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Actualités - Communiques Et Declarations

Berry : la Syrie ne signera pas avant le Liban

Le président de la Chambre Nabih Berry a souligné hier que le «timing» de la reprise des pourparlers de paix israélo-syriens a constitué une véritable «surprise». M. Berry – qui a rencontré l’ambassadeur américain David Satterfield–, a précisé à ce propos que le président Émile Lahoud et lui-même s’attendaient à une relance des négociations de paix en février prochain. Dans une discussion à bâtons rompus avec les journalistes à sa résidence de Aïn el-Tiné, M. Berry a qualifié de «bonne» l’atmosphère qui prévaut dans la région, soulignant que la reprise des pourparlers entre Damas et Tel-Aviv s’est faite «d’une manière accélérée et non précipitée». Le chef du Législatif – qui a eu un entretien téléphonique avec le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk el-Chareh –, a notamment déclaré que la relance des efforts de paix constitue «une démarche sérieuse». Après avoir souligné qu’il avait craint à un certain moment que la reprise des pourparlers soit gelée jusqu’à l’élection présidentielle américaine, M. Berry a indiqué que les discussions entre le Prermier ministre israélien Ehud Barak et M. el-Chareh auront lieu à la fin de la semaine prochaine à Washington, en présence du président Bill Clinton qui sera présent les deux premiers jours des négociations. Le Liban participera à la deuxième phase des pourparlers qui auront lieu dans la région, a précisé M. Berry qui a déclaré sur ce plan : «Il est totalement exclu que les Syriens signent (un accord de paix) avant les Libanais. Sinon, que signifierait la concomitance des deux volets» (libanais et syrien des négociations avec Israël). Commentant son entretien d’hier avec M. Satterfield, M. Berry a souligné que l’ambassadeur américain a fait montre de compréhension concernant les appréhensions manifestées par le Liban au sujet de l’implantation et du problème de l’eau «qu’Israël vole des deux fleuves du Wazzani et du Hasbani». Le président de la Chambre a mis l’accent dans ce cadre sur «l’importance du problème de l’eau» dans les circonstances présentes. Signalons, par ailleurs, que des sources proches du président de la Chambre ont indiqué hier que les pourparlers israélo-syriens dureront «des mois et non pas des années». «Les messages américains transmis au Liban sont extrêmement positifs», ont souligné les sources de M. Berry qui ont ajouté que la reprise des pourparlers entre le Liban et Israël aura «d’importantes retombées sur le mouvement des investissements au Liban». De même source, on indique également qu’avant la relance des négociations entre Damas et Tel-Aviv, le projet de retrait «constituait une menace (israélienne) visant à déstabiliser la situation, alors que maintenant le retrait se fera dans le cadre d’une entente ou d’un accord entre le Liban et la Syrie, d’une part, et Israël, d’autre part».
Le président de la Chambre Nabih Berry a souligné hier que le «timing» de la reprise des pourparlers de paix israélo-syriens a constitué une véritable «surprise». M. Berry – qui a rencontré l’ambassadeur américain David Satterfield–, a précisé à ce propos que le président Émile Lahoud et lui-même s’attendaient à une relance des négociations de paix en février prochain. Dans une discussion à bâtons rompus avec les journalistes à sa résidence de Aïn el-Tiné, M. Berry a qualifié de «bonne» l’atmosphère qui prévaut dans la région, soulignant que la reprise des pourparlers entre Damas et Tel-Aviv s’est faite «d’une manière accélérée et non précipitée». Le chef du Législatif – qui a eu un entretien téléphonique avec le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk el-Chareh –, a...