Le président d’Egypt Air a affirmé que sa compagnie n’avait pas d’objection à un transfert au FBI, la sûreté fédérale américaine, de l’enquête sur le Boeing 767, qui s’est abîmé dans l’Atlantique. «Egypt Air n’a pas d’objection à un transfert de l’enquête au FBI. Une telle décision est du ressort des autorités chargées de l’enquête», a déclaré à la presse M. Mohammed Fahim Rayane. L’enquête sur la catastrophe, qui a fait 217 tués le 31 octobre, est entre les mains d’enquêteurs américains du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB). M. Rayane a fait cette déclaration à son retour au Caire après avoir participé aux États-Unis à une réunion de la Commission exécutive des compagnies internationales de transport aérien, qui dépend de l’Association internationale du trafic aérien (IATA). Il a par ailleurs affirmé que le versement à Egypt Air de 53 millions de dollars par la compagnie Misr Insurance pour la perte du Boeing 767 «prouve que notre compagnie n’est pas responsable de la catastrophe». Les causes de la catastrophe du Boeing d’Egypt Air n’ont pas été déterminées avec exactitude par les enquêteurs américains qui continuent toutefois à privilégier la thèse du suicide du copilote Gamil el-Battouti. Les responsables égyptiens ont affirmé à plusieurs reprises qu’il était prématuré de tirer des conclusions sur les causes de la catastrophe et s’étaient opposés à un transfert rapide de l’enquête au FBI. M. Rayane a affirmé que la catastrophe du Boeing 767 n’avait pas affecté les activités de sa compagnie, ajoutant qu’Egypt Air «a affrété deux avions pour une période de deux mois pour pouvoir répondre à la demande de ses clients, notamment avec le début de la saison du petit pèlerinage à La Mecque», en Arabie séoudite, durant le mois du jeûne musulman de Ramadan qui commence prochainement. Le président d’Egyp Air a estimé, dans un entretien publié jeudi par l’hebdomadaire al-Ahram Weekly, qu’une «avarie grave» à la queue de l’avion pourrait être à l’origine de la catastrophe. «Une avarie grave à la queue de l’avion, causée peut-être par une collision avec un objet solide, pourrait expliquer la chute rapide de l’avion», a-t-il déclaré. Un expert d’Egypt Air avait déjà évoqué cette hypothèse, la semaine dernière. «Il faut concentrer l’enquête sur ce qui s’est produit dans la queue de l’avion car c’est là où réside le mystère de l’accident», avait déclaré le 25 novembre Issam Ahmed, directeur de l’Institut de formation des pilotes d’Egypt Air. Récupérer l’épave D’autre part, un puissant navire spécialisé doit arriver aujourd’hui sur la base navale de Newport (Rhode Island) pour reprendre les opérations de récupération des restes humains et de l’épave, a-t-on appris de source officielle. «Il doit arriver lundi et devrait commencer ces opérations dans le courant de la semaine prochaine», a indiqué un porte-parole du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), Keith Holloway Le Smit Pioneer, immense navire de 158 mètres de long, a été réquisitionné par la marine américaine pour participer à ces opérations car il est capable d’opérer par mauvais temps. Il est équipé d’un héliport, d’une puissance grue de 150 tonnes et d’installations de plongée sous-marine. Les enquêteurs du NTSB et du FBI (sûreté fédérale) vont tenter de récupérer les parties importantes du fuselage, qui gît par 80 mètres de fond, apparemment en petits morceaux. Ils veulent en particulier mettre la main sur le cockpit et d’autres parties de l’avion, dont l’examen pourrait leur permettre de confirmer leurs théories.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président d’Egypt Air a affirmé que sa compagnie n’avait pas d’objection à un transfert au FBI, la sûreté fédérale américaine, de l’enquête sur le Boeing 767, qui s’est abîmé dans l’Atlantique. «Egypt Air n’a pas d’objection à un transfert de l’enquête au FBI. Une telle décision est du ressort des autorités chargées de l’enquête», a déclaré à la presse M. Mohammed Fahim Rayane. L’enquête sur la catastrophe, qui a fait 217 tués le 31 octobre, est entre les mains d’enquêteurs américains du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB). M. Rayane a fait cette déclaration à son retour au Caire après avoir participé aux États-Unis à une réunion de la Commission exécutive des compagnies internationales de transport aérien, qui dépend de l’Association internationale du...