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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : le dollar à nouveau recherché

Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, dans un marché sur lequel la demande l’a emporté sur l’offre dès le début de la journée, le faisant négocier à des cours nettement supérieurs au taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL). Il a été finalement échangé sur le marché interbancaire entre 1 509,00 et 1 510,00 LL contre 1 503,00/1 504,00 LL, vendredi dernier, après un départ entre 1 504,00 et 1 506,00 LL pendant que la BDL le faisait clôturer au taux moyen de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, après qu’elle eut maintenu ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché modérément étoffé avec un volume d’affaires dépassant dix millions de dollars, entièrement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL L’euro refait surface après son plongeon À l’étranger, l’euro s’est nettement ressaisi hier sur les marchés des changes internationaux, prenant ainsi ses distances vis-à-vis du dollar, qu’il a égalé pour la première fois de son existence la semaine dernière, les cambistes préférant rester prudents à la veille de la publication de données économiques allemandes importantes. La monnaie unique européenne avait pourtant commencé la journée par un nouveau plongeon sous la parité à 0,9996 dollar, mais elle est ensuite rapidement repartie à la hausse, de bons chiffres industriels en Allemagne ayant servi de prétexte aux investisseurs pour se mettre à racheter des euros. L’Allemagne a affiché une hausse, plus importante que prévu, de 3,2 % des entrées de commandes dans l’industrie en octobre contre une baisse de 4,2 % en septembre. Les données allemandes sur la croissance au troisième trimestre et l’emploi en novembre, attendus aujourd’hui, devraient également être positives, selon certaines sources. Cela d’autant qu’on apprenait hier que le taux de chômage de la zone euro, corrigé des variations saisonnières, était en baisse en octobre à 9,9 % contre 10,00 % en septembre 1999 et 10,6 % en octobre 1998. Dans cette perspective, et de peur de se faire surprendre par une brusque remontée de la devise européenne, survendue ces derniers jours, de nombreux cambistes ont préféré se protéger en rachetant l’euro tant qu’il est bas. Toutefois, selon certains cambistes, il était encore trop tôt pour dire que l’euro ne retombera pas sous la parité. La monnaie unique européenne avait fléchi jeudi dernier sous un dollar, pour la première fois depuis son lancement le 1er janvier dernier, avant de s’enfoncer jusqu’à 0,9990 dollar vendredi matin, son record historique de faiblesse. La reprise de la monnaie unique européenne a bénéficié à la livre sterling et au franc suisse, qui l’avaient suivie à la baisse la semaine dernière. La livre sterling a bénéficié par ailleurs de quelques spéculations sur une possible hausse des taux d’intérêt britanniques après-demain à l’issue du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, même si la plupart des analystes s’attentent à un maintien du loyer de l’argent à 5,50 % au Royaume-Uni. La poussée de l’euro a joué surtout contre le yen qui s’est replié nettement face aux principales devises. La monnaie japonaise s’est ressentie surtout par l’annonce d’une baisse du produit intérieur brut (PIB) nippon au troisième trimestre de 0,1 % au lieu d’une hausse attendue de 1 %. Cela étant, le dollar s’est finalement négocié à la baisse face aux autres grandes monnaies européennes et à la hausse face au yen comme suit : – 1,0220 pour un euro contre 1,0017, vendredi dernier à New York – 1,6185 pour un sterling contre 1 6010. – 1,9140 DM contre 1,9525 – 6,4190 FF contre 6,5485 – 1,5650 FS contre 1,5920 – 1 894,75 lires contre 1 933,00 – 103,12 yens contre 102,55. Bourse de Beyrouth : marché stable et déprimé À la Bourse de Beyrouth, les quelques valeurs ayant fait l’objet de transactions, hier, ont reproduit leurs derniers cours de la semaine passée, dans un marché dépourvu d’initiatives à l’achat et à la vente. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 74,28 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 177,00 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle s’est limitée à la négociation de 8 402 actions seulement d’une valeur globale de 48 319 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a éprouvé beaucoup de difficultés en ce début de semaine à s’engager dans une direction précise au lendemain de sa forte reprise de vendredi dernier et malgré la poursuite de la hausse de la Bourse électronique Nasdaq qui a inscrit hier un nouveau record. De fait, une grande volatilité semblait s’installer sur l’ensemble de la cote américaine dont la tendance a été partagée entre des prises de bénéfices sur certaines valeurs et des achats sélectifs sur d’autres. C’est ainsi que les valeurs de télécommunication, comme AT & T, et de la haute technologie, comme IBM, ont été bien entourées, compensant la baisse des valeurs financières et bancaires, comme JP Morgan, Bankamerica, Morgan Stanley Dean Witter et Chase Manhattan. Dans ce contexte, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus bas à 11 209,38 points et un plus haut à 11 297,80 points, avant