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Actualités - Chronologie

Nouveau Wembley : les anglais voient plus loin que 2006

Le gouvernement britannique vient de demander aux architectes du futur stade londonien de Wembley de revoir leur copie, car il voit plus loin que le Mondial-2006 de football, pour lequel l’Angleterre n’est pas favorite, et anticipe déjà une candidature à de futurs Jeux olympiques. Le ministre britannique de la Culture et des Sports Chris Smith a donné jusqu’au 15 décembre à Sir Norman Foster et ses architectes pour l’assurer que le nouveau Wembley accueillera facilement des épreuves d’athlétisme, voire même les Jeux olympiques. Il a mis dans la balance l’argent public déjà prévu pour la reconstruction du stade mythique. Le nouveau Wembley doit être construit d’ici à 2003 pour un coût de 475 millions de livres (744 millions d’euros). Sur cette somme, 120 millions de livres seront apportés par la loterie nationale. «Ma conclusion est que ce stade, conçu ainsi (…), ne peut vraiment pas représenter la clé d’une candidature (de l’Angleterre) à l’organisation de Jeux olympiques à Londres», a regretté M. Smith mercredi devant la Chambre des communes. Le rapport du gouvernement est «parsemé d’approximations factuelles, d’incompréhensions, de mauvaises interprétations des exigences olympiques», a réagi hier la Wembley National Stadium Ltd, en charge du projet. «En accord avec la fédération d’athlétisme (UK Athletics), nous souhaitions construire un stade comparable au Stade de France. Notre dessin permettra un usage pour l’athlétisme équivalent ou meilleur que le Stade de France». Le sujet le plus épineux, c’est que, de 90 000 spectateurs comme stade de football, la capacité descendrait à 65 000 seulement en configuration athlétisme, moyennant deux ans de travaux, selon le rapport du gouvernement. Wembley temple du football Des athlètes britanniques ont réagi hier sur ce point précis. «L’athlétisme n’est pas un sport temporaire, alors pourquoi aurions-nous une piste temporaire ?», a réagi Paula Radcliffe, vice-championne du monde du 10 000 m. «Si nous voulons accueillir les Jeux olympiques, il nous faudra un vrai stade d’athlétisme. Souvenez-vous que c’est le principal sport olympique». «Je peux comprendre les arguments pour que Wembley reste un stade de football car il a toujours été le temple du football anglais, mais le problème, c’est que nous n’avons pas de stade de classe mondiale dans ce pays», a estimé Jonathan Edwards, détenteur du record du monde du triple saut. C’est le fond du problème : la reconstruction de Wembley est au centre de la candidature anglaise à l’organisation de la Coupe du monde de football 2006. Le choix du pays hôte doit être annoncé par la Fédération internationale de football (Fifa) au mois de juillet 2000, au moment même où commencera la destruction du Wembley actuel et de ses fameuses tours jumelles blanches. Or, l’Angleterre est loin d’être favorite pour ce Mondial-2006, notamment parce que le président de la Fifa, Sepp Blatter, et d’autres personnalités du football mondial souhaitent qu’il ait lieu sur le continent africain. D’où l’intérêt pour le gouvernement britannique à anticiper un échec éventuel et préparer dès aujourd’hui un rebond éventuel vers une candidature olympique.
Le gouvernement britannique vient de demander aux architectes du futur stade londonien de Wembley de revoir leur copie, car il voit plus loin que le Mondial-2006 de football, pour lequel l’Angleterre n’est pas favorite, et anticipe déjà une candidature à de futurs Jeux olympiques. Le ministre britannique de la Culture et des Sports Chris Smith a donné jusqu’au 15 décembre à Sir Norman Foster et ses architectes pour l’assurer que le nouveau Wembley accueillera facilement des épreuves d’athlétisme, voire même les Jeux olympiques. Il a mis dans la balance l’argent public déjà prévu pour la reconstruction du stade mythique. Le nouveau Wembley doit être construit d’ici à 2003 pour un coût de 475 millions de livres (744 millions d’euros). Sur cette somme, 120 millions de livres seront apportés par la loterie...