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Actualités - Chronologie

Tchétchénie Eltsine s'énerve et brandit la menace nucléaire

Réagissant violemment au déluge de critiques occidentales et notamment américaines à l’égard de l’opération militaire russe en Tchétchénie, le président Boris Eltsine, en visite à Pékin, a haussé le ton, brandissant la menace de l’arme nucléaire. «Clinton s’est permis de faire pression sur la Russie. Manifestement, il a oublié pendant quelques secondes que la Russie dispose d’un arsenal complet d’armes nucléaires», a lancé M. Eltsine à l’intention de son homologue américain. «Il ne s’est jamais produit, et ne se produira jamais, qu’il dicte au monde entier comment il faut vivre, travailler, se reposer. Non, et encore une fois non !», a martelé, apparemment furieux, le président russe. Bill Clinton a répondu qu’il ne fallait pas prendre «trop au sérieux» ces propos. Sur le terrain, des colonnes de blindés arrivaient en renfort hier autour de Grozny, la capitale tchétchène assiégée et bombardée, à deux jours de l’expiration d’un ultimatum lancé aux habitants. En attendant, les troupes russes ont pris hier le contrôle de Chali, dernière ville d’importance sur la route, qui mène à la capitale. Pour leur part, les combattants tchétchènes sont décidés à défendre Grozny et ne quitteront pas la ville malgré l’ultimatum russe, a affirmé hier à Istanbul le porte-parole du président tchétchène Aslan Maskhadov.
Réagissant violemment au déluge de critiques occidentales et notamment américaines à l’égard de l’opération militaire russe en Tchétchénie, le président Boris Eltsine, en visite à Pékin, a haussé le ton, brandissant la menace de l’arme nucléaire. «Clinton s’est permis de faire pression sur la Russie. Manifestement, il a oublié pendant quelques secondes que la Russie dispose d’un arsenal complet d’armes nucléaires», a lancé M. Eltsine à l’intention de son homologue américain. «Il ne s’est jamais produit, et ne se produira jamais, qu’il dicte au monde entier comment il faut vivre, travailler, se reposer. Non, et encore une fois non !», a martelé, apparemment furieux, le président russe. Bill Clinton a répondu qu’il ne fallait pas prendre «trop au sérieux» ces propos. Sur le terrain, des...