d’afficher en préclôture 11 251,11 points , en baisse de 35,07 points sur vendredi dernier. Étroite irrégularité des Bourses européennes Après les gains substantiels de la fin de la semaine passée, les marché boursiers européens ont levé le pied lundi tandis que Wall Street rerenait également son souffle, et elles ont terminé sur une note irrégulière, l’étroitesse des échanges accentuant les écarts. L’euro s’est quant à lui raffermi, les statistiques de la production industrielle allemande et au chômage dans la zone euro semblant montrer que le pessimisme ressenti dernièrement face à l’économie européenne était peut-être exagéré. Les emprunts d’État de la zone euro ont gagné du terrain, de même que les prix du pétrole, l’Irak ayant rejeté la prolongation pour une semaine seulement de l’accord pétrole contre nourriture. La hausse, bien supérieure aux prévisions, de 3,2 % des commandes à l’industrie allemande en octobre, après un recul de 4,2 % en septembre, «appuie notre analyse selon laquelle la reprise restera vigoureuse jusqu’à la fin de l’année annonçant un bon début d’année en l’an 2000», a souligné l’économiste Uwe Angenendt, de la BHF-Bank. Toutefois, en clôture, certaines des places européennes parviennent à afficher des gains appréciables : Madrid (1,28 %), Paris (0,77 %), Milan (0,70 %) et Francfort (0,38 %). En revanche, Londres a perdu encore 0,71 % Bruxelles 0,86 % et Zurich 1,40 %. Tandis que l’indice paneuropéen Eurotop 300 cédait 0,63 %, à 1 474,07, l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro se repliait quant à lui de 0,21 %, à 4 458,76. Les pharmaceutiques, qui ont une pondération globale de 12 % dans l’indice britannique FTSE, ont toutes nettement reculé dans le sillage de SmithKline Beecham. Cette valeur a chuté de 6,85 % sous le coup d’une rumeur voulant qu’une firme américaine d’investissement s’apprête à revoir à la baisse sa recommandation sur ce groupe pharmaceutique. Dans le même secteur, AstraZeneca a perdu 7,33 % et Glaxo Wellcome 2,67 %. Dans les technologies de l’information, Cap Gemini, à Paris, a atteint un record avant de ramener ses gains en clôture à 12,09 %, des analystes estimant qu’une alliance avec l’américain Ernst & Young dans le domaine du conseil et des services en informatique serait bénéfique au groupe français. Le compartiment des télécoms a encore largement bénéficié de la faveur des investisseurs, avec notamment le fabricant de téléphones portables Nokia qui s’est envolé de 11,25 % à Stockholm, tandis qu’Ericsson montait de 5,63 % et que l’espagnol Telefonica gagnait 3,12 % et l’allemand Siemens 4,94 %. Morgan Stanley Dean Witter, Lehman Brothers et Credit Suisse First Boston ont relevé leur objectif de cours sur Nokia après les déclarations très encourageantes de la société devant des analystes vendredi, ce qui avait déjà permis au titre de battre son record. À Londres, Vodafone AirTouch a haussé de 4,01 %, les investisseurs semblant avoir de plus en plus d’espoirs de voir aboutir l’OPA de cette société sur l’allemand Mannesmann. France Télécom, qui avait eu un accès de faiblesse en début de séance en raison de l’abaissement de la note attribuée à sa dette par l’agence Moody’s et de sa sortie du portefeuille global de valeurs recommandées de Lehman Brothers, a finalement terminé en hausse de 3,82 %, à un nouveau plus haut historique. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,8 % lundi, les investisseurs repartant à la chasse aux valeurs des secteurs de haute technologie en dépit de l’annonce d’une forte chute du PIB, selon les opérateurs. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a progressé de 139,06 points à 18 507,20. L’indice élargi Topix a terminé en hausse de 21,55 points à 1 632,80 points. Le volume d’échange a été modéré, avec 546 millions d’actions changeant de mains contre 585 millions vendredi. Malgré les mauvais chiffres du PIB japonais, «les investisseurs ont été acheteurs hier matin, recherchant notamment des profits sur des valeurs liées à la haute technologie et aux technologies de l’information», a expliqué Kazue Mayuzumi, analyste chez Nikko Securities. Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a baissé de 1 % au cours du trimestre achevé en septembre par rapport au trimestre précédent, soit une chute de 3,8 % en rythme annuel, a annoncé lundi le gouvernement nippon. Ce chiffre est nettement plus mauvais que ce qu’avaient prévu les analystes qui tablaient sur une baisse de 0,1-0,2 %, voire sur une stabilité, du PIB au troisième trimestre.
Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, dans un marché sur lequel la demande l’a emporté sur l’offre dès le début de la journée, le faisant négocier à des cours nettement supérieurs au taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL). Il a été finalement échangé sur le marché interbancaire entre 1 509,00 et 1 510,00 LL contre 1 503,00/1 504,00 LL, vendredi dernier, après un départ entre 1 504,00 et 1 506,00 LL pendant que la BDL le faisait clôturer au taux moyen de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, après qu’elle eut maintenu ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché modérément étoffé avec un volume d’affaires dépassant dix millions de dollars, entièrement négociés à l’achat...