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Actualités - Interviews

Frédéric Husseini, directeur général des antiquités Il faut viser haut

M. Frédéric Husseini est désormais le directeur de la DGA (Direction générale des antiquités). Cet architecte de 42 ans est optimiste malgré la situation déplorable qui règne dans le département dont il a désormais la charge. «Il est vrai que la DGA est dans un état déplorable, mais il faut garder le moral et continuer de viser haut», souligne le nouveau directeur, très à l’aise dans son premier entretien avec un représentant de la presse depuis sa nomination. M. Husseini ne se fait pas d’illusions. Il sait que la tâche sera lourde. Pour le nouveau directeur général, qui a étudié en France, ce poste est celui d’un «gestionnaire». «Il n’est pas nécessaire d’être archéologue pour occuper ce poste, souligne M. Husseini. Les fonctionnaires de la DGA sont des spécialistes très compétents et une bonne coopération peut être très prometteuse», poursuit-il, sourire aux lèvres. Comme il était directeur d’une entreprise industrielle familiale spécialisée dans les tuyaux, il sait comment traiter les dossiers. Ayant été pris de court par sa nomination, M. Husseini n’a pas encore élaboré un plan de travail. Il semble bien que, pour lui, comme pour ses prédécesseurs, l’inventaire des objets archéologiques soit à la base de tout travail sérieux qui pourrait être entrepris. En ce qui concerne les organisations privées pour la sauvegarde du patrimoine, le nouveau directeur précise qu’«elles sont très importantes pour le pays. Rien ne peut être entrepris sans elles, mais leur travail doit être encadré et s’inscrire dans le cadre d’un plan de gestion élaboré par la direction», poursuit-il. «Je ne possède pas de baguette magique», dit-il, en reprenant les paroles du président de la République, mais il y a beaucoup de travail à faire. Il s’agit, en premier lieu, d’intéresser les Libanais à leur patrimoine national et aux sites archéologiques situés en dehors de Beyrouth. Notre capitale a été, pendant trop longtemps, l’unique centre d’intérêt au niveau de l’archéologie. «Les villages, par exemple, sont des trésors qu’il faut découvrir et c’est tout un patrimoine qui se trouve en péril, déclare M. Husseini. Mais pour que ce travail réussisse, il est nécessaire de préparer études et stratégies au préalable», précise t-il. «Le Liban n’a pas de matières premières, rappelle le nouveau directeur général de la DGA, le tourisme culturel est alors un secteur important pour le développement économique du pays. D’où la nécessité de préserver les sites archéologiques et les vieilles demeures, ajoute-t-il, assurant que les autorités sont conscientes de l’importance de ce secteur».
M. Frédéric Husseini est désormais le directeur de la DGA (Direction générale des antiquités). Cet architecte de 42 ans est optimiste malgré la situation déplorable qui règne dans le département dont il a désormais la charge. «Il est vrai que la DGA est dans un état déplorable, mais il faut garder le moral et continuer de viser haut», souligne le nouveau directeur, très à l’aise dans son premier entretien avec un représentant de la presse depuis sa nomination. M. Husseini ne se fait pas d’illusions. Il sait que la tâche sera lourde. Pour le nouveau directeur général, qui a étudié en France, ce poste est celui d’un «gestionnaire». «Il n’est pas nécessaire d’être archéologue pour occuper ce poste, souligne M. Husseini. Les fonctionnaires de la DGA sont des spécialistes très compétents et une bonne...