumises à des traitements de chimiothérapie. Elle pourrait constituer une alternative à la thérapie de remplacement d’hormones. «En principe, on peut retarder la ménopause grâce à cette procédure», a déclaré le chirurgien, ajoutant toutefois qu’il était encore trop tôt pour dire pendant combien de temps. «Nous ne le savons pas encore parce que nous venons de procéder à la première opération et je travaille en ce moment à la deuxième», a-t-il expliqué. Oktay a utilisé une méthode de conservation des tissus ovariens...